Plusieurs pressions pèsent sur les prix du gaz naturel alors que les prévisions américaines changent

Les contrats à terme sur le gaz naturel ont connu une baisse notable cette semaine, avec les contrats de février Nymex chutant de 4,91 % pour clôturer à un plus bas de 2,25 mois. Les analystes du marché évoquent une confluence de facteurs baissiers qui ont exercé une pression sur les valorisations, allant des dynamiques d’offre aux prévisions météorologiques—des éléments que les investisseurs suivant les ETF sur le gaz naturel devraient surveiller de près.

Prévisions météorologiques suppriment les attentes de demande de chauffage

Le principal moteur de la récente faiblesse provient des prévisions météorologiques. Xweather a publié des prévisions indiquant que des températures supérieures à la normale persisteront dans presque toute les États-Unis jusqu’au 10 janvier, avec un retour à des conditions saisonnières plus typiques dans la seconde moitié du mois. Ce schéma de température est important car des hivers plus chauds réduisent la demande de chauffage, permettant aux stocks de gaz naturel de se reconstituer plutôt que de diminuer. Une telle accumulation de stocks exerce généralement une pression à la baisse sur les valorisations du marché.

Les gains de production continuent de défier les prix

Du côté de l’offre, les perspectives restent constructives—peut-être trop constructives pour les prix actuels. L’Administration de l’information sur l’énergie (EIA) a révisé à la hausse ses prévisions de production de gaz naturel pour 2025, à 107,74 milliards de pieds cubes par jour, contre 107,70 bcf/j dans sa projection de novembre. Les niveaux de production actuels tournent autour de pics historiques, soutenus par une activité de forage active. Des données récentes de BNEF montrent que la production de gaz sec dans les Lower-48 a atteint 112,2 bcf/j mardi, ce qui représente une augmentation de 8,7 % en glissement annuel. Par ailleurs, le nombre de plateformes de forage actives a récemment atteint un sommet de deux ans, suggérant une résilience de la production.

La demande et la gestion des stocks présentent un tableau mitigé

La demande en gaz raconte une histoire différente. La demande de gaz dans les États Lower-48 a diminué à 89,5 bcf/j, en baisse de 25,2 % par rapport à l’année précédente—une contraction significative qui reflète les schémas saisonniers et la réduction des besoins en consommation. Les flux d’exportation de GNL ont, quant à eux, atteint 18,5 bcf/j, en baisse de 6,0 % semaine après semaine.

Du point de vue des stocks, le dernier rapport de l’EIA a révélé que les stocks de gaz naturel pour la semaine se terminant le 26 décembre ont diminué de seulement 38 milliards de pieds cubes—bien en dessous des attentes consensuelles de 51 bcf et nettement inférieurs à la moyenne quinquennale de 120 bcf pour la semaine. Les niveaux actuels de stocks sont supérieurs de 1,7 % à leur moyenne saisonnière sur cinq ans, ce qui suggère des approvisionnements suffisants. La gestion des stocks européens présente un tableau contrasté, avec un taux de remplissage de 60 % au 4 janvier, en deçà de la moyenne historique de 73 % pour cette période.

La production électrique offre un soutien limité

La production d’électricité a constitué une petite lueur d’espoir. L’Edison Electric Institute a rapporté que la production électrique aux États-Unis durant la semaine se terminant le 6 décembre a augmenté de 2,3 % en glissement annuel pour atteindre 85 330 gigawattheures, avec un cumul sur 52 semaines en hausse de 2,84 % à 4,29 millions de GWh. Une demande accrue en électricité pourrait théoriquement soutenir les prix du gaz par une consommation accrue dans les centrales de production, bien que la faiblesse actuelle indique que ce soutien reste insuffisant face à d’autres vents contraires.

L’activité de forage reflète la prudence du marché

Les données de Baker Hughes montrent que le nombre de plateformes de forage de gaz naturel actives aux États-Unis a diminué de deux pour atteindre 125 la semaine se terminant le 2 janvier. Bien que légèrement en dessous du sommet de 2,25 ans de 130 établi le 28 novembre, le nombre de plateformes a fortement augmenté depuis le creux de 94 unités de septembre 2024, qui constituait un point bas de 4,5 ans. Cette reprise indique une confiance opérationnelle malgré la pression récente sur les prix.

Pour les investisseurs envisageant les ETF sur le gaz naturel, l’environnement actuel met en lumière l’interaction complexe entre l’expansion de l’offre, la réduction saisonnière de la demande et la gestion des stocks—des facteurs qui continueront probablement à façonner la direction du marché dans les semaines à venir.

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