Fourchette de prix attendue : Consensus des analystes sur de nouveaux niveaux
Après un parcours haussier sans précédent en 2025, les prévisions pour le prix de l’or en 2026 se dirigent vers de nouveaux sommets historiques. Un large consensus parmi les plus grandes banques d’investissement mondiales indique que la fourchette la plus probable pour la prévision du prix de l’or se situe entre 4800 et 5000 dollars, avec une moyenne annuelle comprise entre 4200 et 4800 dollars.
La HSBC estime que l’or atteindra 5000 dollars l’once au premier semestre 2026, avec une moyenne prévue de 4600 dollars tout au long de l’année. La Bank of America a revu ses prévisions à la hausse, visant une sommet potentiel de 5000 dollars avec une moyenne de 4400 dollars, tout en avertissant du risque de corrections à court terme. Goldman Sachs a ajusté son objectif à 4900 dollars, soulignant la poursuite des flux importants vers les fonds négociés en bourse (ETF). La J.P. Morgan prévoit quant à elle que l’or atteindra environ 5055 dollars d’ici la mi-2026.
Facteurs soutenant la hausse des prévisions du prix de l’or
1. Demande mondiale sans précédent
La demande d’or a connu une nouvelle impulsion en 2025, le Conseil mondial de l’or estimant la demande totale au deuxième trimestre à 1249 tonnes, en hausse de 3 % en un an et une augmentation de 45 % de la valeur, atteignant 132 milliards de dollars. Le premier trimestre a enregistré un niveau historique de 1206 tonnes, le plus élevé pour un premier trimestre depuis 2016.
Les fonds négociés en bourse (ETFs) ont réalisé une performance remarquable en portant les actifs sous gestion à 472 milliards de dollars, avec des avoirs de 3838 tonnes, rapprochant le métal de son sommet historique à 3929 tonnes. Cet intérêt croissant reflète une évolution stratégique chez les investisseurs, qui voient désormais l’or comme un outil de couverture à long terme plutôt qu’un simple instrument de spéculation.
2. Achats continus des banques centrales
Les banques centrales du monde entier ont renforcé leur position en tant qu’acheteurs nets d’or. Elles ont ajouté 244 tonnes au premier trimestre 2025, soit une hausse de 24 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. La proportion de banques centrales détenant des réserves d’or est passée de 37 % en 2024 à 44 % en 2025.
La Chine a mené cette expansion en ajoutant plus de 65 tonnes pour le deuxième mois consécutif, tandis que la Turquie a renforcé ses réserves pour dépasser 600 tonnes. Le Conseil prévoit que ces achats resteront le principal moteur du soutien à la demande mondiale jusqu’à la fin de 2026, notamment avec les marchés émergents cherchant à diversifier leurs réserves en dehors du dollar.
3. Déficit d’offre persistant
Malgré une production minière record de 856 tonnes au premier trimestre 2025, cette croissance lente (1% seulement par an) ne suffit pas à combler l’écart entre la demande croissante et l’offre limitée. La quantité d’or recyclé a diminué de 1 %, les détenteurs préférant conserver leurs positions en anticipation d’une poursuite de la hausse.
Les coûts d’extraction mondiaux ont augmenté pour atteindre 1470 dollars l’once à la mi-2025, un sommet depuis une décennie, limitant l’expansion rapide de la production. Cette pénurie structurelle renforce les prévisions haussières du prix de l’or tant que la demande d’investissement reste soutenue.
4. Politique monétaire accommodante
La Réserve fédérale américaine a entamé en décembre 2024 une cycle de baisse des taux, avec une réduction supplémentaire de 25 points de base en octobre 2025, portant la fourchette à 3,75-4,00 %. Les marchés anticipent une baisse supplémentaire en décembre 2025. Une analyse de BlackRock indique que le taux d’intérêt pourrait descendre à 3,4 % d’ici la fin 2026 dans un scénario modéré.
Ce mouvement accommodant réduit les rendements réels des obligations, ce qui renforce l’attrait de l’or en tant qu’actif non producteur de rendement mais conservant sa valeur. D’autres grandes banques centrales, comme la BCE et la BoJ, maintiennent ou renforcent leurs politiques accommodantes.
