Lorsque cette musique festive familière retentit dans les rues, le Nouvel An des étrangers est déjà là, et 2025 entre dans le compte à rebours. Si je devais résumer cette année exceptionnelle dans la cryptosphère en un seul mot, ce serait : « tumultueuse » ; quant aux narrations qui m’ont laissé une impression profonde, celles qui me viennent à l’esprit sont : le voyage en montagnes russes de DAT sous la conduite de Strategy, passant de la fête à la quiétude, la vague d’IPO de sociétés cryptographiques et de stablecoins déclenchée par l’introduction en bourse de Circle, l’engouement et la calme du marché après l’approbation des ETF de memecoins, ainsi que le plus grand vol de cryptomonnaie de l’histoire chez Bybit, le choc tarifaire provoquant un effondrement des marchés, et cette effrayante « 10.11 » qui a fait plonger le marché en un clin d’œil…
Habitué, il est temps de faire le bilan de cette année. Laissons de côté le vacarme des chandeliers K, prenons une tasse de café, et parcourons lentement cette année de douze mois, en revivant ces moments clés qui ont façonné l’industrie d’aujourd’hui.
Janvier : La cryptomonnaie de Trump et la signature d’un décret
Le début d’année 2025 dans la cryptosphère tourne entièrement autour d’une personne : Donald Trump.
Mi-janvier, avant même son investiture officielle, Trump a secoué le monde de la cryptographie avec une action inattendue — il a lancé avec la Première dame Melania des memecoins TRUMP et MELANIA sur Solana. Ce « show où le président lui-même fait la promotion » est une première dans l’histoire de la cryptographie, provoquant une frénésie immédiate sur le marché. De nombreux traders, dont beaucoup de jeunes Chinois agiles grâce au décalage horaire et à l’accès à l’information, se sont rués pour profiter de cet effet de célébrité politique inédit. Cependant, face aux critiques acerbes sur la « monétisation politique » et la « récolte », cette fête a été courte : les prix des deux tokens ont flambé puis chuté brutalement, laissant derrière eux un chaos et une discussion approfondie sur le risque moral des memecoins de célébrités.
Mais cette farce sur la blockchain n’était qu’un prélude. Le 24 janvier, seulement trois jours après son investiture, Trump a signé un décret intitulé « Renforcer la position de leadership des États-Unis dans la technologie financière numérique », visant à renverser le cadre réglementaire de l’administration précédente, et à créer un « groupe de travail présidentiel sur les actifs numériques » dirigé par David Sacks, impliquant le Trésor et la SEC. Il s’agit de concevoir un nouveau cadre fédéral pour les actifs numériques (notamment les stablecoins) et d’étudier la possibilité de constituer une « réserve stratégique d’actifs numériques nationaux » pour les États-Unis. Par ailleurs, le décret a également mis un frein au développement des CBDC, en interdisant leur progression.
Février : Dérèglementation et alarme de sécurité
Si janvier était une fête dominée par la narration politique, février voit le marché avancer sous la tension de deux forces opposées : d’un côté, un vent de libéralisation réglementaire et de législation, de l’autre, la sonnette d’alarme suite au plus grand vol de cryptomonnaie de l’histoire.
Depuis la démission officielle de Gary Gensler le 21 janvier, la nouvelle SEC américaine, sous la direction par intérim de Mark Uyeda, s’efforce de changer son image. D’abord par la « suspension des poursuites » : la SEC a arrêté ses enquêtes contre Coinbase, Binance, Uniswap, etc., puis a restructuré son département d’application de la loi cryptographique, visant à concentrer ses efforts sur la lutte contre les véritables crimes. Par ailleurs, le « GENIUS Act », qui prépare la législation pour la seconde moitié de l’année, a été présenté par un groupe bipartite.
Cependant, cette euphorie politique a été brisée à la fin du mois par une lourde défaite : Bybit a subi la plus grande attaque de hacking de l’histoire, avec une perte estimée à environ 1,5 milliard de dollars. Ce désastre a été un coup de froid pour tous, rappelant que, malgré la grandeur des narrations, la sécurité des actifs reste la faiblesse la plus vulnérable du secteur. Heureusement, la gestion de crise de Bybit et la rapidité de la reprise du marché ont montré la résilience de l’industrie face à l’adversité.
De plus, la baisse de l’engouement pour les memecoins sur Solana est notable. Avec des accusations de fraude concernant des memecoins liés à des figures politiques comme le président argentin Milei, le sentiment du marché s’est rapidement détérioré. Après sept ans de hauts et de bas, OpenSea a également annoncé le lancement de son token en ce mois. Selon les dernières nouvelles, OpenSea prévoit de lancer le token SEA au premier trimestre 2026.
