Lors de la récente audition du comité bancaire du Sénat américain, une tournure intéressante a émergé. La réglementation des actifs cryptographiques aux États-Unis semble s'orienter, après une application rigoureuse jusqu'à présent, vers un cadre plus structurel. Lors de l'audition de fin février, lorsque la Réserve fédérale et l'OCC ont témoigné devant le Congrès, cette évolution est devenue clairement visible.



Jusqu'à présent, les actifs cryptographiques étaient considérés comme périphériques, mais ils sont désormais élevés au centre des débats sur la stabilité financière. Ce qui est particulièrement notable, c'est que les régulateurs changent de cap, passant d'une « application stricte » à une « formulation officielle de règles ». Pour les utilisateurs souhaitant détenir des actifs numériques, cela représente un changement majeur.

L'un des points focaux de l'audition a été la question du rendement des stablecoins. En vue de la mise en œuvre de la loi GENIUS, l'OCC a récemment publié une proposition de 376 pages, dans laquelle il est question de « restrictions sur la rémunération des stablecoins ». Certains parlementaires craignent qu'une rémunération plus élevée que celle des banques n'entraîne une fuite des dépôts. Cependant, des représentants favorables aux actifs cryptographiques soulignent qu'il n'existe jusqu'à présent aucune preuve d'une fuite massive de capitaux.

Une autre loi importante est la loi CLARITY. Si cette loi est adoptée, des règles claires seront établies pour les échanges et les fournisseurs de portefeuilles, ce qui pourrait considérablement réduire le risque d'arrêt soudain des opérations dû à l'incertitude réglementaire. Pour les acteurs du marché des cryptomonnaies américains, l'évolution de cette législation signifie l'arrivée d'un environnement plus prévisible.

Les discussions sur la demande de charte bancaire progressent également. Des entreprises spécialisées dans les actifs cryptographiques cherchent à obtenir une licence bancaire, mais la transparence des actionnaires et la sécurité nationale posent problème. Si ces demandes sont approuvées, cela pourrait donner naissance à la première véritable banque « prioritaire » en cryptomonnaie aux États-Unis, permettant une transition fluide entre la monnaie légale et les actifs numériques. Cependant, si des normes strictes telles que le capital minimum de 5 millions de dollars pour les émetteurs de stablecoins sont instaurées, cela pourrait limiter l'entrée de startups émergentes.

Dans l'ensemble, la tendance indique que l'ère de l'ambiguïté réglementaire touche à sa fin. À l'avenir, des discussions plus rigoureuses sur la rentabilité, les exigences en capital et la divulgation aux consommateurs continueront, mais le mouvement principal est celui de « l'intégration » et de la « structuration ». La mise en œuvre de la mise à jour de la politique cryptographique américaine en 2026 devrait faire des actifs numériques une présence permanente dans le système financier, plutôt qu'une tendance passagère.

Personnellement, je pense que cette évolution apportera une stabilité à long terme au marché. Les investisseurs institutionnels considéreront également un cadre réglementaire plus clair comme une « approbation » (greenlight). Plutôt que de se concentrer sur les fluctuations de prix à court terme, je crois que la consolidation de ces politiques est un élément clé pour renforcer la maturité globale du marché.
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