La sénatrice Cynthia Lummis a confirmé mardi à Washington, D.C., que le Comité bancaire du Sénat avancerait avec la loi CLARITY après la pause de Pâques. Lors du sommet Blockchain de D.C., elle a présenté les plans pour une séance de markup en avril. Les législateurs cherchent à finaliser la réglementation des cryptomonnaies, à résoudre les différends majeurs et à faire adopter le projet de loi avant la fin de l’année.
Cynthia Lummis a indiqué que le comité commencerait le markup dans la seconde moitié d’avril. Elle a noté que les législateurs travaillaient sur le projet depuis la rentrée de septembre. La coordination avec les parties prenantes a pris plusieurs mois, nécessitant des ajustements constants.
Cependant, elle a expliqué que le comité doit d’abord aligner sa version avec celle du panel agricole. Cette étape implique de fusionner les dispositions sur la banque et les matières premières en un seul paquet. Par ailleurs, une question d’éthique liée aux législateurs et aux actifs numériques reste non résolue.
Elle a précisé que le comité n’a pas compétence sur cette question. Par conséquent, un processus séparé doit la traiter avant une pleine harmonisation. Néanmoins, Lummis a salué la direction du Sénat pour avoir permis du temps afin de construire un consensus.
L’attention s’est désormais portée sur les détails politiques qui ralentissaient auparavant l’avancement. Lummis a déclaré que les débats sur le rendement des stablecoins avaient retardé les négociations. Cependant, elle a affirmé : « Nous pensons que c’est bon », indiquant des progrès.
De même, les discussions sur la finance décentralisée ont abouti à une résolution. Les législateurs avaient débattu des risques liés au financement illicite. Selon Lummis, ces préoccupations ont été traitées après de longues discussions.
Cette évolution élimine un obstacle majeur avant le markup. Des préoccupations antérieures de la part de figures du secteur, notamment Jake Chervinsky, soulignaient des tensions autour de DeFi et des intérêts bancaires. Malgré cela, les législateurs rapportent désormais un alignement sur les dispositions clés.
L’élan continue de croître alors que des priorités concurrentes mettent la pression sur le calendrier. Lummis a évoqué des questions comme le financement de la guerre et la loi SAVE comme causes de retard. Cependant, elle a exhorté les législateurs à agir rapidement.
Ses remarques s’alignent avec les appels antérieurs du sénateur Kevin Cramer à l’urgence. Les deux législateurs ont averti que des retards pourraient compromettre les chances d’adoption du projet de loi. De plus, le leader de la majorité au Sénat, John Thune, avait indiqué précédemment qu’avril était une période probable.
Si adopté, le Sénat devra faire concorder sa version avec celle de la Chambre. Les législateurs enverraient alors un projet final au président Donald Trump. Lummis a réaffirmé que l’objectif reste clair : le projet de loi sera adopté avant la fin de l’année.