Le marché du zinc traverse une étape critique à l’approche de 2026. Après avoir oscillé autour de 3 088 US$ à la fin de 2025, le métal—essentiel pour la production d’acier galvanisé utilisé dans le logement et la fabrication—fait face à une pression croissante sur l’offre qui pourrait remodeler la dynamique des prix au cours de l’année à venir.
Vérification de la réalité du marché : l’offre dépasse la demande
La véritable histoire ne concerne pas ce qui s’est passé en 2025 ; c’est ce qui est sur le point de se produire. Le Groupe d’études international sur le plomb et le zinc prévoit un excédent mondial de zinc raffiné de 271 000 tonnes pour 2026, soit près du triple du surplus de 85 000 tonnes enregistré en 2025. Ce n’est pas un déséquilibre mineur—il indique des défis structurels à venir.
La production augmente plus vite que la consommation. Alors que la production minière de zinc devrait augmenter de 2,4 % pour atteindre 12,8 millions de tonnes, la croissance de la demande reste anémique à seulement 1 %, atteignant 13,86 millions de tonnes dans le monde. De nouvelles sources d’offre entrent en ligne, notamment la relance de la mine Almina-Minas Aljustrel au Portugal, la mise en service de l’exploitation de Bunker Hill Mining dans l’Idaho, et la mine Xinjiang Huoshaoyun en Chine—qui sera la sixième plus grande opération de plomb-zinc au monde.
La production de zinc raffiné augmente également, avec une hausse anticipée de 2,4 % pour atteindre 14,13 millions de tonnes. Cette poussée d’offre intervient dans un contexte de croissance modérée de la demande, notamment en Chine où l’effondrement du marché immobilier continue de peser lourdement.
La question chinoise : la stagnation de la demande persiste
La crise du logement en Chine reste le point sensible. Les ventes de novembre des 100 principaux promoteurs du pays ont chuté de 36 % par rapport à 2024, avec une baisse de 19 % depuis le début de l’année jusqu’en novembre 2025. Le Groupe d’études international sur le plomb et le zinc prévoit que la demande chinoise de zinc restera stable en 2026, malgré des gains modestes anticipés pour 2025.
Cela crée une dynamique curieuse : la Chine, premier producteur mondial de zinc, fait face à un excédent chez elle alors que le reste du monde lutte contre des stocks qui se raréfient. Les stocks de la London Metal Exchange ont été comprimés, passant de 230 325 tonnes début janvier à seulement 33 825 tonnes en novembre—une réduction spectaculaire de 85 %, qui a initialement soutenu les prix malgré l’abondance sous-jacente de l’offre.
Prévision des prix 2026 : des avis divergents d’experts
Quelle sera la tendance pour les prix du zinc ? L’analyse se divise en scénarios concurrents.
La perspective de Fastmarkets suggère que l’élan du prix moyen de 3 218 US$ du LME en 2025 pourrait pousser les prix plus haut au cours du premier semestre 2026, soutenu par des déséquilibres régionaux entre l’offre et la demande. Cependant, à mesure que les surplus mondiaux se concrétisent dans la seconde moitié, la pression à la baisse devrait revenir d’ici la fin de l’année.
La position de Morgan Stanley est plus baissière, avec une prévision d’une moyenne de 2 900 US$ en 2026—inférieure aux niveaux actuels et suggérant un recul de 6-7 % par rapport aux récentes transactions. Cette projection reflète des préoccupations concernant un excédent persistant qui pourrait submerger la tension sur les stocks à court terme.
Argus Market Research ajoute de la nuance : l’activité sur les contrats à long terme a ralenti en raison des faibles stocks du LME, créant une incertitude sur les prix à court terme. Les fabricants restent prudents quant aux achats anticipés, laissant les producteurs en mode attente. Cette hésitation pourrait soutenir les prix à court terme, mais de manière fragile.
Variables géopolitiques : commerce et matériaux critiques
Un facteur pourrait bouleverser ces prévisions : la géopolitique. Les politiques commerciales de l’administration Trump et la détérioration des relations entre les États-Unis et la Chine créent à la fois des risques et des opportunités. Le zinc est classé comme matériau critique pour les infrastructures et la défense américaines, avec l’approbation FAST-41 déjà accordée au projet Hermosa de South32.
Une capacité accrue des producteurs américains et occidentaux pourrait rediriger la demande vers l’ouest, soutenant les prix sur les marchés développés. Cependant, cet avantage reste spéculatif jusqu’à ce que des changements politiques concrets se concrétisent.
En résumé : patience requise
Le marché du zinc en 2026 présente un dilemme classique d’excédent. La tension sur les stocks à court terme pourrait offrir un soutien tactique, mais la situation fondamentale—une offre croissante face à une demande modérée—invite à la prudence. Les investisseurs patients pourraient trouver des opportunités si les prix chutent vers 2 800-2 900 US$, en particulier en regard des changements structurels à long terme liés à la transition énergétique et aux investissements dans les infrastructures.
Pour ceux qui suivent le zinc sur plusieurs décennies, le métal reste cyclique plutôt que directionnel. Ajustez la taille de vos positions en conséquence.