5. Faiblesse du dollar et baisse des rendements obligataires
L’indice du dollar a reculé d’environ 7,64 % depuis son sommet au début de l’année jusqu’en novembre 2025, sous l’effet des attentes de baisse des taux. Les rendements des obligations américaines à 10 ans sont passés de 4,6 % à 4,07 % en novembre 2025.
Ce double recul réduit le coût d’opportunité de l’or et augmente son attractivité pour les investisseurs étrangers, ce qui soutient les prévisions haussières du prix de l’or pour l’année à venir.
6. Risques géopolitiques et économiques
Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, ainsi que l’incertitude au Moyen-Orient, ont poussé les investisseurs vers des refuges sûrs. L’incertitude géopolitique a augmenté la demande de 7 % en glissement annuel, avec une hausse notable des achats par les fonds spéculatifs. Les prix de l’or ont grimpé à plus de 4300 dollars en octobre 2025 sous cette pression.
Le maintien de la dette mondiale au-dessus de 100 % du PIB crée une demande soutenue pour l’or comme protection contre les risques de la dette souveraine. Selon Bloomberg, 42 % des plus grands fonds spéculatifs ont renforcé leurs positions en or au troisième trimestre 2025.
Défis et risques pour les prévisions du prix de l’or en 2026
Risque de correction
Malgré les perspectives haussières, HSBC avertit que la dynamique pourrait faiblir au second semestre 2026, avec une probabilité de correction vers 4200 dollars si les investisseurs prennent leurs bénéfices. La banque exclut une chute en dessous de 3800 dollars sauf en cas de choc économique majeur.
Goldman Sachs met en garde contre le fait que des prix supérieurs à 4800 dollars pourraient subir un “test de crédibilité des prix”, c’est-à-dire une épreuve de la capacité de l’or à maintenir ses niveaux élevés face à une demande industrielle faible.
Scénarios alternatifs
Si l’inflation se stabilise rapidement et que la confiance dans les marchés financiers revient, l’or pourrait entrer dans une phase de stabilité à long terme plutôt que d’atteindre les niveaux visés de 5000 dollars. Une hausse brutale des taux d’intérêt réels pourrait également peser négativement sur les prévisions du prix de l’or.
Analyse technique : Analyse graphique du prix de l’or début 2026
Le prix de l’or a clôturé à 4065 dollars l’once le 21 novembre 2025, après avoir touché un sommet de 4381 dollars le 20 octobre 2025. La cassure de la ligne de tendance haussière sur le cadre journalier indique une possible correction, mais le prix reste soutenu par la ligne de tendance principale à 4050 dollars.
Le niveau de 4000 dollars constitue un support solide et critique. Une cassure claire de ce niveau pourrait viser 3800 dollars (50 % de retracement de Fibonacci) avant une nouvelle vague haussière. Côté résistance, 4200 dollars représente la première barrière forte, suivie de 4400 puis 4680.
L’indicateur RSI (RSI) se maintient autour de 50, signalant un équilibre total entre pressions d’achat et de vente sans tendance claire. L’indicateur MACD reste au-dessus de la ligne de signal, confirmant la tendance haussière générale.
Les prévisions techniques indiquent une poursuite de la consolidation dans une fourchette ascendante entre 4000 et 4220 dollars à court terme, tout en maintenant une tendance positive tant que le prix reste au-dessus de la ligne de tendance principale.
Conclusion : Prévisions du prix de l’or 2026 optimistes mais conditionnées
Les prévisions pour 2026 indiquent fortement une nouvelle hausse, mais leur réalisation dépend de plusieurs facteurs clés : la poursuite des politiques monétaires accommodantes mondiales, la stabilité de l’inflation à des niveaux raisonnables, et un équilibre adéquat entre l’offre et la demande. Le métal jaune a réussi à se transformer d’un simple outil de spéculation en un pilier des portefeuilles des investisseurs institutionnels, ce qui soutient les prévisions haussières du prix de l’or à moyen et long terme.
Atteindre 5000 dollars n’est pas impossible, mais cela nécessite un alignement de plusieurs facteurs de soutien. L’or conserve encore sa capacité à surprendre, et les investisseurs avisés suivront de près l’évolution des prévisions du prix de l’or en fonction des variables économiques et politiques dans les mois à venir.
