Vitalik Buterin a récemment publié une longue analyse sur X afin d’encourager la communauté blockchain et cryptographique à adopter des standards de sécurité plus élevés — en particulier la sécurité 128 bits. Selon lui, le niveau de sécurité actuel de nombreux systèmes devient progressivement obsolète alors que la puissance de calcul mondiale augmente plus rapidement que jamais.
Buterin calcule que le proof-of-work accumulé total de Bitcoin — c’est-à-dire toute la puissance de calcul consommée pour miner la blockchain actuelle — a atteint environ 2^96 hachages.
( 🔍 Qu’est-ce que le proof-of-work accumulé ?
Lorsque le PoW total atteint le seuil de 96 bits, cela signifie que pour brute-forcer ou écraser toute l’histoire du Bitcoin, un attaquant devrait surpasser la puissance de calcul équivalente à 2^96 opérations de hachage SHA-256 — un chiffre tellement énorme qu’aucun système informatique réel ne pourrait y parvenir.
Vitalik reprend l’argument du chercheur Ethereum Justin Drake, qui plaide depuis des années pour que l’industrie adopte des systèmes cryptographiques offrant au minimum une sécurité de 128 bits (un hacker doit effectuer 2^128 opérations pour casser le système). Par exemple :
La puissance de calcul mondiale augmente sans cesse, surtout à mesure que l’IA, les GPU, les ASIC et l’informatique quantique progressent. 2. 128 bits est considéré comme sûr pour plusieurs décennies
128 bits équivalent à 3,4 × 10^38 possibilités — un chiffre tellement grand qu’aucune plateforme informatique ne pourra brute-forcer dans un avenir proche. 3. De nombreux anciens systèmes crypto n’atteignent que près de 128 bits
Certains anciens algorithmes de signature et fonctions de hachage pourraient devenir faibles face aux nouvelles technologies. 4. Normaliser la sécurité favorise l’uniformisation sectorielle
N’importe quelle blockchain peut devenir un point faible si elle utilise des normes cryptographiques obsolètes, ce qui rend tout l’écosystème vulnérable.
Bitcoin utilise SHA-256 et le PoW, qui sont extrêmement robustes. Mais le fait que le réseau atteigne un niveau de sécurité équivalent à 96 bits inquiète Buterin, car nous approchons du seuil que les systèmes cryptographiques doivent dépasser.
Dans un contexte où :
→ Si l’industrie ne s’adapte pas à temps, les anciens systèmes cryptographiques pourraient devenir un risque majeur.
Le message de Buterin est très clair :
Vitalik avertit que si l’écosystème ne se met pas à niveau, les risques à l’avenir seront bien plus importants qu’aujourd’hui.
Thạch Sanh