Les marchés boursiers européens ont connu une forte chute mardi, plusieurs indices atteignant leurs plus bas niveaux en plusieurs semaines voire plusieurs mois. La montée des tensions au Moyen-Orient a directement nui à l’appétit pour le risque des investisseurs, entraînant un retrait massif de capitaux des actifs risqués.



Trump a déclaré que ce conflit pourrait durer de 4 à 5 semaines, mais pourrait aussi s’étendre bien au-delà, ce qui a incité les marchés à commencer à évaluer sérieusement le risque d’un conflit à long terme. Le chef économiste de la BCE, Philip Lane, a averti clairement lors d’une interview que la persistance du conflit au Moyen-Orient et l’interruption de l’approvisionnement en pétrole et gaz dans la région pourraient entraîner une forte hausse de l’inflation dans la zone euro et une chute brutale de la production. Pire encore, l’Iran a affirmé avoir fermé le détroit d’Ormuz, cette voie de transit pétrolier la plus cruciale au monde, dont le blocage aurait des conséquences inimaginables.

La réaction du marché a été immédiate. L’indice paneuropéen Stoxx 600 a chuté de 3,48 %, le FTSE 100 britannique de 2,75 %, le DAX allemand de 3,44 %, le CAC 40 français de 3,45 %, et le SMI suisse de 3,1 %. D’autres marchés européens ont également plongé dans le rouge, avec des baisses comprises entre 3 % et 6 % pour l’Autriche, la Belgique, la République tchèque, le Danemark, la Finlande, la Grèce, l’Islande, l’Irlande, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, le Portugal, l’Espagne, la Suède et la Turquie.

Les banques ont de nouveau connu une chute brutale, et les compagnies aériennes ont également été affectées, après plusieurs compagnies annonçant l’annulation ou le détournement de vols. Sur le marché britannique, Intertek a rapporté des bénéfices plus élevés pour l’exercice 2025, mais son cours a tout de même chuté de 18,1 %. DCC, Endeavour Mining, Persimmon, Antofagasta, IAG, Fresnillo et d’autres actions ont perdu entre 3 % et 6 %. La société d’ingénierie industrielle Smiths Group a fortement chuté après avoir annoncé l’acquisition de DRC Heat Transfer pour 164 millions de livres sterling, tandis que Smith & Nephew a progressé de 3,6 %, contre la tendance.

Sur le marché allemand, Beiersdorf a plongé de 19,8 % en raison de perspectives faibles pour 2026. Infineon, Bayer, Continental et Siemens ont généralement reculé entre 3 % et 7 %. Sur le marché français, ArcelorMittal a chuté de 7,7 %, Kering de 6,5 %, et d’autres grandes entreprises ont également perdu entre 3 % et 7 %.

Côté données économiques, l’inflation annuelle dans la zone euro pour février est montée à 1,9 %, contre 1,7 % en janvier et 1,7 % selon les prévisions du marché. Ces chiffres confirment l’impact réel du risque géopolitique sur l’économie. En France, l’inflation est passée de 0,4 % à 1,1 %, en Espagne de 2,4 % à 2,5 %, et en Italie de 1,0 % à 1,6 %. Au Royaume-Uni, l’inflation des prix à la consommation a ralenti de 1,5 % en janvier à 1,1 % en février, tandis que les prix alimentaires ont diminué de 3,9 % à 3,5 %.

Dans l’ensemble, le marché continue d’évaluer le prix du risque géopolitique, avec une réévaluation en cours des prix du pétrole, des anticipations d’inflation et des perspectives de bénéfices des entreprises. Dans ce contexte, la pression sur les actifs risqués sera difficile à atténuer à court terme.
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