Le nouveau champ de bataille après la disparition des commissions : celui qui maîtrise la "couche de découverte" détient la clé d'entrée du futur financier
Au début de 2025, un financement provenant d’un des principaux fonds de capital-risque de la Silicon Valley a amené une nouvelle perspective sur le secteur du trading social. Benchmark a investi 17 millions de dollars dans Fomo, non pas pour financer un simple outil de trading, mais pour soutenir une nouvelle infrastructure en train de se former — un cycle fermé intégrant la “découverte, la discussion et le trading” pour les investisseurs particuliers. La logique derrière cette démarche mérite une analyse approfondie.
Comment les nouveaux acteurs redéfinissent le comportement des investisseurs particuliers
L’émergence des plateformes de trading social n’est pas une coïncidence. De Blossom à AfterHour, puis à Fomo, ces plateformes poursuivent un objectif commun : relier la phase de “découverte” et celle de “passage à l’action” en utilisant la puissance communautaire.
L’expérience d’obligation de liaison de compte chez Blossom
Lancée en pleine période de la frénésie GameStop en 2021, Blossom a vu le jour à un moment où les discussions sur Reddit étaient anonymes, rendant impossible de vérifier si ceux qui parlaient des actions en vogue étaient de véritables investisseurs ou simplement en train de se vanter. Les fondateurs ont compris une problématique clé : l’information doit être crédible.
Ils ont pris une décision apparemment folle : obliger les utilisateurs à lier leur compte chez un courtier réel pour rejoindre la communauté. Ce “seuil d’entrée” aurait pu faire fuir des utilisateurs, mais le résultat a été inverse. Aujourd’hui, Blossom compte 500 000 utilisateurs inscrits, dont 1 million de comptes liés à un courtier, gérant près de 4 milliards de dollars d’actifs.
La composition des portefeuilles sur la plateforme est intéressante : près de la moitié est concentrée sur un ETF de l’indice S&P 500, le reste étant réparti entre fonds de dividendes, ETF d’options, ETF de cryptomonnaies et actions individuelles. La majorité des utilisateurs adopte une stratégie “cœur-satellite” — avec un indice large comme noyau, autour duquel ils construisent des positions thématiques.
Ce “lien obligatoire” a créé involontairement une culture : presque tous les utilisateurs actifs partagent leurs positions réelles. En comparaison, une plateforme de discussion plus grande, qui a ensuite ajouté une vérification de compte optionnelle, affiche un taux d’adoption bien inférieur à celui de Blossom.
L’équilibre entre anonymat et transparence — La stratégie d’AfterHour
AfterHour a choisi une autre voie. La plateforme cible les traders actifs souhaitant partager leurs idées sans révéler leur identité. Mais il y a une subtilité : les utilisateurs peuvent rester anonymes dans leur présentation, mais leur compte chez un courtier doit être authentifié.
Un trader connu a ainsi fait croître son compte de 35 000 à 8 millions de dollars en partageant chaque transaction sous un pseudonyme. La transparence élevée de ces enregistrements a attiré de nombreux followers.
En 2024, la plateforme a levé 4,5 millions de dollars auprès de fonds de capital-risque renommés. 70 % des utilisateurs actifs quotidiens ouvrent l’application chaque jour. Plus de 6 millions de signaux de trading ont été envoyés, avec des actifs liés dépassant 500 millions de dollars.
Une nouvelle option pour les natifs de la cryptomonnaie — La stratégie multi-chaînes de Fomo
Fomo s’adresse aux “natives” de l’écosystème crypto. Leur caractéristique : ils veulent pouvoir trader n’importe quel token sur n’importe quelle blockchain, 24h/24, dans un environnement extrêmement ouvert.
La plateforme intègre Apple Pay, permettant aux utilisateurs de commencer à trader immédiatement après téléchargement. Voici quelques chiffres clés :
Moins de trois mois après la levée de fonds, le volume quotidien de transactions est passé de 3 millions à 20-40 millions de dollars
Le revenu mensuel moyen est passé de 1,5 million à un niveau stable de 1,5 million (ce qui indique une stabilité du modèle économique)
La plateforme compte plus de 120 000 utilisateurs
Les frais de transaction de 0,5 %, couverts par la plateforme en termes de gas, offrent une expérience nettement améliorée pour des utilisateurs habitués aux “barrières” du marché traditionnel.
