Les investisseurs taïwanais sont à la fois étrangers et curieux du marché boursier continental. La performance du marché au cours de la dernière année mérite effectivement une attention particulière — l’indice Shanghai Composite a rebondi depuis son creux, avec une hausse proche de 50 %, atteignant un sommet en dix ans. Mais avant de décider d’investir, il est nécessaire de comprendre en profondeur la logique de fonctionnement du marché boursier continental, les facteurs de risque et les véritables opportunités d’investissement.
Pourquoi investir dans le marché boursier continental ? Où se trouvent les opportunités actuelles du marché ?
La reprise du marché boursier continental a débuté en septembre 2024. Ce mois-là, le 24, la Banque centrale chinoise et les hauts responsables financiers ont organisé une conférence de presse conjointe rare, annonçant une série de mesures de soutien économique, marquant le début d’un nouveau cycle haussier. Depuis, l’indice Shanghai Composite a continué de rebondir depuis son creux, atteignant 3950 points le 24 octobre 2025.
Plus important encore, le gouvernement chinois a clairement indiqué vouloir faire du marché boursier une plateforme de réserve de richesse comparable à celle des États-Unis. Les régulateurs ont demandé aux compagnies d’assurance et aux fonds publics d’augmenter leur allocation en actions, ce qui signifie une entrée continue de capitaux institutionnels.
Les banques d’investissement internationales sont optimistes quant à l’avenir. Goldman Sachs prévoit une hausse d’environ 30 % des principaux indices d’ici la fin 2027, et JPMorgan estime que la performance du CSI 300 (indices de Shanghai et Shenzhen) sur les 12 prochains mois est prometteuse. Le consensus parmi ces institutions est que, dans un contexte de reprise de la rentabilité des entreprises et de réajustement du système d’évaluation, la valeur d’investissement à long terme du marché boursier continental est en train de s’accroître.
De quoi se compose le marché boursier continental ? Les cinq principaux indices à connaître
Avant d’investir dans le marché continental, il faut comprendre sa structure de base. Le marché se concentre principalement sur cinq indices, dont quatre sont négociables :
L’indice Shanghai Composite est le plus ancien et le plus connu, représentant la tendance générale du marché continental, mais il n’est pas négociable en soi, il sert de baromètre du marché.
Les quatre principaux indices négociables ont chacun leurs caractéristiques :
CSI 300 : point focal des capitaux chinois et étrangers, composé principalement d’entreprises de haute qualité mondialement reconnues.
SSE 50 : correspondant aux grandes capitalisations, comprenant les 50 plus grandes sociétés cotées.
CSI 500 : couvrant les moyennes capitalisations, reflétant la performance des entreprises de taille moyenne.
CSI 1000 : principalement constitué de petites capitalisations, représentant des entreprises en croissance.
Ces quatre indices disposent d’ETF et de produits dérivés (futures, options), qui constituent le cœur de la stratégie de trading. Parmi eux, le CSI 300, en raison de sa représentativité, est le plus utilisé par les investisseurs.
La cartographie sectorielle du marché boursier continental : aperçu des leaders industriels
Selon la classification du premier niveau de Shenwan, le marché boursier continental présente une structure claire, dominée par deux secteurs principaux : la finance et la fabrication.
Les dix secteurs ayant la plus grande capitalisation (au 24 octobre 2025) :
Secteur
Capitalisation totale (trillions de RMB)
Variation depuis le début de l’année
Banques
15,87
+8,34 %
Électronique
14,24
+50,59 %
Finances non bancaires
8,02
+8,12 %
Équipements électriques
7,93
+39,15 %
Biotechnologie et pharmaceutique
7,30
+19,54 %
Télécommunications
5,90
+67,91 %
Machines et équipements
5,43
+35,02 %
Automobile
5,20
+22,69 %
Informatique
4,84
+22,89 %
Métaux non ferreux
4,67
+71,51 %
Le secteur financier domine sans partage, avec une capitalisation combinée des banques et des institutions financières non bancaires dépassant 23 trillions de RMB. Cela montre à quel point le marché boursier continental est étroitement lié à la politique financière. Les secteurs de l’électronique et des télécommunications enregistrent les plus fortes hausses, respectivement +50,59 % et +67,91 %, reflet direct de la vague IA et de l’émergence de nouvelles industries.
