
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé mercredi lors de la séance de questions au Premier ministre que le gouvernement suspendrait toutes les donations politiques effectuées via des cryptomonnaies, qualifiant cette mesure de protection démocratique face aux risques de financement illégal et d’ingérence étrangère. Starmer a cité les conclusions d’un examen commandé par le gouvernement, affirmant que « le financement illégal constitue une menace grave », et que le gouvernement prendra des mesures décisives. Cette suspension n’est pas une interdiction permanente, mais une mesure transitoire jusqu’à ce que les autorités de régulation puissent garantir une plus grande transparence.
Cette proposition reprend les recommandations principales d’un examen confié par le gouvernement, dirigé par l’ancien haut fonctionnaire Philip Rycroft. Les règles concernent notamment :
· La suspension est une mesure provisoire valable jusqu’à ce que de nouvelles règles de régulation assurent une transparence accrue des dons. Une fois ces règles en vigueur, tous les partis devront rembourser intégralement les dons en cryptomonnaies reçus auparavant. En cas de non-respect après la période de grâce, les personnes concernées seront poursuivies pénalement.
· Le rapport d’examen indique que les transactions en cryptomonnaies peuvent dissimuler l’origine des fonds, compliquant l’application des règles existantes sur les dons politiques et rendant plus difficile l’identification de sources étrangères potentielles — ce qui constitue la raison principale pour laquelle les dons en cryptomonnaies sont soumis à une régulation spécifique.
La question des dons politiques en cryptomonnaies au Royaume-Uni est devenue un enjeu politique majeur récemment, alimentée par une accumulation de préoccupations publiques.
Controverse sur les dons en cryptomonnaies du Parti réformiste : Le Parti réformiste britannique a récemment reçu des dons en cryptomonnaies d’une valeur de plusieurs millions de livres, suscitant une inquiétude généralisée sur les risques d’ingérence étrangère et de failles réglementaires.
Pression conjointe de parlementaires de différents partis : Au début du mois, un groupe de parlementaires de divers partis a conjointement appelé à « interdire immédiatement » les dons politiques en cryptomonnaies, évoquant un « risque inacceptable » pour l’équité électorale.
Réponse de Starmer : L’annonce de mercredi est perçue comme une réponse officielle à cette pression bipartite, en invoquant principalement la « menace financière illégale » et « l’ingérence étrangère », sans cibler un parti spécifique.
Cette suspension des dons politiques s’inscrit dans le cadre d’un processus plus large d’amélioration de la régulation des cryptomonnaies au Royaume-Uni, et ne constitue pas une mesure isolée. Le Royaume-Uni travaille également à renforcer la réglementation concernant l’émission de stablecoins, les plateformes d’échange de cryptomonnaies et la garde d’actifs numériques.
Le domaine du financement politique est intégré dans cette nouvelle vague de régulation, ce qui montre la prudence des autorités britanniques vis-à-vis des cryptomonnaies, contrastant nettement avec l’orientation récente des États-Unis.
Non. Le gouvernement de Starmer la considère comme une mesure provisoire, valable jusqu’à ce que de nouvelles règles de régulation garantissent une transparence accrue. Une fois le cadre réglementaire en place, la suspension pourra être levée.
Selon la proposition, dès l’entrée en vigueur des nouvelles règles, tous les partis devront rembourser intégralement les dons en cryptomonnaies reçus auparavant. En cas de non-remboursement après la période de grâce, les responsables seront poursuivis pénalement.
Le rapport d’examen commandé par le gouvernement indique que les transactions en cryptomonnaies peuvent dissimuler l’origine des fonds, rendant difficile l’application efficace des règles existantes sur les dons, et compliquant l’identification de sources étrangères potentielles. Cette caractéristique augmente le risque d’activités financières illégales et d’ingérence étrangère par rapport aux méthodes de dons traditionnelles.