Pourquoi les courtiers commencent à paniquer
Les grands courtiers traditionnels agissent aussi. En septembre 2025, un acteur majeur a officiellement lancé une fonctionnalité sociale, envoyant un signal clair : lorsque les plus grands acteurs commencent à copier les fonctionnalités des nouveaux entrants, cela valide la voie.
Le PDG de cette plateforme a déclaré lors d’une conférence à Las Vegas : “Nous ne sommes pas qu’une plateforme de trading, mais votre super application financière.” Parmi les fonctionnalités lancées :
Indicateurs personnalisés pilotés par IA
Support du trading de futures et de positions short
Actualités sociales et validation en temps réel des trades
Options sur indices nocturnes
Gestion de plusieurs comptes indépendants
Mais le problème est que ces ajouts sont des modifications défensives sur une architecture existante, sans véritablement reconstruire la logique sous-jacente.
La vérité ignorée : les données deviennent une marchandise
Le “Retail Capital Flows Report” publié chaque trimestre par Blossom est devenu une référence pour les investisseurs institutionnels. Les données montrent précisément combien de capital retail a été investi dans tel ou tel ETF, quels fonds perdent du terrain.
La question clé : ces données proviennent de portefeuilles réels et vérifiables, pas d’enquêtes par questionnaires.
Les enquêtes traditionnelles sont biaisées par la mémoire et la sélection. Blossom, en se connectant via API à de vrais comptes de courtiers, offre une image fidèle des opérations réelles des investisseurs particuliers.
C’est pourquoi des gestionnaires comme BlackRock ou Vanguard sont prêts à payer pour ces données — ils peuvent voir si les investisseurs retail achètent réellement leurs produits, plutôt que de se baser sur des hypothèses issues d’études de marché.
Les 500 millions de dollars d’actifs liés sur la plateforme AfterHour représentent une capacité d’achat réelle. Lorsqu’un trader connu agit, ses followers réagissent immédiatement, transformant une simple opinion en allocation de capital.
Les données de trading de Fomo révèlent quels tokens ont une activité réelle dans le marché crypto, et lesquels ne sont que des spéculations. Cela a de la valeur pour les market makers, les exchanges et les chercheurs.
En quoi le modèle économique des plateformes est-il différent ?
Le modèle de Blossom : frais de licence d’information
Contrairement aux bourses traditionnelles qui facturent en fonction du volume, 75 % des revenus de Blossom proviennent des émetteurs d’ETF. La logique est simple :
State Street paie Blossom pour promouvoir la pénétration de SPY dans le marché retail
VanEck paie pour faire connaître ses ETF thématiques
Global X collabore avec des fonds dédiés, payant pour la visibilité
Environ 25 émetteurs collaborent actuellement avec la plateforme
Ces paiements ne sont pas de la publicité, mais l’achat de données de positions retail réelles.
Le modèle d’AfterHour : monétisation des signaux
La plateforme ne gagne pas sur les frais de transaction, mais sur la validation des trades. Chaque signal, chaque commentaire, implique une vérification réelle. Plus la plateforme est active, plus les signaux sont précis, plus leur valeur augmente.
Le modèle de Fomo : frais à l’exécution
Frais de 0,5 % + subvention sur les gas, une approche simple en apparence, mais qui optimise le coût des transactions crypto. En comparaison avec les frais et coûts réseau des DEX traditionnels, Fomo attire une clientèle sensible aux coûts.
Pourquoi la “couche découverte” dominera l’avenir
Une observation clé : les décisions d’achat des utilisateurs ne se prennent plus dans l’application du courtier, mais sur la plateforme sociale.
Imaginez ce scénario :
Vous voyez un trader de confiance sur AfterHour publier une position
Vous consultez ses historiques et ses performances
Vous décidez de suivre son signal
Vous exécutez dans votre app de courtier (n’importe quelle plateforme traditionnelle)
Dans ce processus, le courtier n’est plus qu’un “tuyau” — fournissant le compte et la compensation. La véritable valeur et la fidélité des utilisateurs résident dans la couche de découverte.