Les trois moteurs du marché boursier continental : politique, liquidité et fondamentaux
Pour comprendre la logique de fonctionnement du marché, il faut maîtriser trois moteurs clés :
La politique est le levier le plus direct. Historiquement, la politique de relance « Quatre Trillions » a déclenché un marché haussier en 2009, et le « marché de levier » de 2014-2015 a été alimenté par une politique monétaire accommodante. Mais ces cycles politiques ont souvent été rapidement interrompus. Les réformes systémiques, comme la réforme de la réforme de la propriété ou la réforme du système d’enregistrement, peuvent également déclencher des phases de hausse.
La liquidité est le facteur le plus sensible. Une réduction des réserves obligatoires, une baisse des taux d’intérêt ou une augmentation du crédit peuvent provoquer une hausse du marché ; à l’inverse, une hausse des taux, un resserrement des réserves ou une déleveraging financière marquent souvent la fin d’un cycle haussier. C’est le signal d’investissement le plus immédiat.
Les fondamentaux offrent un soutien durable. Lorsque l’économie macroéconomique se porte bien et que la rentabilité des entreprises s’améliore, cela constitue une base saine pour le marché haussier ; à l’inverse, une économie en déclin ou une baisse des profits limitent la performance du marché.
Les leçons historiques du marché boursier continental : pourquoi la volatilité est-elle si forte ?
Créé en 1990, le marché boursier continental est jeune, mais a déjà connu plusieurs cycles de bulles et de krachs spectaculaires. Sa tendance diffère nettement de la croissance lente et prolongée du marché américain, étant plutôt caractérisée par un « court bull, long bear, avec des pics et des chutes violents ».
2010-2014 : les séquelles de la politique. La relance de Quatre Trillions a entraîné inflation et surcapacité, la politique monétaire s’est resserrée, et le marché est entré dans une longue période de stagnation.
2015-2016 : la crise de déleveraging. La régulation a nettoyé les financements hors marché, provoquant une réaction en chaîne, avec des « milliers de plafonds de baisse » et l’échec du mécanisme de « circuit de suspension », entraînant une chute rapide en marché baissier.
2022 à septembre 2024 : période de faiblesse. La reprise économique post-pandémie a été inférieure aux attentes, la confiance du marché s’est affaiblie, et les interventions politiques n’ont pas inversé la tendance, le marché oscillant à la base.
Ces épisodes démontrent que le marché boursier continental est typiquement une « politique de marché », dont le cycle tourne toujours autour des trois moteurs : changement de politique, liquidité et fondamentaux.
Perspectives futures : correction des valorisations vs. risques fondamentaux
Les institutions internationales restent généralement optimistes, mais il faut aussi prendre en compte les risques actuels.
Facteurs optimistes : Goldman Sachs prévoit que les trois moteurs stimuleront la croissance du bénéfice par action à environ 12 %, grâce à la révolution IA, aux nouvelles marges offertes par la politique « anti-inflation » et à la stratégie de sortie de la fabrication chinoise. La correction des valorisations est également significative : les valeurs leaders dans la santé, la finance, la culture et le divertissement sont à des niveaux raisonnables historiquement, avec un potentiel de hausse.
Signaux d’alerte : Cependant, la réalité comporte des incertitudes. Selon FactSet, malgré une accélération des profits de certaines sociétés cotées, les prévisions de bénéfices pour 2025-2026 du MSCI China continuent d’être révisées à la baisse. Cela indique que la récente hausse du marché est principalement due à une expansion des valorisations, et non à une amélioration fondamentale.
Le ratio cours/bénéfice à terme du MSCI China est actuellement de 12,8, supérieur à la moyenne décennale de 11. Bien qu’il reste inférieur aux 22 du S&P 500, cette différence de valorisation peut s’expliquer par la faible rentabilité des entreprises technologiques chinoises, l’incertitude réglementaire, le stade de développement précoce et la forte concurrence. En d’autres termes, si la reprise économique ne se concrétise pas comme prévu, la rentabilité des entreprises ne pourra soutenir ces valorisations, et le marché pourrait subir une correction.
Comment les investisseurs taïwanais peuvent-ils investir dans les actions chinoises ?
Les investisseurs taïwanais ont principalement deux voies pour accéder au marché chinois :
Les canaux domestiques (courtage indirect). Via des courtiers locaux taïwanais, comme Yuanta, KGI, Fubon, qui offrent ce service. Avantages : conformité et transparence ; inconvénients : coûts plus élevés.
Les canaux étrangers. En ouvrant un compte auprès de courtiers étrangers, comme ceux spécialisés en actions américaines ou hongkongaises, pour investir directement. Avantages : faibles frais, large choix ; inconvénients : procédure d’ouverture à gérer soi-même.
