OpenAI prévoit activement une introduction en bourse. Selon CNBC, la société pourrait déposer sa demande dès le quatrième trimestre 2026, avec une cotation officielle en 2027, et une valorisation pouvant atteindre 1 000 milliards de dollars.
Lors de sa dernière levée de fonds, la valorisation d’OpenAI a atteint 740 milliards de dollars, et après l’injection de 110 milliards de dollars, la valorisation totale dépasse désormais 840 milliards, proche du club du trillion.
Les performances financières avant l’IPO sont généralement le critère principal du marché. En février 2026, le chiffre d’affaires annualisé d’OpenAI s’élevait à 25 milliards de dollars, en progression par rapport à 20 milliards fin 2025. La société vise 30 milliards en 2026 et 62 milliards en 2027.
Si cette croissance se confirme, elle soutiendra la valorisation élevée attendue. Cependant, la principale difficulté reste de prouver la durabilité des revenus et la marge bénéficiaire élevée aux investisseurs avant l’IPO.
Depuis le lancement de ChatGPT en 2022, le nombre d’utilisateurs actifs hebdomadaires dépasse 900 millions, un record dans l’histoire de la technologie. Mais une grande base d’utilisateurs gratuits ne garantit pas la rentabilité : la conversion en clients payants est essentielle pour générer des revenus.
Fidji Simo, directrice de la division commerciale d’OpenAI, explique à CNBC que l’entreprise se concentre sur la transformation de ces 9 milliards d’utilisateurs en clients payants à forte capacité de calcul.
Les clients d’entreprise paient des tarifs bien plus élevés que les consommateurs individuels, avec une fidélité et un taux de renouvellement supérieurs, ce qui correspond à la caractéristique clé des revenus récurrents attendus par les investisseurs lors d’une IPO.
La concurrence est également féroce. Google, avec son écosystème Workspace, s’est implanté dans le secteur depuis longtemps, tandis qu’Anthropic évalue aussi sa stratégie d’IPO. OpenAI doit prouver, par ses chiffres et contrats d’entreprises, pourquoi elle mérite d’être choisie.
Pour les marchés financiers, la valorisation des entreprises d’IA diffère de celle des autres sociétés en croissance : les investisseurs sont prêts à payer des multiples élevés, à condition de voir des marges bénéficiaires en amélioration, plutôt que de se concentrer uniquement sur la croissance du chiffre d’affaires.
Les coûts de calcul d’OpenAI restent importants, chaque interaction nécessitant beaucoup de GPU. Pour justifier une valorisation de 1 000 milliards de dollars, la stratégie de Fidji Simo axée sur la productivité doit produire des résultats concrets cette année : augmentation de la proportion payante, intégration plus poussée dans les entreprises, et une meilleure rentabilité par unité.