C’est pour cela que des acteurs comme Robinhood ou Charles Schwab veulent ajouter des fonctionnalités sociales. Mais leur faiblesse est que ces fonctionnalités sont ajoutées en dernier, alors que Blossom, AfterHour et d’autres construisent la dimension sociale dès le départ, avec le trading comme extension naturelle.
Plateformes différentes, utilisateurs différents, même logique
Ces plateformes semblent en compétition, mais elles occupent en réalité des niches distinctes :
Blossom cible les investisseurs à long terme et les amateurs d’ETF indiciels, en insistant sur la véracité des portefeuilles
AfterHour attire les traders actifs, en valorisant la transparence tout en protégeant la vie privée
Fomo vise les traders crypto, en mettant l’accent sur la simplicité et la disponibilité 24/7
Point commun : toutes exigent une vérification des positions réelles, et créent un lien direct entre discussion communautaire et exécution.
L’environnement réglementaire, un avantage inattendu
Ces plateformes évitent beaucoup de contraintes réglementaires traditionnelles — elles ne détiennent pas d’actifs, ne font pas de compensation, ne jouent pas le rôle de contrepartie. Leur valeur centrale réside dans l’agrégation d’informations et la gestion communautaire.
Bien sûr, à mesure que ce secteur se développera, la réglementation suivra. Mais les premiers acteurs ont déjà créé des effets de réseau et une barrière de données.
Conclusion : l’infrastructure financière des dix prochaines années
Après la fin de la tarification zéro commission post-crise de 2008, le trading social bouleverse l’environnement des investisseurs particuliers. Les avantages des courtiers s’érodent un à un — coûts de transaction proches de zéro, produits standardisés, expérience mobile incontournable.
La compétition se déplace désormais au niveau de la “couche découverte”. Celui qui permettra aux investisseurs particuliers de trouver l’information, de participer à la discussion et d’exécuter des trades définira l’entrée future dans la finance.
La décision de Benchmark en témoigne : ils n’investissent pas dans une application de trading, mais dans une nouvelle couche d’infrastructure de marché en train de se construire. Cette couche n’est ni tout à fait un média, ni tout à fait une bourse, mais une fusion des deux — un nouvel ordre basé sur la confiance communautaire et la détention réelle.
L’avenir est clair : de plus en plus de plateformes de trading social verticalisées émergeront, chacune ciblant un type d’investisseur spécifique. Les gagnants ne seront pas ceux qui essaient de servir tout le monde, mais ceux qui comprennent profondément leurs utilisateurs, conçoivent des produits autour de leurs besoins réels, et construisent une barrière de données.
Ce combat ne sera pas celui des investisseurs particuliers contre les institutionnels, mais celui de la nouvelle infrastructure d’information contre l’ancienne infrastructure de trading. Le résultat est désormais irréversible.
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Le nouveau champ de bataille après la disparition des commissions : celui qui maîtrise la "couche de découverte" détient la clé d'entrée du futur financier
Au début de 2025, un financement provenant d’un des principaux fonds de capital-risque de la Silicon Valley a amené une nouvelle perspective sur le secteur du trading social. Benchmark a investi 17 millions de dollars dans Fomo, non pas pour financer un simple outil de trading, mais pour soutenir une nouvelle infrastructure en train de se former — un cycle fermé intégrant la “découverte, la discussion et le trading” pour les investisseurs particuliers. La logique derrière cette démarche mérite une analyse approfondie.
Comment les nouveaux acteurs redéfinissent le comportement des investisseurs particuliers
L’émergence des plateformes de trading social n’est pas une coïncidence. De Blossom à AfterHour, puis à Fomo, ces plateformes poursuivent un objectif commun : relier la phase de “découverte” et celle de “passage à l’action” en utilisant la puissance communautaire.
L’expérience d’obligation de liaison de compte chez Blossom
Lancée en pleine période de la frénésie GameStop en 2021, Blossom a vu le jour à un moment où les discussions sur Reddit étaient anonymes, rendant impossible de vérifier si ceux qui parlaient des actions en vogue étaient de véritables investisseurs ou simplement en train de se vanter. Les fondateurs ont compris une problématique clé : l’information doit être crédible.
