Je me concentre récemment sur un phénomène assez intéressant. La situation dans le détroit d’Hormuz devient de plus en plus tendue, cette voie de transit énergétique la plus importante au monde transporte en moyenne un cinquième du pétrole mondial chaque jour. Si elle était complètement bloquée, quelles seraient les conséquences ?



Imaginez un instant, si cette voie venait à être réellement coupée, cela réduirait l’approvisionnement en pétrole de plus de 20 millions de barils par jour, et il ne faudrait pas longtemps pour que le prix du pétrole dépasse 100 dollars. Ce n’est pas une question d’émotion, mais un simple déficit physique. Cela déclencherait directement une inflation mondiale anticipée, et les cycles de baisse des taux d’intérêt des banques centrales pourraient s’arrêter net, voire être contraints de maintenir des taux élevés. Pour le marché des cryptomonnaies, un resserrement de la liquidité n’a jamais été un bon signe.

Ce qui est intéressant, c’est que les grandes institutions réfléchissent sérieusement à ce problème. JP Morgan a déclaré sans détour que la probabilité de récession mondiale dépassait déjà 35 %, et recommande d’allouer des positions défensives. Goldman Sachs est encore plus direct, en se concentrant sur les matières premières et les instruments anti-inflation comme les contrats à terme sur les matières premières et les TIPS. Quant à Ray Dalio, il insiste sur la valeur de diversification de l’or — pas parce qu’il monte toujours, mais parce que sa corrélation avec la majorité des actifs financiers est très faible, ce qui en fait une véritable assurance.

Ce qui est fascinant, c’est qu’en voyant ces vieux arguments de Buffett ressortir dans les discussions, je réalise à quel point le marché est anxieux. En 2014, lors de l’incident en Crimée, il avait dit que durant une guerre, la pire chose à faire était de détenir de la liquidité, car la monnaie se déprécie. Ce raisonnement reste valable aujourd’hui. Mais la position de Buffett a toujours été pragmatique, il s’intéresse à la valeur commerciale à long terme plutôt qu’aux fluctuations politiques à court terme, et cette rationalité est précieuse dans la panique actuelle.

En ce qui concerne le Bitcoin, cette cryptomonnaie se comporte souvent comme une action technologique très volatile plutôt qu’un actif refuge lors des crises géopolitiques. Les liquidations à effet de levier, la fuite des stablecoins, la pénurie de liquidité sur les exchanges — tout cela pourrait entraîner une chute brutale à court terme. Si le conflit dure plus de deux mois, les marchés boursiers mondiaux pourraient subir une correction de 15 à 20 %, et il serait difficile pour le BTC d’échapper à cette tendance. Cependant, à long terme, si la situation évolue vers un affrontement total, la valeur des actifs cryptographiques en tant qu’outil de transfert de valeur transfrontalier sera complètement réévaluée.

La question n’est plus de savoir si c’est un marché haussier ou baissier, mais qui pourra encore échanger et régler librement. À ce stade, la logique de fixation des prix des actifs physiques, de l’énergie, des métaux rares sera totalement réécrite. Les actifs stratégiques comme les puces, les satellites de communication, les centres de données seront directement intégrés dans le cadre national.

C’est un peu lourd, mais c’est ce que les grands investisseurs discutent en privé en ce moment. La meilleure approche pourrait être de se préparer à l’avance, plutôt que d’attendre que la crise se produise réellement.
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