Le temps passé en avion est en réalité très précieux, bien que court et déconnecté du monde, c’est en fait un moment qui vous appartient. Trois ou quatre heures pour lire un livre, s’éloigner des vidéos courtes et regarder un bon film sans interruption, cela peut parfois être thérapeutique ! La version intégrale de «破地狱» que j’ai regardée cette fois-ci montre plus en détail les détails de la mort et de l’embaumement. Pendant le visionnage, j’ai été plusieurs fois étreint par l’émotion. Je pense que cette émotion n’est pas vraiment due à « la mort » en soi, mais plutôt à une confrontation forcée avec soi-même et avec ce qui nous entoure. Après avoir regardé, on revient à soi pour examiner son propre « enfer ». Les détails de l’embaumement, qui sont exposés en face de nous : le poids du corps, la rigidité, le rangement, la couverture, la fermeture. Sans poésie, sans coupures brusques, sans évitement volontaire. Cela me fait prendre conscience d’une vérité froide mais cruelle : à la fin, tout le monde doit y arriver, peu importe si cette vie a été digne, si elle a été comprise ou réconciliée. Et quand on en arrive là, la tristesse la plus profonde, comme disait le petit sketch, c’est : « La personne est partie, l’argent n’a pas été dépensé ? » Ce n’est évidemment pas ça. C’est que certaines paroles, si on ne les dit pas maintenant, on n’aura plus jamais l’occasion. Certaines relations, si on ne les affronte pas, seront directement réglées par le temps. Certaines émotions que l’on pense pouvoir « gérer plus tard » finissent par nous consumer silencieusement. Le maître Nanmo « brise l’enfer » pour le défunt. Lors de cette cérémonie, en plus de l’extinction de l’âme, c’était aussi une cloche pour ceux qui sont encore en vie. L’avion continue de voler doucement, le monde à l’extérieur est réduit en nuages et en lumières. Je ressens comme une déconnexion de mon identité, de mes rôles, de mes étiquettes, ne laissant qu’un simple « être humain ». Quand nous vivons, nous sommes trop doués pour fuir, c’est pourquoi il est si difficile de sortir de cet enfer rempli de regrets sans fin. Pour les parents : la compréhension arrive trop tard, l’orgueil est trop rigide. Pour le partenaire : on veut être vu, mais on a peur de révéler sa vulnérabilité. Pour soi-même : on ne se pardonne pas, on ne lâche pas prise, on n’autorise pas l’échec. Pour le passé : il est déjà terminé, mais on le rejoue sans cesse dans notre cœur. Nous évitons d’exprimer, d’affronter, d’être vulnérable, et aussi d’admettre : certaines fiertés rigides ne sont qu’une coquille de peur. La force de «破·地狱» réside dans le fait qu’il ne te dit pas « comment vivre ta vie », mais il te pose encore et encore une question : si aujourd’hui était la fin, y a-t-il une relation ou une partie de toi que tu sais devoir affronter mais que tu n’as jamais osé toucher ? Merci pour cette zone de répit dans cet avion ! Les morts doivent briser l’enfer, mais si les vivants traînent et ne le font pas, l’enfer deviendra une routine quotidienne.

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