Le dollar américain a subi un coup décisif cette semaine, avec l’indice DXY passant en dessous de 98,00 pour atteindre des niveaux inédits depuis la mi-octobre. La pression vendeuse s’est intensifiée suite à des données d’emploi décevantes qui ont révélé des fissures sur le marché du travail américain, même si les signaux économiques faibles de la zone euro n’ont pas réussi à soutenir le dollar.
Paires de devises majeures sous la loupe
EUR/USD dépasse 1,1750
La paire euro-dollar a rebondi à la hausse alors que le différentiel de rendement entre la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne continue de se réduire. Oui, l’industrie manufacturière allemande reste en contraction à 47,7, mais la réduction des écarts de taux pousse l’argent vers l’euro. Cette dynamique est importante pour les traders détenant des positions : moins de points de base d’avantage pour les actifs libellés en USD signifie moins de raisons de détenir des dollars.
La livre sterling maintient la stabilité à 1,3430
Le câble se consolide tranquillement. Mercredi, l’indice des prix à la consommation du Royaume-Uni sera publié — les marchés anticipent une lecture mensuelle de 0% et annuelle de 3,5% en novembre. Le véritable catalyseur arrivera jeudi lorsque la Banque d’Angleterre annoncera sa prochaine décision de politique monétaire. Si les données sur l’inflation surprennent, la volatilité de la livre pourrait s’envoler.
Le yen rebondit alors que la hausse des taux se profile
USD/JPY a chuté en dessous de 155,00, se stabilisant autour de 154,65. La narration est claire : la Banque du Japon devrait augmenter ses taux à 0,75% vendredi, alors qu’elle lutte contre une inflation persistante et tente de défendre la monnaie. Pour contexte, à 154,65 yens par dollar, 88 000 yens équivalent à environ $570 USD — un point de référence pour les traders gérant des positions en JPY. Chaque mouvement de 1% dans la paire a désormais des implications significatives pour les observateurs de la BoJ.
L’Australie peine malgré la vente de USD
Le dollar australien se situe près de 0,6630, incapable de profiter de la faiblesse générale du dollar. La coupable ? La Chine, le principal partenaire commercial de l’Australie, a déçu les investisseurs cette semaine. Les ventes au détail ont chuté à 1,3% contre 2,9%, et la production industrielle est tombée à 4,8% en rythme annuel, contre des attentes de 5%. Lorsque votre plus grand marché d’exportation trébuche, aucune vente de USD ne peut vraiment aider.
L’or surfe sur la vague de l’inflation
Le lingot a connu une séance fascinante mardi. Il a chuté vers 4 270 $ pendant les heures asiatiques alors que les traders réévaluaient les attentes de taux, puis a bondi lorsque des données sur l’emploi en refroidissement et des préoccupations croissantes concernant l’inflation ont suscité de nouveaux achats. La “tempête parfaite” de tendances faibles en emploi et de prix collants a redonné vie aux bulls de l’or. Bien que le métal reste ancré autour de 4 300 $, la dynamique est indéniablement à la hausse.
La vision d’ensemble
Ce qui relie tout cela, c’est un contexte de dégradation du marché du travail américain en collision avec des préoccupations persistantes sur l’inflation à l’échelle mondiale. La Fed doit jongler avec délicatesse, et les marchés anticipent moins de baisses de taux que prévu auparavant. Par ailleurs, d’autres banques centrales — la BoJ, la BoE, la BCE — tracent leur propre voie, créant une volatilité sur le forex qui récompensera les traders attentifs à l’IPC du Royaume-Uni de mercredi et à la décision de la BoE de jeudi.
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Le dollar s'affaiblit alors que le marché du travail se refroidit : ce que les traders doivent surveiller mercredi
Le dollar américain a subi un coup décisif cette semaine, avec l’indice DXY passant en dessous de 98,00 pour atteindre des niveaux inédits depuis la mi-octobre. La pression vendeuse s’est intensifiée suite à des données d’emploi décevantes qui ont révélé des fissures sur le marché du travail américain, même si les signaux économiques faibles de la zone euro n’ont pas réussi à soutenir le dollar.
Paires de devises majeures sous la loupe
EUR/USD dépasse 1,1750
La paire euro-dollar a rebondi à la hausse alors que le différentiel de rendement entre la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne continue de se réduire. Oui, l’industrie manufacturière allemande reste en contraction à 47,7, mais la réduction des écarts de taux pousse l’argent vers l’euro. Cette dynamique est importante pour les traders détenant des positions : moins de points de base d’avantage pour les actifs libellés en USD signifie moins de raisons de détenir des dollars.
La livre sterling maintient la stabilité à 1,3430
Le câble se consolide tranquillement. Mercredi, l’indice des prix à la consommation du Royaume-Uni sera publié — les marchés anticipent une lecture mensuelle de 0% et annuelle de 3,5% en novembre. Le véritable catalyseur arrivera jeudi lorsque la Banque d’Angleterre annoncera sa prochaine décision de politique monétaire. Si les données sur l’inflation surprennent, la volatilité de la livre pourrait s’envoler.
Le yen rebondit alors que la hausse des taux se profile
USD/JPY a chuté en dessous de 155,00, se stabilisant autour de 154,65. La narration est claire : la Banque du Japon devrait augmenter ses taux à 0,75% vendredi, alors qu’elle lutte contre une inflation persistante et tente de défendre la monnaie. Pour contexte, à 154,65 yens par dollar, 88 000 yens équivalent à environ $570 USD — un point de référence pour les traders gérant des positions en JPY. Chaque mouvement de 1% dans la paire a désormais des implications significatives pour les observateurs de la BoJ.
L’Australie peine malgré la vente de USD
Le dollar australien se situe près de 0,6630, incapable de profiter de la faiblesse générale du dollar. La coupable ? La Chine, le principal partenaire commercial de l’Australie, a déçu les investisseurs cette semaine. Les ventes au détail ont chuté à 1,3% contre 2,9%, et la production industrielle est tombée à 4,8% en rythme annuel, contre des attentes de 5%. Lorsque votre plus grand marché d’exportation trébuche, aucune vente de USD ne peut vraiment aider.
L’or surfe sur la vague de l’inflation
Le lingot a connu une séance fascinante mardi. Il a chuté vers 4 270 $ pendant les heures asiatiques alors que les traders réévaluaient les attentes de taux, puis a bondi lorsque des données sur l’emploi en refroidissement et des préoccupations croissantes concernant l’inflation ont suscité de nouveaux achats. La “tempête parfaite” de tendances faibles en emploi et de prix collants a redonné vie aux bulls de l’or. Bien que le métal reste ancré autour de 4 300 $, la dynamique est indéniablement à la hausse.
La vision d’ensemble
Ce qui relie tout cela, c’est un contexte de dégradation du marché du travail américain en collision avec des préoccupations persistantes sur l’inflation à l’échelle mondiale. La Fed doit jongler avec délicatesse, et les marchés anticipent moins de baisses de taux que prévu auparavant. Par ailleurs, d’autres banques centrales — la BoJ, la BoE, la BCE — tracent leur propre voie, créant une volatilité sur le forex qui récompensera les traders attentifs à l’IPC du Royaume-Uni de mercredi et à la décision de la BoE de jeudi.