Lors du choix du courtier, il faut considérer la légitimité et la solidité de la plateforme, la facilité de dépôt, la variété des produits, la fluidité des opérations et le support en chinois.
Il est à noter que de nombreuses entreprises chinoises de premier plan sont déjà cotées à Hong Kong ou aux États-Unis, comme Tencent, Alibaba, etc., ce qui offre aussi aux investisseurs taïwanais des opportunités via ces marchés.
Analyse de cinq entreprises représentatives
Sur la base de la capitalisation, du secteur, du ROE, etc., voici cinq sociétés qui présentent un intérêt d’investissement :
Cambricon (secteur des puces, ROE 25,21 %) : leader dans la conception de puces IA en Chine, avec un avantage technologique rare, dans un secteur en pleine explosion, très prisé par le marché.
CATL (batteries lithium-ion pour véhicules électriques, ROE 17,76 %) : leader mondial des batteries pour véhicules électriques, bénéficiant d’une croissance à long terme liée à la transition énergétique et à la neutralité carbone.
Ningbo Bank (secteur bancaire, ROE 6,9 %) : avec un mécanisme de gouvernance unique et une barrière à l’entrée en termes de talents, elle cible précisément une clientèle à forte valeur, avec des résultats stables.
Hengrui Medicine (secteur pharmaceutique, ROE 9,42 %) : forte capacité d’innovation en R&D, avec une valeur rare dans la montée en gamme de l’industrie pharmaceutique chinoise.
China Mobile (télécommunications mobiles, ROE 8,3 %) : monopole sur ses activités principales, offrant un flux de trésorerie stable et une marge de sécurité, avec des dividendes élevés pour les actionnaires.
Conseils en stratégie d’investissement
Pour les investisseurs à long terme, la valeur du marché boursier continental devient de plus en plus évidente. La croissance des profits et la correction des valorisations renforcent la valeur d’allocation, notamment dans les portefeuilles composés principalement du CSI 300, du CSI 500, etc.
Pour les investisseurs avec une faible tolérance au risque, il est conseillé d’opter pour des actions de grandes capitalisations et des banques pour obtenir un flux de revenus stable et réduire la volatilité.
Pour ceux qui recherchent la croissance, les leaders dans l’électronique, la santé, les énergies renouvelables offrent un potentiel de rendement plus élevé, mais avec des risques correspondants.
L’essentiel : dans un contexte où les valorisations ont déjà été corrigées, il faut rester vigilant face au risque que la reprise macroéconomique ne soit pas à la hauteur des attentes. Il est crucial de suivre régulièrement l’évolution des fondamentaux et d’éviter de suivre la mode à tout prix, pour une stratégie d’investissement prudente.
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Guide d'investissement en actions chinoises continentales 2025 : Analyse complète de la structure du marché et des stratégies de sélection des actions
Les investisseurs taïwanais sont à la fois étrangers et curieux du marché boursier continental. La performance du marché au cours de la dernière année mérite effectivement une attention particulière — l’indice Shanghai Composite a rebondi depuis son creux, avec une hausse proche de 50 %, atteignant un sommet en dix ans. Mais avant de décider d’investir, il est nécessaire de comprendre en profondeur la logique de fonctionnement du marché boursier continental, les facteurs de risque et les véritables opportunités d’investissement.
Pourquoi investir dans le marché boursier continental ? Où se trouvent les opportunités actuelles du marché ?
La reprise du marché boursier continental a débuté en septembre 2024. Ce mois-là, le 24, la Banque centrale chinoise et les hauts responsables financiers ont organisé une conférence de presse conjointe rare, annonçant une série de mesures de soutien économique, marquant le début d’un nouveau cycle haussier. Depuis, l’indice Shanghai Composite a continué de rebondir depuis son creux, atteignant 3950 points le 24 octobre 2025.
Plus important encore, le gouvernement chinois a clairement indiqué vouloir faire du marché boursier une plateforme de réserve de richesse comparable à celle des États-Unis. Les régulateurs ont demandé aux compagnies d’assurance et aux fonds publics d’augmenter leur allocation en actions, ce qui signifie une entrée continue de capitaux institutionnels.
Les banques d’investissement internationales sont optimistes quant à l’avenir. Goldman Sachs prévoit une hausse d’environ 30 % des principaux indices d’ici la fin 2027, et JPMorgan estime que la performance du CSI 300 (indices de Shanghai et Shenzhen) sur les 12 prochains mois est prometteuse. Le consensus parmi ces institutions est que, dans un contexte de reprise de la rentabilité des entreprises et de réajustement du système d’évaluation, la valeur d’investissement à long terme du marché boursier continental est en train de s’accroître.
