L’AUD/USD continue de baisser en début de séance, se situant près de 0,6680 et enregistrant une baisse de 0,23 % pour la session. Ce recul souligne une narration claire du marché : les traders privilégient le dollar américain en raison de signaux économiques américains mitigés mais résilients, tout en abandonnant parallèlement leurs paris sur un resserrement monétaire australien.
Le dollar profite d’un marché du travail résilient
Les chiffres récents de l’emploi du Bureau of Labor Statistics dressent un tableau nuancé de la main-d’œuvre américaine. Alors que la création d’emplois a fortement ralenti — avec seulement 50 000 postes créés contre des prévisions de gains plus importants — d’autres indicateurs suggèrent que le marché du travail ne craque pas sous la pression. Le taux de chômage s’est resserré à 4,4 %, et les pressions salariales restent visibles : le salaire horaire moyen a augmenté de 0,3 % mensuellement et de 3,8 % annuellement.
Ce contexte mitigé laisse place à différentes interprétations. Un marché du travail en ralentissement pourrait indiquer une faiblesse, mais une croissance salariale persistante pointe vers une économie dotée d’une force sous-jacente. Les acteurs du marché ont adopté une interprétation prudente : l’économie américaine ralentit, mais ne s’effondre pas. Cette lecture se traduit par une Fed plus patiente.
Divergence de politique : le moteur principal
Le consensus du marché s’est rassemblé autour d’une Fed « en mode attendre et voir ». Les baisses de taux semblent peu probables lors de la réunion de janvier, avec des chances d’un relèvement d’ici mars qui s’amenuisent considérablement. Par ailleurs, les indicateurs de sentiment des consommateurs renforcent la vision du dollar américain — les données de l’Université du Michigan de janvier ont atteint des sommets depuis plusieurs mois, tandis que les attentes d’inflation à long terme restent ancrées.
Ces courants contraires renforcent une hypothèse clé du marché : la Fed ne peut pas se permettre des baisses de taux agressives tant que l’inflation persiste. Le dollar américain profite de cette posture hawkish-lite.
L’inflation en Australie déçoit, les chances de hausse de taux de la RBA s’effondrent
L’Australian Dollar fait face à des vents contraires provenant d’une source totalement différente. Les chiffres de l’indice des prix à la consommation de novembre sont arrivés plus faibles que prévu, avec une inflation annuelle tombant à 3,4 %. Cette déception a brisé les spéculations précédentes sur une hausse des taux à court terme par la Banque de réserve d’Australie.
Les modèles de probabilité du marché n’attribuent désormais qu’une faible chance à une hausse de taux en février. Avec une inflation qui refroidit plus vite que ce que les décideurs avaient indiqué, la perspective de resserrement s’évapore.
La conclusion : des vents contraires structurels pour l’AUD/USD
La baisse du pair reflète un cas typique de divergence de politique. Un dollar américain soutenu par la résilience économique et la patience de la Fed fait face à un dollar australien affaibli par une inflation en déclin et des attentes de resserrement de la RBA qui s’évanouissent. Tant que ce récit demeure — et rien ne suggère un changement à court terme — l’AUD/USD est soumis à une pression structurelle à la baisse.
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Le dollar américain se renforce tandis que le dollar australien fléchit : une histoire d'attentes divergentes en matière de politique
L’AUD/USD continue de baisser en début de séance, se situant près de 0,6680 et enregistrant une baisse de 0,23 % pour la session. Ce recul souligne une narration claire du marché : les traders privilégient le dollar américain en raison de signaux économiques américains mitigés mais résilients, tout en abandonnant parallèlement leurs paris sur un resserrement monétaire australien.
Le dollar profite d’un marché du travail résilient
Les chiffres récents de l’emploi du Bureau of Labor Statistics dressent un tableau nuancé de la main-d’œuvre américaine. Alors que la création d’emplois a fortement ralenti — avec seulement 50 000 postes créés contre des prévisions de gains plus importants — d’autres indicateurs suggèrent que le marché du travail ne craque pas sous la pression. Le taux de chômage s’est resserré à 4,4 %, et les pressions salariales restent visibles : le salaire horaire moyen a augmenté de 0,3 % mensuellement et de 3,8 % annuellement.
Ce contexte mitigé laisse place à différentes interprétations. Un marché du travail en ralentissement pourrait indiquer une faiblesse, mais une croissance salariale persistante pointe vers une économie dotée d’une force sous-jacente. Les acteurs du marché ont adopté une interprétation prudente : l’économie américaine ralentit, mais ne s’effondre pas. Cette lecture se traduit par une Fed plus patiente.
Divergence de politique : le moteur principal
Le consensus du marché s’est rassemblé autour d’une Fed « en mode attendre et voir ». Les baisses de taux semblent peu probables lors de la réunion de janvier, avec des chances d’un relèvement d’ici mars qui s’amenuisent considérablement. Par ailleurs, les indicateurs de sentiment des consommateurs renforcent la vision du dollar américain — les données de l’Université du Michigan de janvier ont atteint des sommets depuis plusieurs mois, tandis que les attentes d’inflation à long terme restent ancrées.
Ces courants contraires renforcent une hypothèse clé du marché : la Fed ne peut pas se permettre des baisses de taux agressives tant que l’inflation persiste. Le dollar américain profite de cette posture hawkish-lite.
L’inflation en Australie déçoit, les chances de hausse de taux de la RBA s’effondrent
L’Australian Dollar fait face à des vents contraires provenant d’une source totalement différente. Les chiffres de l’indice des prix à la consommation de novembre sont arrivés plus faibles que prévu, avec une inflation annuelle tombant à 3,4 %. Cette déception a brisé les spéculations précédentes sur une hausse des taux à court terme par la Banque de réserve d’Australie.
Les modèles de probabilité du marché n’attribuent désormais qu’une faible chance à une hausse de taux en février. Avec une inflation qui refroidit plus vite que ce que les décideurs avaient indiqué, la perspective de resserrement s’évapore.
La conclusion : des vents contraires structurels pour l’AUD/USD
La baisse du pair reflète un cas typique de divergence de politique. Un dollar américain soutenu par la résilience économique et la patience de la Fed fait face à un dollar australien affaibli par une inflation en déclin et des attentes de resserrement de la RBA qui s’évanouissent. Tant que ce récit demeure — et rien ne suggère un changement à court terme — l’AUD/USD est soumis à une pression structurelle à la baisse.