Ils ont pris une décision apparemment folle : obliger les utilisateurs à lier leur compte chez un courtier réel pour rejoindre la communauté. Ce “seuil d’entrée” aurait pu faire fuir des utilisateurs, mais le résultat a été inverse. Aujourd’hui, Blossom compte 500 000 utilisateurs inscrits, dont 1 million de comptes liés à un courtier, gérant près de 4 milliards de dollars d’actifs.
La composition des portefeuilles sur la plateforme est intéressante : près de la moitié est concentrée sur un ETF de l’indice S&P 500, le reste étant réparti entre fonds de dividendes, ETF d’options, ETF de cryptomonnaies et actions individuelles. La majorité des utilisateurs adopte une stratégie “cœur-satellite” — avec un indice large comme noyau, autour duquel ils construisent des positions thématiques.
Ce “lien obligatoire” a créé involontairement une culture : presque tous les utilisateurs actifs partagent leurs positions réelles. En comparaison, une plateforme de discussion plus grande, qui a ensuite ajouté une vérification de compte optionnelle, affiche un taux d’adoption bien inférieur à celui de Blossom.
L’équilibre entre anonymat et transparence — La stratégie d’AfterHour
AfterHour a choisi une autre voie. La plateforme cible les traders actifs souhaitant partager leurs idées sans révéler leur identité. Mais il y a une subtilité : les utilisateurs peuvent rester anonymes dans leur présentation, mais leur compte chez un courtier doit être authentifié.
Un trader connu a ainsi fait croître son compte de 35 000 à 8 millions de dollars en partageant chaque transaction sous un pseudonyme. La transparence élevée de ces enregistrements a attiré de nombreux followers.
En 2024, la plateforme a levé 4,5 millions de dollars auprès de fonds de capital-risque renommés. 70 % des utilisateurs actifs quotidiens ouvrent l’application chaque jour. Plus de 6 millions de signaux de trading ont été envoyés, avec des actifs liés dépassant 500 millions de dollars.
Une nouvelle option pour les natifs de la cryptomonnaie — La stratégie multi-chaînes de Fomo
Fomo s’adresse aux “natives” de l’écosystème crypto. Leur caractéristique : ils veulent pouvoir trader n’importe quel token sur n’importe quelle blockchain, 24h/24, dans un environnement extrêmement ouvert.
La plateforme intègre Apple Pay, permettant aux utilisateurs de commencer à trader immédiatement après téléchargement. Voici quelques chiffres clés :
Les frais de transaction de 0,5 %, couverts par la plateforme en termes de gas, offrent une expérience nettement améliorée pour des utilisateurs habitués aux “barrières” du marché traditionnel.
Pourquoi les courtiers commencent à paniquer
Les grands courtiers traditionnels agissent aussi. En septembre 2025, un acteur majeur a officiellement lancé une fonctionnalité sociale, envoyant un signal clair : lorsque les plus grands acteurs commencent à copier les fonctionnalités des nouveaux entrants, cela valide la voie.
Le PDG de cette plateforme a déclaré lors d’une conférence à Las Vegas : “Nous ne sommes pas qu’une plateforme de trading, mais votre super application financière.” Parmi les fonctionnalités lancées :
Mais le problème est que ces ajouts sont des modifications défensives sur une architecture existante, sans véritablement reconstruire la logique sous-jacente.
La vérité ignorée : les données deviennent une marchandise
Le “Retail Capital Flows Report” publié chaque trimestre par Blossom est devenu une référence pour les investisseurs institutionnels. Les données montrent précisément combien de capital retail a été investi dans tel ou tel ETF, quels fonds perdent du terrain.
La question clé : ces données proviennent de portefeuilles réels et vérifiables, pas d’enquêtes par questionnaires.
Les enquêtes traditionnelles sont biaisées par la mémoire et la sélection. Blossom, en se connectant via API à de vrais comptes de courtiers, offre une image fidèle des opérations réelles des investisseurs particuliers.
C’est pourquoi des gestionnaires comme BlackRock ou Vanguard sont prêts à payer pour ces données — ils peuvent voir si les investisseurs retail achètent réellement leurs produits, plutôt que de se baser sur des hypothèses issues d’études de marché.
