Trump envisage de saisir l'île de Kharq en Iran, mais aucun pays ne rejoint l'alliance du détroit d'Ormuz et Wall Street crie que le pétrole atteindra 150 dollars

動區BlockTempo

Le gouvernement de Trump évalue la faisabilité de prendre d’assaut l’île de Khark dans le sud de l’Iran avec des forces terrestres, mais la marine elle-même a qualifié le détroit d’Hormuz de « zone de massacre », et l’alliance d’Hormuz en cours de formation n’a jusqu’à présent reçu aucun engagement public de la part d’un pays pour déployer des navires.
(Précédent : Trump « ne pas saisir le pétrole iranien pour l’instant » : un nouveau blocus du détroit d’Hormuz multiplierait par 20 l’impact, l’UE publie ses réserves de pétrole en réponse)
(Contexte supplémentaire : l’Iran a bloqué le détroit d’Hormuz en « tirant sur plus de dix pétroliers » ! Trump menace : tolérer temporairement la hausse des prix du pétrole, avec la coopération de l’Allemagne et d’Israël pour frapper)

Table des matières

Toggle

  • Option île de Khark : chirurgie précise ou entrée dans un marasme
  • Alerte à 150 $ le baril et la flexibilité d’approvisionnement ignorée
  • Logique d’alliance : la sympathie peut-elle faire venir des navires de guerre ?

L’idée d’une alliance multinationale pour sécuriser le détroit d’Hormuz est séduisante — une coalition de plusieurs pays pour escorter et rouvrir le passage bloqué par l’Iran. Le problème, c’est que Trump a lancé des appels à la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni, mais à ce jour, aucun pays n’a officiellement promis d’envoyer des navires. Par ailleurs, la marine américaine a refusé de couvrir les demandes des compagnies maritimes, expliquant simplement : le détroit est actuellement une « zone de massacre » (kill box), avec des menaces combinées de missiles, drones, mines et bateaux rapides.

En d’autres termes, pendant que Trump tente de constituer une coalition, la marine américaine juge qu’assurer la sécurité serait une mission suicidaire. Ce paradoxe doit être pris au sérieux, plus que la tendance des prix du pétrole.

Option île de Khark : chirurgie précise ou entrée dans un marasme

Selon Axios, Trump envisage d’envoyer des forces terrestres pour prendre l’île de Khark, mais la décision dépend principalement de la poursuite ou non du blocage des pétroliers dans le Golfe Persique. Ce point est crucial — cela signifie que la décision n’est pas encore arrêtée, et reste soumise à des variables extérieures.

La valeur stratégique de Khark est claire : elle représente environ 90 % des exportations pétrolières iraniennes, et sa prise équivaudrait à couper la principale source de revenus en devises de Téhéran. Selon l’évaluation du Pentagone, le conflit pourrait durer jusqu’à six semaines.

Mais ce chiffre de « six semaines » doit être décortiqué. S’agit-il d’un scénario optimiste, ou d’une estimation de référence ? Historiquement, les opérations militaires au Moyen-Orient, estimées en « semaines », se sont souvent terminées en « années ». La planification initiale de la guerre en Irak en 2003 visait une victoire rapide. Le secrétaire à la Défense, Hegseth, a déjà dépêché le porte-avions amphibie « L’Atlantique » et plus de 2 000 marines pour la région — ce sont des options de préparation, pas une déclaration de guerre, mais ces préparatifs redéfinissent déjà les calculs des acteurs locaux.

Alerte à 150 $ le baril et la flexibilité d’approvisionnement ignorée

Les prévisions actuelles de Wall Street indiquent qu’en cas de conflit prolongé, le prix du pétrole pourrait atteindre 150 dollars le baril. Ce chiffre suscite beaucoup de discussions dans les médias, mais plusieurs variables sont systématiquement sous-estimées.

Premièrement, la pression sur la demande. Les indices PMI manufacturiers dans plusieurs grandes économies approchent ou tombent en dessous de 50, seuil de contraction. La combinaison d’un prix élevé du pétrole et d’une demande en baisse limite naturellement la hausse des prix.

Deuxièmement, la capacité réelle des routes alternatives. Les pipelines est-ouest de l’Arabie saoudite (Petroline) et le pipeline Habshan-Fujairah des Émirats ont une capacité combinée d’environ 5 millions de barils par jour, alors que la flux total de pétrole passant par Hormuz dépasse 20 millions de barils par jour. Des alternatives existent, mais leur capacité est largement insuffisante pour compenser le déficit, du moins à court terme.

Troisièmement, une partie du prix est déjà intégrée dans le marché. Depuis que le blocage iranien s’est intensifié, le prix du Brent a augmenté de façon notable, et certains risques extrêmes ont été déjà pris en compte dans le prix actuel. 150 $ représente un scénario extrême, pas la norme.

Logique d’alliance : la sympathie peut-elle faire venir des navires de guerre ?

Le langage diplomatique de Trump est assez particulier. Il laisse entendre que ses alliés européens doivent rendre des comptes à l’Amérique pour leur soutien en Ukraine, et qu’ils devraient faire de même sur la question iranienne, en disant « nous avons toujours été très amicaux ». Cette logique de dette affective peut fonctionner dans des négociations bilatérales, mais dans le cadre d’actions militaires multilatérales impliquant le déploiement de troupes, chaque gouvernement doit considérer le coût politique intérieur, pas seulement la morale.

La France a participé à des opérations contre l’État islamique en 2014, dans un cadre multilatéral clairement défini et avec l’aval de l’ONU. Le Japon limite strictement l’utilisation de ses forces d’autodéfense à l’étranger. La Corée du Sud est déjà très prudente sur la question nord-coréenne. La Chine, qui est le principal acheteur du pétrole iranien, est peu susceptible de coordonner militairement avec les États-Unis sur la question d’Hormuz, même si elle partage un intérêt commun pour la fluidité du détroit.

Il ne s’agit pas d’affirmer que l’alliance est impossible, mais que le calendrier annoncé par Trump — « une annonce dans quelques jours » — contraste avec l’absence d’engagement public de la part des pays, ce qui soulève une différence qu’il faut expliquer.

Voir l'original
Avertissement : Les informations contenues dans cette page peuvent provenir de tiers et ne représentent pas les points de vue ou les opinions de Gate. Le contenu de cette page est fourni à titre de référence uniquement et ne constitue pas un conseil financier, d'investissement ou juridique. Gate ne garantit pas l'exactitude ou l'exhaustivité des informations et n'est pas responsable des pertes résultant de l'utilisation de ces informations. Les investissements en actifs virtuels comportent des risques élevés et sont soumis à une forte volatilité des prix. Vous pouvez perdre la totalité du capital investi. Veuillez comprendre pleinement les risques pertinents et prendre des décisions prudentes en fonction de votre propre situation financière et de votre tolérance au risque. Pour plus de détails, veuillez consulter l'avertissement.
Commentaire
0/400
Aucun commentaire