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Prévisions des prix de l'or 2026 : le métal jaune atteindra-t-il 5000 dollars ?
Fourchette de prix attendue : Consensus des analystes sur de nouveaux niveaux
Après un parcours haussier sans précédent en 2025, les prévisions pour le prix de l’or en 2026 se dirigent vers de nouveaux sommets historiques. Un large consensus parmi les plus grandes banques d’investissement mondiales indique que la fourchette la plus probable pour la prévision du prix de l’or se situe entre 4800 et 5000 dollars, avec une moyenne annuelle comprise entre 4200 et 4800 dollars.
La HSBC estime que l’or atteindra 5000 dollars l’once au premier semestre 2026, avec une moyenne prévue de 4600 dollars tout au long de l’année. La Bank of America a revu ses prévisions à la hausse, visant une sommet potentiel de 5000 dollars avec une moyenne de 4400 dollars, tout en avertissant du risque de corrections à court terme. Goldman Sachs a ajusté son objectif à 4900 dollars, soulignant la poursuite des flux importants vers les fonds négociés en bourse (ETF). La J.P. Morgan prévoit quant à elle que l’or atteindra environ 5055 dollars d’ici la mi-2026.
Facteurs soutenant la hausse des prévisions du prix de l’or
1. Demande mondiale sans précédent
La demande d’or a connu une nouvelle impulsion en 2025, le Conseil mondial de l’or estimant la demande totale au deuxième trimestre à 1249 tonnes, en hausse de 3 % en un an et une augmentation de 45 % de la valeur, atteignant 132 milliards de dollars. Le premier trimestre a enregistré un niveau historique de 1206 tonnes, le plus élevé pour un premier trimestre depuis 2016.
Les fonds négociés en bourse (ETFs) ont réalisé une performance remarquable en portant les actifs sous gestion à 472 milliards de dollars, avec des avoirs de 3838 tonnes, rapprochant le métal de son sommet historique à 3929 tonnes. Cet intérêt croissant reflète une évolution stratégique chez les investisseurs, qui voient désormais l’or comme un outil de couverture à long terme plutôt qu’un simple instrument de spéculation.
2. Achats continus des banques centrales
Les banques centrales du monde entier ont renforcé leur position en tant qu’acheteurs nets d’or. Elles ont ajouté 244 tonnes au premier trimestre 2025, soit une hausse de 24 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. La proportion de banques centrales détenant des réserves d’or est passée de 37 % en 2024 à 44 % en 2025.
La Chine a mené cette expansion en ajoutant plus de 65 tonnes pour le deuxième mois consécutif, tandis que la Turquie a renforcé ses réserves pour dépasser 600 tonnes. Le Conseil prévoit que ces achats resteront le principal moteur du soutien à la demande mondiale jusqu’à la fin de 2026, notamment avec les marchés émergents cherchant à diversifier leurs réserves en dehors du dollar.
3. Déficit d’offre persistant
Malgré une production minière record de 856 tonnes au premier trimestre 2025, cette croissance lente (1% seulement par an) ne suffit pas à combler l’écart entre la demande croissante et l’offre limitée. La quantité d’or recyclé a diminué de 1 %, les détenteurs préférant conserver leurs positions en anticipation d’une poursuite de la hausse.
Les coûts d’extraction mondiaux ont augmenté pour atteindre 1470 dollars l’once à la mi-2025, un sommet depuis une décennie, limitant l’expansion rapide de la production. Cette pénurie structurelle renforce les prévisions haussières du prix de l’or tant que la demande d’investissement reste soutenue.
4. Politique monétaire accommodante
La Réserve fédérale américaine a entamé en décembre 2024 une cycle de baisse des taux, avec une réduction supplémentaire de 25 points de base en octobre 2025, portant la fourchette à 3,75-4,00 %. Les marchés anticipent une baisse supplémentaire en décembre 2025. Une analyse de BlackRock indique que le taux d’intérêt pourrait descendre à 3,4 % d’ici la fin 2026 dans un scénario modéré.
Ce mouvement accommodant réduit les rendements réels des obligations, ce qui renforce l’attrait de l’or en tant qu’actif non producteur de rendement mais conservant sa valeur. D’autres grandes banques centrales, comme la BCE et la BoJ, maintiennent ou renforcent leurs politiques accommodantes.