De quoi se compose le marché boursier continental ? Les cinq principaux indices à connaître
Avant d’investir dans le marché continental, il faut comprendre sa structure de base. Le marché se concentre principalement sur cinq indices, dont quatre sont négociables :
L’indice Shanghai Composite est le plus ancien et le plus connu, représentant la tendance générale du marché continental, mais il n’est pas négociable en soi, il sert de baromètre du marché.
Les quatre principaux indices négociables ont chacun leurs caractéristiques :
Ces quatre indices disposent d’ETF et de produits dérivés (futures, options), qui constituent le cœur de la stratégie de trading. Parmi eux, le CSI 300, en raison de sa représentativité, est le plus utilisé par les investisseurs.
La cartographie sectorielle du marché boursier continental : aperçu des leaders industriels
Selon la classification du premier niveau de Shenwan, le marché boursier continental présente une structure claire, dominée par deux secteurs principaux : la finance et la fabrication.
Les dix secteurs ayant la plus grande capitalisation (au 24 octobre 2025) :
Le secteur financier domine sans partage, avec une capitalisation combinée des banques et des institutions financières non bancaires dépassant 23 trillions de RMB. Cela montre à quel point le marché boursier continental est étroitement lié à la politique financière. Les secteurs de l’électronique et des télécommunications enregistrent les plus fortes hausses, respectivement +50,59 % et +67,91 %, reflet direct de la vague IA et de l’émergence de nouvelles industries.
Les trois moteurs du marché boursier continental : politique, liquidité et fondamentaux
Pour comprendre la logique de fonctionnement du marché, il faut maîtriser trois moteurs clés :
La politique est le levier le plus direct. Historiquement, la politique de relance « Quatre Trillions » a déclenché un marché haussier en 2009, et le « marché de levier » de 2014-2015 a été alimenté par une politique monétaire accommodante. Mais ces cycles politiques ont souvent été rapidement interrompus. Les réformes systémiques, comme la réforme de la réforme de la propriété ou la réforme du système d’enregistrement, peuvent également déclencher des phases de hausse.
La liquidité est le facteur le plus sensible. Une réduction des réserves obligatoires, une baisse des taux d’intérêt ou une augmentation du crédit peuvent provoquer une hausse du marché ; à l’inverse, une hausse des taux, un resserrement des réserves ou une déleveraging financière marquent souvent la fin d’un cycle haussier. C’est le signal d’investissement le plus immédiat.
Les fondamentaux offrent un soutien durable. Lorsque l’économie macroéconomique se porte bien et que la rentabilité des entreprises s’améliore, cela constitue une base saine pour le marché haussier ; à l’inverse, une économie en déclin ou une baisse des profits limitent la performance du marché.
Les leçons historiques du marché boursier continental : pourquoi la volatilité est-elle si forte ?
Créé en 1990, le marché boursier continental est jeune, mais a déjà connu plusieurs cycles de bulles et de krachs spectaculaires. Sa tendance diffère nettement de la croissance lente et prolongée du marché américain, étant plutôt caractérisée par un « court bull, long bear, avec des pics et des chutes violents ».
2010-2014 : les séquelles de la politique. La relance de Quatre Trillions a entraîné inflation et surcapacité, la politique monétaire s’est resserrée, et le marché est entré dans une longue période de stagnation.
2015-2016 : la crise de déleveraging. La régulation a nettoyé les financements hors marché, provoquant une réaction en chaîne, avec des « milliers de plafonds de baisse » et l’échec du mécanisme de « circuit de suspension », entraînant une chute rapide en marché baissier.
2022 à septembre 2024 : période de faiblesse. La reprise économique post-pandémie a été inférieure aux attentes, la confiance du marché s’est affaiblie, et les interventions politiques n’ont pas inversé la tendance, le marché oscillant à la base.
Ces épisodes démontrent que le marché boursier continental est typiquement une « politique de marché », dont le cycle tourne toujours autour des trois moteurs : changement de politique, liquidité et fondamentaux.
Perspectives futures : correction des valorisations vs. risques fondamentaux
Les institutions internationales restent généralement optimistes, mais il faut aussi prendre en compte les risques actuels.