Les 500 millions de dollars d’actifs liés sur la plateforme AfterHour représentent une capacité d’achat réelle. Lorsqu’un trader connu agit, ses followers réagissent immédiatement, transformant une simple opinion en allocation de capital.
Les données de trading de Fomo révèlent quels tokens ont une activité réelle dans le marché crypto, et lesquels ne sont que des spéculations. Cela a de la valeur pour les market makers, les exchanges et les chercheurs.
En quoi le modèle économique des plateformes est-il différent ?
Le modèle de Blossom : frais de licence d’information
Contrairement aux bourses traditionnelles qui facturent en fonction du volume, 75 % des revenus de Blossom proviennent des émetteurs d’ETF. La logique est simple :
Ces paiements ne sont pas de la publicité, mais l’achat de données de positions retail réelles.
Le modèle d’AfterHour : monétisation des signaux
La plateforme ne gagne pas sur les frais de transaction, mais sur la validation des trades. Chaque signal, chaque commentaire, implique une vérification réelle. Plus la plateforme est active, plus les signaux sont précis, plus leur valeur augmente.
Le modèle de Fomo : frais à l’exécution
Frais de 0,5 % + subvention sur les gas, une approche simple en apparence, mais qui optimise le coût des transactions crypto. En comparaison avec les frais et coûts réseau des DEX traditionnels, Fomo attire une clientèle sensible aux coûts.
Pourquoi la “couche découverte” dominera l’avenir
Une observation clé : les décisions d’achat des utilisateurs ne se prennent plus dans l’application du courtier, mais sur la plateforme sociale.
Imaginez ce scénario :
Dans ce processus, le courtier n’est plus qu’un “tuyau” — fournissant le compte et la compensation. La véritable valeur et la fidélité des utilisateurs résident dans la couche de découverte.
C’est pour cela que des acteurs comme Robinhood ou Charles Schwab veulent ajouter des fonctionnalités sociales. Mais leur faiblesse est que ces fonctionnalités sont ajoutées en dernier, alors que Blossom, AfterHour et d’autres construisent la dimension sociale dès le départ, avec le trading comme extension naturelle.
Plateformes différentes, utilisateurs différents, même logique
Ces plateformes semblent en compétition, mais elles occupent en réalité des niches distinctes :
Point commun : toutes exigent une vérification des positions réelles, et créent un lien direct entre discussion communautaire et exécution.
L’environnement réglementaire, un avantage inattendu
Ces plateformes évitent beaucoup de contraintes réglementaires traditionnelles — elles ne détiennent pas d’actifs, ne font pas de compensation, ne jouent pas le rôle de contrepartie. Leur valeur centrale réside dans l’agrégation d’informations et la gestion communautaire.
Bien sûr, à mesure que ce secteur se développera, la réglementation suivra. Mais les premiers acteurs ont déjà créé des effets de réseau et une barrière de données.
Conclusion : l’infrastructure financière des dix prochaines années
Après la fin de la tarification zéro commission post-crise de 2008, le trading social bouleverse l’environnement des investisseurs particuliers. Les avantages des courtiers s’érodent un à un — coûts de transaction proches de zéro, produits standardisés, expérience mobile incontournable.
La compétition se déplace désormais au niveau de la “couche découverte”. Celui qui permettra aux investisseurs particuliers de trouver l’information, de participer à la discussion et d’exécuter des trades définira l’entrée future dans la finance.
La décision de Benchmark en témoigne : ils n’investissent pas dans une application de trading, mais dans une nouvelle couche d’infrastructure de marché en train de se construire. Cette couche n’est ni tout à fait un média, ni tout à fait une bourse, mais une fusion des deux — un nouvel ordre basé sur la confiance communautaire et la détention réelle.
L’avenir est clair : de plus en plus de plateformes de trading social verticalisées émergeront, chacune ciblant un type d’investisseur spécifique. Les gagnants ne seront pas ceux qui essaient de servir tout le monde, mais ceux qui comprennent profondément leurs utilisateurs, conçoivent des produits autour de leurs besoins réels, et construisent une barrière de données.
Ce combat ne sera pas celui des investisseurs particuliers contre les institutionnels, mais celui de la nouvelle infrastructure d’information contre l’ancienne infrastructure de trading. Le résultat est désormais irréversible.