5. Faiblesse du dollar et baisse des rendements obligataires
L’indice du dollar a reculé d’environ 7,64 % depuis son sommet au début de l’année jusqu’en novembre 2025, sous l’effet des attentes de baisse des taux. Les rendements des obligations américaines à 10 ans sont passés de 4,6 % à 4,07 % en novembre 2025.
Ce double recul réduit le coût d’opportunité de l’or et augmente son attractivité pour les investisseurs étrangers, ce qui soutient les prévisions haussières du prix de l’or pour l’année à venir.
6. Risques géopolitiques et économiques
Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, ainsi que l’incertitude au Moyen-Orient, ont poussé les investisseurs vers des refuges sûrs. L’incertitude géopolitique a augmenté la demande de 7 % en glissement annuel, avec une hausse notable des achats par les fonds spéculatifs. Les prix de l’or ont grimpé à plus de 4300 dollars en octobre 2025 sous cette pression.
Le maintien de la dette mondiale au-dessus de 100 % du PIB crée une demande soutenue pour l’or comme protection contre les risques de la dette souveraine. Selon Bloomberg, 42 % des plus grands fonds spéculatifs ont renforcé leurs positions en or au troisième trimestre 2025.
Défis et risques pour les prévisions du prix de l’or en 2026
Risque de correction
Malgré les perspectives haussières, HSBC avertit que la dynamique pourrait faiblir au second semestre 2026, avec une probabilité de correction vers 4200 dollars si les investisseurs prennent leurs bénéfices. La banque exclut une chute en dessous de 3800 dollars sauf en cas de choc économique majeur.
Goldman Sachs met en garde contre le fait que des prix supérieurs à 4800 dollars pourraient subir un “test de crédibilité des prix”, c’est-à-dire une épreuve de la capacité de l’or à maintenir ses niveaux élevés face à une demande industrielle faible.
Scénarios alternatifs
Si l’inflation se stabilise rapidement et que la confiance dans les marchés financiers revient, l’or pourrait entrer dans une phase de stabilité à long terme plutôt que d’atteindre les niveaux visés de 5000 dollars. Une hausse brutale des taux d’intérêt réels pourrait également peser négativement sur les prévisions du prix de l’or.
Analyse technique : Analyse graphique du prix de l’or début 2026
Le prix de l’or a clôturé à 4065 dollars l’once le 21 novembre 2025, après avoir touché un sommet de 4381 dollars le 20 octobre 2025. La cassure de la ligne de tendance haussière sur le cadre journalier indique une possible correction, mais le prix reste soutenu par la ligne de tendance principale à 4050 dollars.
Le niveau de 4000 dollars constitue un support solide et critique. Une cassure claire de ce niveau pourrait viser 3800 dollars (50 % de retracement de Fibonacci) avant une nouvelle vague haussière. Côté résistance, 4200 dollars représente la première barrière forte, suivie de 4400 puis 4680.
L’indicateur RSI (RSI) se maintient autour de 50, signalant un équilibre total entre pressions d’achat et de vente sans tendance claire. L’indicateur MACD reste au-dessus de la ligne de signal, confirmant la tendance haussière générale.
Les prévisions techniques indiquent une poursuite de la consolidation dans une fourchette ascendante entre 4000 et 4220 dollars à court terme, tout en maintenant une tendance positive tant que le prix reste au-dessus de la ligne de tendance principale.
Conclusion : Prévisions du prix de l’or 2026 optimistes mais conditionnées
Les prévisions pour 2026 indiquent fortement une nouvelle hausse, mais leur réalisation dépend de plusieurs facteurs clés : la poursuite des politiques monétaires accommodantes mondiales, la stabilité de l’inflation à des niveaux raisonnables, et un équilibre adéquat entre l’offre et la demande. Le métal jaune a réussi à se transformer d’un simple outil de spéculation en un pilier des portefeuilles des investisseurs institutionnels, ce qui soutient les prévisions haussières du prix de l’or à moyen et long terme.
Atteindre 5000 dollars n’est pas impossible, mais cela nécessite un alignement de plusieurs facteurs de soutien. L’or conserve encore sa capacité à surprendre, et les investisseurs avisés suivront de près l’évolution des prévisions du prix de l’or en fonction des variables économiques et politiques dans les mois à venir.