Facteurs optimistes : Goldman Sachs prévoit que les trois moteurs stimuleront la croissance du bénéfice par action à environ 12 %, grâce à la révolution IA, aux nouvelles marges offertes par la politique « anti-inflation » et à la stratégie de sortie de la fabrication chinoise. La correction des valorisations est également significative : les valeurs leaders dans la santé, la finance, la culture et le divertissement sont à des niveaux raisonnables historiquement, avec un potentiel de hausse.
Signaux d’alerte : Cependant, la réalité comporte des incertitudes. Selon FactSet, malgré une accélération des profits de certaines sociétés cotées, les prévisions de bénéfices pour 2025-2026 du MSCI China continuent d’être révisées à la baisse. Cela indique que la récente hausse du marché est principalement due à une expansion des valorisations, et non à une amélioration fondamentale.
Le ratio cours/bénéfice à terme du MSCI China est actuellement de 12,8, supérieur à la moyenne décennale de 11. Bien qu’il reste inférieur aux 22 du S&P 500, cette différence de valorisation peut s’expliquer par la faible rentabilité des entreprises technologiques chinoises, l’incertitude réglementaire, le stade de développement précoce et la forte concurrence. En d’autres termes, si la reprise économique ne se concrétise pas comme prévu, la rentabilité des entreprises ne pourra soutenir ces valorisations, et le marché pourrait subir une correction.
Comment les investisseurs taïwanais peuvent-ils investir dans les actions chinoises ?
Les investisseurs taïwanais ont principalement deux voies pour accéder au marché chinois :
Les canaux domestiques (courtage indirect). Via des courtiers locaux taïwanais, comme Yuanta, KGI, Fubon, qui offrent ce service. Avantages : conformité et transparence ; inconvénients : coûts plus élevés.
Les canaux étrangers. En ouvrant un compte auprès de courtiers étrangers, comme ceux spécialisés en actions américaines ou hongkongaises, pour investir directement. Avantages : faibles frais, large choix ; inconvénients : procédure d’ouverture à gérer soi-même.
Lors du choix du courtier, il faut considérer la légitimité et la solidité de la plateforme, la facilité de dépôt, la variété des produits, la fluidité des opérations et le support en chinois.
Il est à noter que de nombreuses entreprises chinoises de premier plan sont déjà cotées à Hong Kong ou aux États-Unis, comme Tencent, Alibaba, etc., ce qui offre aussi aux investisseurs taïwanais des opportunités via ces marchés.
Analyse de cinq entreprises représentatives
Sur la base de la capitalisation, du secteur, du ROE, etc., voici cinq sociétés qui présentent un intérêt d’investissement :
Cambricon (secteur des puces, ROE 25,21 %) : leader dans la conception de puces IA en Chine, avec un avantage technologique rare, dans un secteur en pleine explosion, très prisé par le marché.
CATL (batteries lithium-ion pour véhicules électriques, ROE 17,76 %) : leader mondial des batteries pour véhicules électriques, bénéficiant d’une croissance à long terme liée à la transition énergétique et à la neutralité carbone.
Ningbo Bank (secteur bancaire, ROE 6,9 %) : avec un mécanisme de gouvernance unique et une barrière à l’entrée en termes de talents, elle cible précisément une clientèle à forte valeur, avec des résultats stables.
Hengrui Medicine (secteur pharmaceutique, ROE 9,42 %) : forte capacité d’innovation en R&D, avec une valeur rare dans la montée en gamme de l’industrie pharmaceutique chinoise.
China Mobile (télécommunications mobiles, ROE 8,3 %) : monopole sur ses activités principales, offrant un flux de trésorerie stable et une marge de sécurité, avec des dividendes élevés pour les actionnaires.
Conseils en stratégie d’investissement
Pour les investisseurs à long terme, la valeur du marché boursier continental devient de plus en plus évidente. La croissance des profits et la correction des valorisations renforcent la valeur d’allocation, notamment dans les portefeuilles composés principalement du CSI 300, du CSI 500, etc.
Pour les investisseurs avec une faible tolérance au risque, il est conseillé d’opter pour des actions de grandes capitalisations et des banques pour obtenir un flux de revenus stable et réduire la volatilité.
Pour ceux qui recherchent la croissance, les leaders dans l’électronique, la santé, les énergies renouvelables offrent un potentiel de rendement plus élevé, mais avec des risques correspondants.
L’essentiel : dans un contexte où les valorisations ont déjà été corrigées, il faut rester vigilant face au risque que la reprise macroéconomique ne soit pas à la hauteur des attentes. Il est crucial de suivre régulièrement l’évolution des fondamentaux et d’éviter de suivre la mode à tout prix, pour une stratégie d’investissement prudente.