Travailler pour quelqu’un toute une vie est une voie sans issue, car d’un point de vue économique, la croissance des salaires reste toujours la plus en retard.
Après que le dollar se soit détaché de l’étalon-or en 1971, malgré une expansion rapide de l’économie mondiale, la croissance des salaires des travailleurs ordinaires a nettement été inférieure à celle de la productivité et de l’économie dans son ensemble (comme le PIB). Sous l’effet de l’inflation et de l’aggravation des inégalités de revenus, les travailleurs ordinaires n’ont pas pu réellement partager les bénéfices de la croissance économique. Cette tendance s’est aggravée au cours des décennies suivantes, érodant la qualité de vie et le sentiment de sécurité économique de nombreuses familles. Le bruit des imprimeries de billets semble constamment diluer les vertus traditionnelles du travail acharné, de l’épargne et de la discipline personnelle. Le système d’étalon-or avant 1971 reliait la monnaie à l’or, limitant strictement l’offre monétaire. Cependant, après le détachement du dollar de l’or, le monde est entré dans l’ère de la monnaie fiduciaire. Depuis lors, les banques centrales peuvent ajuster la masse monétaire de manière flexible en imprimant de la monnaie, en achetant des obligations d’État, etc. L’augmentation rapide de l’offre monétaire a entraîné de l’inflation, ce qui a réduit le pouvoir d’achat de la monnaie. Dans le système de monnaie fiduciaire, les banques commerciales accordent des prêts à partir des dépôts. L’expansion du crédit, bien qu’elle stimule la croissance économique à court terme, ne se déverse pas toujours dans des secteurs productifs. Une grande partie des fonds afflue vers les marchés financiers et l’immobilier, faisant monter les prix des actifs, sans pour autant favoriser directement l’augmentation des salaires et de la productivité. Par ailleurs, sous l’impulsion des prêts et des investissements, les entreprises se concentrent davantage sur la maximisation des profits, et l’ajustement des salaires tend à être en retard. En d’autres termes, la hausse des salaires des travailleurs est toujours la plus lente. L’expansion rapide de la monnaie et la croissance du crédit ont intensifié l’inflation, ce qui a érodé le pouvoir d’achat des salaires réels. Bien que les salaires nominaux aient augmenté, dans un contexte d’inflation, le revenu réel n’a pas connu d’augmentation significative. Avec le déséquilibre dans la répartition des revenus entre le capital et le travail, le taux de rendement du capital est généralement supérieur à celui du travail, ce qui aggrave encore cette situation.
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Travailler pour quelqu’un toute une vie est une voie sans issue, car d’un point de vue économique, la croissance des salaires reste toujours la plus en retard.
Après que le dollar se soit détaché de l’étalon-or en 1971, malgré une expansion rapide de l’économie mondiale, la croissance des salaires des travailleurs ordinaires a nettement été inférieure à celle de la productivité et de l’économie dans son ensemble (comme le PIB). Sous l’effet de l’inflation et de l’aggravation des inégalités de revenus, les travailleurs ordinaires n’ont pas pu réellement partager les bénéfices de la croissance économique. Cette tendance s’est aggravée au cours des décennies suivantes, érodant la qualité de vie et le sentiment de sécurité économique de nombreuses familles.
Le bruit des imprimeries de billets semble constamment diluer les vertus traditionnelles du travail acharné, de l’épargne et de la discipline personnelle.
Le système d’étalon-or avant 1971 reliait la monnaie à l’or, limitant strictement l’offre monétaire. Cependant, après le détachement du dollar de l’or, le monde est entré dans l’ère de la monnaie fiduciaire. Depuis lors, les banques centrales peuvent ajuster la masse monétaire de manière flexible en imprimant de la monnaie, en achetant des obligations d’État, etc. L’augmentation rapide de l’offre monétaire a entraîné de l’inflation, ce qui a réduit le pouvoir d’achat de la monnaie.
Dans le système de monnaie fiduciaire, les banques commerciales accordent des prêts à partir des dépôts. L’expansion du crédit, bien qu’elle stimule la croissance économique à court terme, ne se déverse pas toujours dans des secteurs productifs. Une grande partie des fonds afflue vers les marchés financiers et l’immobilier, faisant monter les prix des actifs, sans pour autant favoriser directement l’augmentation des salaires et de la productivité.
Par ailleurs, sous l’impulsion des prêts et des investissements, les entreprises se concentrent davantage sur la maximisation des profits, et l’ajustement des salaires tend à être en retard. En d’autres termes, la hausse des salaires des travailleurs est toujours la plus lente.
L’expansion rapide de la monnaie et la croissance du crédit ont intensifié l’inflation, ce qui a érodé le pouvoir d’achat des salaires réels. Bien que les salaires nominaux aient augmenté, dans un contexte d’inflation, le revenu réel n’a pas connu d’augmentation significative. Avec le déséquilibre dans la répartition des revenus entre le capital et le travail, le taux de rendement du capital est généralement supérieur à celui du travail, ce qui aggrave encore cette situation.