Le secteur de la blockchain a un problème "d'ancienneté difficile", que les initiés appellent ironiquement le triangle impossible : transparence sur la chaîne, conformité hors chaîne, confidentialité des transactions. Vouloir tout avoir ? Difficile.
La première difficulté pour les institutions financières traditionnelles qui entrent dans la blockchain est précisément celle-ci. Même une blockchain publique comme Ethereum, aussi sécurisée soit-elle, ne sert à rien si les stratégies de trading et les positions sont exposées en permanence. Pour un gestionnaire de fonds standard, c’est comme courir nu. À l’inverse, chercher une blockchain purement privée pose des problèmes de lutte contre le blanchiment d’argent et d’audit réglementaire, qui sont des exigences strictes.
Ce paradoxe dure depuis des années, ce qui explique pourquoi le concept de RWA (actifs du monde réel) est toujours très en vogue mais peine à se concrétiser.
L’émergence de Dusk Network vise précisément cette impasse. Depuis sa création en 2018, Dusk a adopté une orientation claire : construire une couche Layer 1 axée sur la confidentialité, spécialement conçue pour les actifs financiers réglementés. Attention, il ne s’agit pas d’une blockchain généraliste cherchant à atteindre des TPS astronomiques. Son positionnement est plus précis — une infrastructure sous-jacente taillée sur mesure pour les bourses de valeurs numériques mondiales.
Ce qui rend Dusk vraiment impressionnant, c’est qu’il a réussi, grâce à un cadre technique sophistiqué, à résoudre simultanément ces trois défis sur une seule blockchain.
**L’ingéniosité de la solution technique**
Rendre les détails des transactions cryptés de façon simple et brute est à la portée de tous, mais Dusk emprunte une autre voie. Il utilise des techniques cryptographiques avancées comme la preuve à zéro connaissance pour verrouiller les données de transaction couche par couche. L’innovation clé réside dans l’architecture de "divulgation sélective" : les nœuds de régulation reçoivent une clé spéciale pour consulter les données.
En d’autres termes, les participants ordinaires du réseau ne voient pas vos transactions, mais les autorités de régulation, si besoin, peuvent auditer en toute légalité. "Risque visible, identité protégée" — la confidentialité n’est plus en opposition avec la conformité, elle devient un bouclier pour protéger la vie privée des utilisateurs.
**De la théorie à la pratique**
Ce raisonnement n’est pas une utopie. La coopération stratégique entre Dusk et NPEX, une bourse néerlandaise réglementée, en est la preuve concrète. NPEX détient plusieurs licences financières européennes, et grâce à son appui, Dusk obtient indirectement une approbation réglementaire. Les deux parties travaillent actuellement à la mise en chaîne de plus de 300 millions d’euros d’actions, d’obligations et autres titres traditionnels. Le projet pilote sur les obligations a déjà validé la faisabilité de la "divulgation sélective".
Que signifie tout cela ? Dusk, d’un point de vue technique, entre dans une phase d’application réelle à l’échelle institutionnelle.
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GasWaster
· Il y a 9h
Encore une fois, on vend des plans, cette fois-ci c'est Dusk ? Mais en y réfléchissant, si la divulgation sélective pouvait vraiment se concrétiser, cela pourrait vraiment changer la donne.
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SerRugResistant
· Il y a 9h
Attendez, cette stratégie de divulgation sélective peut-elle vraiment fonctionner ? On a l'impression que c'est encore un concept gonflé de toutes pièces.
Non, la collaboration entre Dusk et NPEX semble sérieuse, 3 milliards d'euros, c'est vraiment de l'argent comptant.
C'est la voie que le RWA devrait suivre, pas ces artifices tape-à-l'œil.
En résumé, c'est une assurance pour les institutions, la confidentialité et la conformité peuvent coexister.
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HashBrownies
· Il y a 9h
La stratégie de divulgation sélective est vraiment géniale, enfin quelqu'un a réussi à concilier vie privée et conformité, ces deux ennemis jurés.
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FrontRunFighter
· Il y a 9h
La divulgation sélective semble séduisante sur le papier, mais soyons réalistes — donner aux régulateurs une clé dérobée ? C'est simplement une capture réglementaire avec des étapes supplémentaires, ils finiront par en faire une arme.
Le secteur de la blockchain a un problème "d'ancienneté difficile", que les initiés appellent ironiquement le triangle impossible : transparence sur la chaîne, conformité hors chaîne, confidentialité des transactions. Vouloir tout avoir ? Difficile.
La première difficulté pour les institutions financières traditionnelles qui entrent dans la blockchain est précisément celle-ci. Même une blockchain publique comme Ethereum, aussi sécurisée soit-elle, ne sert à rien si les stratégies de trading et les positions sont exposées en permanence. Pour un gestionnaire de fonds standard, c’est comme courir nu. À l’inverse, chercher une blockchain purement privée pose des problèmes de lutte contre le blanchiment d’argent et d’audit réglementaire, qui sont des exigences strictes.
Ce paradoxe dure depuis des années, ce qui explique pourquoi le concept de RWA (actifs du monde réel) est toujours très en vogue mais peine à se concrétiser.
L’émergence de Dusk Network vise précisément cette impasse. Depuis sa création en 2018, Dusk a adopté une orientation claire : construire une couche Layer 1 axée sur la confidentialité, spécialement conçue pour les actifs financiers réglementés. Attention, il ne s’agit pas d’une blockchain généraliste cherchant à atteindre des TPS astronomiques. Son positionnement est plus précis — une infrastructure sous-jacente taillée sur mesure pour les bourses de valeurs numériques mondiales.
Ce qui rend Dusk vraiment impressionnant, c’est qu’il a réussi, grâce à un cadre technique sophistiqué, à résoudre simultanément ces trois défis sur une seule blockchain.
**L’ingéniosité de la solution technique**
Rendre les détails des transactions cryptés de façon simple et brute est à la portée de tous, mais Dusk emprunte une autre voie. Il utilise des techniques cryptographiques avancées comme la preuve à zéro connaissance pour verrouiller les données de transaction couche par couche. L’innovation clé réside dans l’architecture de "divulgation sélective" : les nœuds de régulation reçoivent une clé spéciale pour consulter les données.
En d’autres termes, les participants ordinaires du réseau ne voient pas vos transactions, mais les autorités de régulation, si besoin, peuvent auditer en toute légalité. "Risque visible, identité protégée" — la confidentialité n’est plus en opposition avec la conformité, elle devient un bouclier pour protéger la vie privée des utilisateurs.
**De la théorie à la pratique**
Ce raisonnement n’est pas une utopie. La coopération stratégique entre Dusk et NPEX, une bourse néerlandaise réglementée, en est la preuve concrète. NPEX détient plusieurs licences financières européennes, et grâce à son appui, Dusk obtient indirectement une approbation réglementaire. Les deux parties travaillent actuellement à la mise en chaîne de plus de 300 millions d’euros d’actions, d’obligations et autres titres traditionnels. Le projet pilote sur les obligations a déjà validé la faisabilité de la "divulgation sélective".
Que signifie tout cela ? Dusk, d’un point de vue technique, entre dans une phase d’application réelle à l’échelle institutionnelle.