Mettre fin à la boucle infinie : Zelensky affirme à Davos que l'Europe doit se réveiller

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Lors du Forum économique mondial de Davos en Suisse, le président ukrainien Zelensky a prononcé un discours bouleversant. Il a critiqué le fait que l’Europe reste longtemps dans une posture d’« observation », de « procrastination » et de « dépendance aux États-Unis », semblable à l’infini cycle du film « Un jour sans fin » (Groundhog Day). Il a souligné que si l’Europe ne change pas sa situation passive actuelle, elle ne pourra pas faire face à l’invasion russe, ni conserver son influence dans la géopolitique mondiale. Le discours abordait des sujets clés tels que la guerre en Russie, la répression sanglante en Iran, le déficit de défense en Europe, la dépendance aux États-Unis, ainsi que le rôle futur de l’Europe dans le monde.

Répétition historique : l’Europe n’a toujours pas appris à se défendre elle-même

Dès l’ouverture, Zelensky a rappelé ses propos d’il y a un an à Davos : « L’Europe doit apprendre à se défendre elle-même. » Un an plus tard, la situation n’a pas évolué d’un iota. Il a décrit l’Europe comme étant semblable au film « Un jour sans fin », répétant sans cesse les mêmes erreurs et retards. Il a souligné : « Ce n’est pas seulement parce que la menace persiste, mais parce que chaque année, nous manquons l’occasion d’agir. »

Le monde bouge, l’Europe attend : les événements en Iran, au Groenland et au Venezuela reflètent l’impuissance

Zelensky a critiqué la passivité de l’Europe face à des événements internationaux majeurs. Des protestations sanglantes en Iran à la montée en tension de la situation stratégique au Groenland, en passant par l’arrestation de Maduro sous l’impulsion des États-Unis, il a souligné que l’Europe se contente souvent de « regarder l’attitude des États-Unis » plutôt que de participer activement. Il a demandé : « Si tuer suffisamment de personnes permet de rester au pouvoir, est-ce le message que l’Europe veut transmettre au monde ? »

Gel des actifs russes mais hésitation à agir : Poutine a encore de l’influence en Europe

Bien que l’UE ait gelé les actifs russes, Zelensky a exprimé sa gratitude, tout en critiquant : « Lorsqu’il s’agit d’utiliser réellement ces fonds pour contrer l’invasion russe, la décision est bloquée. » « C’est Poutine qui a réussi à empêcher l’Europe, c’est un fait. » Il a souligné que, bien que l’Europe ait le pouvoir de punir la Russie, elle laisse Poutine continuer à contrôler le flux des fonds de la guerre.

La justice en Europe traîne : pas de tribunal international spécifique pour l’invasion russe

Concernant la poursuite judiciaire de l’agression russe, Zelensky a avoué : « Bien qu’il y ait des accords et plusieurs réunions, il n’existe toujours pas de tribunal concret. » Il a critiqué le fait que l’Europe privilégie « d’autres sujets plus urgents » au lieu de respecter ses engagements fondamentaux en matière de justice.

Des garanties de sécurité, mais pas de plan de cessez-le-feu

Zelensky a remercié le Royaume-Uni et la France pour leurs engagements en matière de garanties de sécurité, mais a déclaré franchement : « Ces garanties sont préparées pour l’après-guerre, mais qu’en est-il du cessez-le-feu ? Qui va le faire advenir ? » Il a averti que l’Europe est trop concentrée sur la discussion du « plan d’avenir » tout en évitant de prendre « les décisions d’aujourd’hui », ce qui paralyse la situation.

L’Europe face au pétrole russe : aucune action, le flux de fonds continue

Il a vivement critiqué l’incapacité de l’Europe à stopper complètement le commerce du pétrole russe. « Les pétroliers russes naviguent toujours au bord des côtes européennes, transportant des fonds pour soutenir la guerre, et l’Europe n’agit pas. » Il a proposé une mesure concrète : « Confisquer, vendre le pétrole russe, et utiliser cet argent pour protéger le peuple européen, plutôt que de financer la guerre. »

Les forces militaires européennes sont creuses : 30 soldats ne peuvent pas défendre le Groenland

Concernant la défense européenne, Zelensky a sarcastiquement déclaré : « Vous envoyez 30 ou 40 soldats au Groenland, c’est quoi ? » Il a souligné que l’Europe dépend excessivement des États-Unis et de l’OTAN, tout en manquant d’une force conjointe réellement capable. Il a suggéré de créer des bases dotées de capacités de défense concrètes, plutôt que des garnisons symboliques.

L’Ukraine prête à aider l’Europe : nous pouvons couler les navires russes

Zelensky a affirmé que si l’Europe le demandait, l’Ukraine serait tout à fait capable d’aider à faire face aux navires russes. « Nous savons comment opérer en mer, et nous sommes prêts à aider à couler des navires russes près du Groenland, comme nous l’avons fait en Crimée. »

Leçons d’Iran et de Biélorussie : en restant passifs face aux luttes pour la démocratie, vous en assumez les conséquences

Il a cité l’exemple de l’Iran et de la Biélorussie, critiquant la communauté internationale pour son absence de soutien aux lutteurs pour la liberté, ce qui permet aux régimes dictatoriaux de rester au pouvoir, et même à la Russie d’installer des missiles en Biélorussie, menaçant l’Europe. Il a averti : « Refuser d’aider les peuples libres, c’est en payer le prix plus tard. »

Les sanctions restent trop faibles : l’Europe n’exerce pas encore un contrepoids mondial

Bien qu’il ait salué les progrès en matière de sanctions, Zelensky a estimé que l’action de l’Europe reste inférieure à celle des États-Unis. « Si l’Europe ne peut pas faire peur aux méchants, alors elle ne pourra que toujours réagir en retard, courir après la prochaine crise. »

Il faut briser le silence : les contradictions internes en Europe entravent l’unité

Il a critiqué l’Europe pour sa trop grande prudence face à des sujets sensibles, comme « ne pas parler de la fusée Taurus lors de la discussion sur la Turquie » ou « éviter d’énerver la Chine en parlant de Taïwan ». Cette autocensure empêche l’Europe de s’unir face à l’ennemi, et favorise plutôt les luttes internes, ce qui affaiblit sa capacité d’action.

L’ordre mondial repose sur l’action, pas sur les réunions ou la foi

Zelensky a souligné que l’Europe a trop l’habitude de croire en la foi et de se réunir, oubliant que ce qui décide vraiment de l’avenir, c’est « l’action ». Il a insisté : « Sans action aujourd’hui, il n’y aura pas de demain. » Il a appelé l’Europe à ne plus se contenter d’être un « assortiment de petits États avec une sauce d’ennemis européens », mais à s’unir pour devenir une « force mondiale ».

Cet article met fin à l’infini cycle : Zelensky à Davos affirme que l’Europe doit se réveiller. Publié initialement sur Chain News ABMedia.

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