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Le zinc est-il destiné à la volatilité ? Perspectives de prix pour 2026 dans un contexte de 30 ans
Le marché du zinc traverse une étape critique à l’approche de 2026. Après avoir oscillé autour de 3 088 US$ à la fin de 2025, le métal—essentiel pour la production d’acier galvanisé utilisé dans le logement et la fabrication—fait face à une pression croissante sur l’offre qui pourrait remodeler la dynamique des prix au cours de l’année à venir.
Vérification de la réalité du marché : l’offre dépasse la demande
La véritable histoire ne concerne pas ce qui s’est passé en 2025 ; c’est ce qui est sur le point de se produire. Le Groupe d’études international sur le plomb et le zinc prévoit un excédent mondial de zinc raffiné de 271 000 tonnes pour 2026, soit près du triple du surplus de 85 000 tonnes enregistré en 2025. Ce n’est pas un déséquilibre mineur—il indique des défis structurels à venir.
La production augmente plus vite que la consommation. Alors que la production minière de zinc devrait augmenter de 2,4 % pour atteindre 12,8 millions de tonnes, la croissance de la demande reste anémique à seulement 1 %, atteignant 13,86 millions de tonnes dans le monde. De nouvelles sources d’offre entrent en ligne, notamment la relance de la mine Almina-Minas Aljustrel au Portugal, la mise en service de l’exploitation de Bunker Hill Mining dans l’Idaho, et la mine Xinjiang Huoshaoyun en Chine—qui sera la sixième plus grande opération de plomb-zinc au monde.
La production de zinc raffiné augmente également, avec une hausse anticipée de 2,4 % pour atteindre 14,13 millions de tonnes. Cette poussée d’offre intervient dans un contexte de croissance modérée de la demande, notamment en Chine où l’effondrement du marché immobilier continue de peser lourdement.
La question chinoise : la stagnation de la demande persiste
La crise du logement en Chine reste le point sensible. Les ventes de novembre des 100 principaux promoteurs du pays ont chuté de 36 % par rapport à 2024, avec une baisse de 19 % depuis le début de l’année jusqu’en novembre 2025. Le Groupe d’études international sur le plomb et le zinc prévoit que la demande chinoise de zinc restera stable en 2026, malgré des gains modestes anticipés pour 2025.
Cela crée une dynamique curieuse : la Chine, premier producteur mondial de zinc, fait face à un excédent chez elle alors que le reste du monde lutte contre des stocks qui se raréfient. Les stocks de la London Metal Exchange ont été comprimés, passant de 230 325 tonnes début janvier à seulement 33 825 tonnes en novembre—une réduction spectaculaire de 85 %, qui a initialement soutenu les prix malgré l’abondance sous-jacente de l’offre.
Prévision des prix 2026 : des avis divergents d’experts
Quelle sera la tendance pour les prix du zinc ? L’analyse se divise en scénarios concurrents.
La perspective de Fastmarkets suggère que l’élan du prix moyen de 3 218 US$ du LME en 2025 pourrait pousser les prix plus haut au cours du premier semestre 2026, soutenu par des déséquilibres régionaux entre l’offre et la demande. Cependant, à mesure que les surplus mondiaux se concrétisent dans la seconde moitié, la pression à la baisse devrait revenir d’ici la fin de l’année.
La position de Morgan Stanley est plus baissière, avec une prévision d’une moyenne de 2 900 US$ en 2026—inférieure aux niveaux actuels et suggérant un recul de 6-7 % par rapport aux récentes transactions. Cette projection reflète des préoccupations concernant un excédent persistant qui pourrait submerger la tension sur les stocks à court terme.
Argus Market Research ajoute de la nuance : l’activité sur les contrats à long terme a ralenti en raison des faibles stocks du LME, créant une incertitude sur les prix à court terme. Les fabricants restent prudents quant aux achats anticipés, laissant les producteurs en mode attente. Cette hésitation pourrait soutenir les prix à court terme, mais de manière fragile.
Variables géopolitiques : commerce et matériaux critiques
Un facteur pourrait bouleverser ces prévisions : la géopolitique. Les politiques commerciales de l’administration Trump et la détérioration des relations entre les États-Unis et la Chine créent à la fois des risques et des opportunités. Le zinc est classé comme matériau critique pour les infrastructures et la défense américaines, avec l’approbation FAST-41 déjà accordée au projet Hermosa de South32.
Une capacité accrue des producteurs américains et occidentaux pourrait rediriger la demande vers l’ouest, soutenant les prix sur les marchés développés. Cependant, cet avantage reste spéculatif jusqu’à ce que des changements politiques concrets se concrétisent.
En résumé : patience requise
Le marché du zinc en 2026 présente un dilemme classique d’excédent. La tension sur les stocks à court terme pourrait offrir un soutien tactique, mais la situation fondamentale—une offre croissante face à une demande modérée—invite à la prudence. Les investisseurs patients pourraient trouver des opportunités si les prix chutent vers 2 800-2 900 US$, en particulier en regard des changements structurels à long terme liés à la transition énergétique et aux investissements dans les infrastructures.
Pour ceux qui suivent le zinc sur plusieurs décennies, le métal reste cyclique plutôt que directionnel. Ajustez la taille de vos positions en conséquence.