Le débat entourant la menace de l’informatique quantique pour Bitcoin s’est intensifié, le PDG de Blockstream, Adam Back, remettant en question ce qu’il considère comme des récits alarmistes dans la communauté crypto. Le désaccord met en lumière une division fondamentale sur la façon dont les leaders du secteur évaluent le calendrier et la gravité des menaces potentielles de l’informatique quantique sur les fondations cryptographiques de Bitcoin.
Calendriers concurrents sur les menaces quantiques
La position d’Adam Back repose sur une évaluation plus mesurée : il est peu probable que des ordinateurs quantiques suffisamment puissants pour compromettre les protocoles de sécurité de Bitcoin émergent dans 20-40 ans, et ils pourraient ne jamais atteindre le seuil computationnel nécessaire. Cette perspective contraste fortement avec des projections plus pessimistes circulant dans l’industrie.
D’autres analystes proposent des estimations nettement différentes. Charles Edwards de Capriole Investments met en garde contre une fenêtre beaucoup plus courte, suggérant que des attaques quantiques pourraient théoriquement casser la cryptographie actuelle de Bitcoin en 2-9 ans si aucune mise à jour de protocole n’est effectuée, avec un délai probable de 4-5 ans. Par ailleurs, des chercheurs en informatique quantique de l’Université de Waterloo évoquent un horizon encore plus lointain, prédisant que le chiffrement RSA-2048 pourrait faire face à des attaques quantiques aussi tard que 2052.
Le conflit derrière le récit
Nic Carter de Castle Island Ventures est devenu une voix importante amplifiant les préoccupations liées à l’informatique quantique, arguant que ces risques affectent déjà la valorisation de marché de Bitcoin par la psychologie des investisseurs. Cependant, certains critiques ont souligné un potentiel conflit d’intérêts : Castle Island Ventures détient une participation dans Project 11, une société spécialisée dans l’infrastructure blockchain résistante à l’informatique quantique. Carter a divulgué cet investissement en octobre, le présentant comme une réflexion de sa conviction personnelle quant à l’urgence de la préparation quantique.
Back soutient que les développeurs de Bitcoin ne rejettent pas ces préoccupations, mais mènent plutôt des recherches discrètes et méthodiques, plutôt que par des annonces publiques qui influencent le marché. La distinction entre un travail technique transparent et une advocacy publique est devenue centrale dans le désaccord.
Points de vue divergents sur la vulnérabilité réelle de Bitcoin
James Check, fondateur de Checkonchain, offre une perspective différente sur le paysage des menaces, arguant que la vulnérabilité principale de Bitcoin ne réside pas dans les défis technologiques liés à l’informatique quantique, mais dans les risques au niveau du consensus et des questions de gouvernance. Cette perspective suggère que le récit quantique, bien qu’il ne soit pas sans relevance, pourrait faire passer au second plan des menaces plus immédiates à la résilience du réseau.
La discussion reflète finalement des questions plus profondes sur la manière dont la communauté Bitcoin doit équilibrer les mesures de précaution face à des menaces hypothétiques à long terme tout en traitant les défis plus proches en matière de sécurité et d’adoption du réseau.
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Informatique quantique et sécurité de Bitcoin : Adam Back rejette les préoccupations exagérées concernant le calendrier
Le débat entourant la menace de l’informatique quantique pour Bitcoin s’est intensifié, le PDG de Blockstream, Adam Back, remettant en question ce qu’il considère comme des récits alarmistes dans la communauté crypto. Le désaccord met en lumière une division fondamentale sur la façon dont les leaders du secteur évaluent le calendrier et la gravité des menaces potentielles de l’informatique quantique sur les fondations cryptographiques de Bitcoin.
Calendriers concurrents sur les menaces quantiques
La position d’Adam Back repose sur une évaluation plus mesurée : il est peu probable que des ordinateurs quantiques suffisamment puissants pour compromettre les protocoles de sécurité de Bitcoin émergent dans 20-40 ans, et ils pourraient ne jamais atteindre le seuil computationnel nécessaire. Cette perspective contraste fortement avec des projections plus pessimistes circulant dans l’industrie.
D’autres analystes proposent des estimations nettement différentes. Charles Edwards de Capriole Investments met en garde contre une fenêtre beaucoup plus courte, suggérant que des attaques quantiques pourraient théoriquement casser la cryptographie actuelle de Bitcoin en 2-9 ans si aucune mise à jour de protocole n’est effectuée, avec un délai probable de 4-5 ans. Par ailleurs, des chercheurs en informatique quantique de l’Université de Waterloo évoquent un horizon encore plus lointain, prédisant que le chiffrement RSA-2048 pourrait faire face à des attaques quantiques aussi tard que 2052.
Le conflit derrière le récit
Nic Carter de Castle Island Ventures est devenu une voix importante amplifiant les préoccupations liées à l’informatique quantique, arguant que ces risques affectent déjà la valorisation de marché de Bitcoin par la psychologie des investisseurs. Cependant, certains critiques ont souligné un potentiel conflit d’intérêts : Castle Island Ventures détient une participation dans Project 11, une société spécialisée dans l’infrastructure blockchain résistante à l’informatique quantique. Carter a divulgué cet investissement en octobre, le présentant comme une réflexion de sa conviction personnelle quant à l’urgence de la préparation quantique.
Back soutient que les développeurs de Bitcoin ne rejettent pas ces préoccupations, mais mènent plutôt des recherches discrètes et méthodiques, plutôt que par des annonces publiques qui influencent le marché. La distinction entre un travail technique transparent et une advocacy publique est devenue centrale dans le désaccord.
Points de vue divergents sur la vulnérabilité réelle de Bitcoin
James Check, fondateur de Checkonchain, offre une perspective différente sur le paysage des menaces, arguant que la vulnérabilité principale de Bitcoin ne réside pas dans les défis technologiques liés à l’informatique quantique, mais dans les risques au niveau du consensus et des questions de gouvernance. Cette perspective suggère que le récit quantique, bien qu’il ne soit pas sans relevance, pourrait faire passer au second plan des menaces plus immédiates à la résilience du réseau.
La discussion reflète finalement des questions plus profondes sur la manière dont la communauté Bitcoin doit équilibrer les mesures de précaution face à des menaces hypothétiques à long terme tout en traitant les défis plus proches en matière de sécurité et d’adoption du réseau.