Commençons par la grande nouvelle d’aujourd’hui


LayerZero Labs a finalement reconnu : l’incident avec rsETH, c’est une faille de leur pont DVN.
Comment compenser ? En donnant directement 10 000 ETH (environ 23 millions de dollars) — 5 000 ETH à DeFi United, 5 000 ETH injectés directement dans le marché Aave pour renforcer la liquidité.
Avec ce qui a été fait auparavant, DeFi United a déjà réuni plus de 140 000 ETH (environ 330 millions de dollars).
Consensys, Arbitrum DAO, Aave DAO, Compound, Mantle, LayerZero… tous les noms connus sont là.
C’est la plus grande opération de sauvetage sectoriel de l’histoire de la DeFi.
Une crise systémique déclenchée par une faille, finalement résolue par toute l’industrie qui met la main à la pâte.
LayerZero admet ses erreurs et paie, pendant que le comité de sécurité d’Arbitrum bloque 71 millions de dollars en ETH, qui ne sont toujours pas débloqués.
Le degré d’absurdité de cette affaire est comparable à si votre maison prenait feu, et que les voisins venaient avec des seaux d’eau pour éteindre l’incendie, mais que votre agent de sécurité verrouillait votre robinet — « nous exerçons un pouvoir d’urgence ».
Où se situe la limite du « pouvoir d’urgence » d’un DAO ?
Qui a choisi le comité de sécurité d’Arbitrum ? La DAO.
Ont-ils le droit de geler des actifs en « situation d’urgence » ? Oui, c’est écrit dans le code.
Mais le problème est : — qui définit ce qui est « urgent » ? Quand faut-il geler ? Quand faut-il dégelé ? Qui supervise ? Qui est responsable ?
Beaucoup pensent : ce n’est qu’un gel, pour la sécurité, on doit faire avec.
Je vais vous dire pourquoi il ne faut pas accepter ça :
Premièrement, cela s’appelle une décentralisation sélective.
En cas de problème, on utilise le pouvoir pour geler les actifs. Lorsqu’il faut rendre des comptes, on décentralise pour rejeter la faute. **Tous les bénéfices, aucune responsabilité.**
Deuxièmement, cela crée un mauvais précédent.
Aujourd’hui, Arbitrum peut geler 71 millions, demain Optimism pourra-t-il ? Après-demain zkSync pourra-t-il ? Plus tard, le comité de sécurité d’un autre L2 pourra-t-il simplement « protéger » ton portefeuille en le gelant ?
Troisièmement, plus la self-régulation réussit, plus la gouvernance est facilement dissimulée.
Tout le monde est occupé à rassembler des fonds pour combler le trou, qui pense encore à demander « qui a autorisé ce gel » ? Quand la tempête sera passée, personne n’en parlera plus.
Je ne dis pas que le comité de sécurité ne doit pas exister. En cas d’urgence extrême, une réponse rapide est nécessaire.
Mais le pouvoir doit être accompagné de transparence et de responsabilité.
Il faut une règle claire :
- Quelles situations sont considérées comme « urgentes » ?
- Quelle est la durée maximale ?
- Que faire en cas de dépassement ?
- Comment indemniser en cas de gel erroné ?
ETH1,73%
ARB2,73%
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