Mars : La fête du capital sous la turbulence des droits de douane et la stratégie de stockage
En mars, sous l’impact de la hausse des droits de douane de Trump, le marché a connu des turbulences, Bitcoin ayant brièvement chuté sous la barre des 80 000 dollars. Cependant, dans cette atmosphère de prudence et d’attentisme, la stratégie de Wall Street, les ambitions des sociétés cotées, et une directive du White House ont composé une symphonie sur « la souveraineté, le capital et l’entrée massive des entreprises ».
D’abord, une vague de fusions-acquisitions a déferlé. Kraken a annoncé l’acquisition de la plateforme de futures NinjaTrader pour 1,5 milliard de dollars. Par ailleurs, des rumeurs indiquent que Coinbase négocie sérieusement pour racheter Deribit, le géant du trading d’options, avec une transaction potentiellement plus grande (finalement, Coinbase a acquis Deribit pour 2,9 milliards de dollars, record historique). L’investissement en capital-risque est également en plein essor : Sequoia Capital a injecté 400 millions de dollars dans le fonds TON, et le fonds souverain d’Abu Dhabi, MGX, a investi 2 milliards de dollars dans Binance. Ces transactions envoient un message clair : les géants de la finance traditionnelle ne veulent plus attendre sur le quai, ils brandissent des chèques pour s’emparer des parts de marché futures.
Ensuite, la « vague de stockage d’actifs par les entreprises » entre dans une nouvelle phase. Le pionnier Strategy a de nouveau investi 2,4 milliards de dollars pour accumuler 29 000 bitcoins. Plus intéressant encore, cette tendance commence à toucher un plus large éventail de sociétés cotées : le conseil d’administration de GameStop a officiellement approuvé l’intégration du bitcoin dans ses réserves, et des entreprises comme Rumble ou KULR rejoignent cette tendance.
Enfin, un événement marquant : le 7 mars, Trump a signé un décret établissant officiellement la « réserve stratégique de Bitcoin des États-Unis », offrant un soutien sans précédent à la crédibilité souveraine de cette classe d’actifs.
D’autres événements notables en mars incluent la bataille pour le marché des memecoins sur Solana entre Pump.fun et Raydium, le bannissement renouvelé des market makers non conformes par Binance, et la controverse autour de CZ, qui a utilisé un memecoin de l’ancien footballeur Ronaldinho pour attirer du trafic vers BNB Chain.
Avril : La tranquillité dans la tourmente macroéconomique
En laissant de côté l’intensification de la guerre commerciale sino-américaine et la tournure imprévisible de Trump, avril a été un mois relativement calme pour la cryptosphère. Pas de tempêtes, mais deux événements majeurs ont posé les jalons d’un avenir prometteur.
D’abord, la nouvelle SEC avec un nouveau président. Paul Atkins, lors de sa prise de fonction, a promis d’établir une base réglementaire solide pour les actifs numériques, en adoptant une approche « rationnelle, cohérente et fondée sur des principes », visant à faire des États-Unis la « meilleure et la plus sûre » juridiction pour la cryptosphère. Cette attitude contraste nettement avec la posture ferme de son prédécesseur Gensler, et ouvre la voie à des règles plus amicales.
Ensuite, Ethereum a franchi une étape stratégique cruciale dans son développement. La Fondation Ethereum (EF) a publié trois articles importants : une réaffirmation de la philosophie de « l’Infini Jardin » et de l’ouverture et la décentralisation ; une confirmation du recentrage sur la feuille de route technique, notamment l’expansion massive du réseau principal, avec des objectifs ambitieux pour améliorer ses performances dans les années à venir ; enfin, la nomination de Hsiao-Wei Wang et Tomasz Stańczak comme nouveaux co-directeurs, assurant une transition de leadership stable. Après les critiques sur l’écosystème L2 et la concurrence féroce, Ethereum choisit de revenir à ses fondamentaux, en renforçant la couche protocolaire, pour consolider sa position de « ordinateur mondial ».
Avril est comme une pluie douce et silencieuse. La turbulence macroéconomique a testé la maturité du marché, la régulation a éliminé la plus grande incertitude, et les principales blockchains ont achevé leur recentrage stratégique. Lorsque le tumulte se calme, la stabilité de la base est silencieusement consolidée. Tout cela prépare le terrain pour un été plus chaud et plus intense à venir.
Mai : Nouveau sommet pour Bitcoin et montée en puissance du modèle DAT
En mai, la cryptomonnaie a commencé à s’échauffer dans un contexte de détente macroéconomique. Au début du mois, l’accord de suspension des droits de douane sino-américains a apporté un souffle d’air frais, et le 22 mai, Bitcoin a franchi pour la première fois la barre des 110 000 dollars, atteignant un nouveau sommet historique.
Derrière cette euphorie, le modèle DAT s’est étendu de Bitcoin à plusieurs actifs, avec l’émergence de memecoins de type DAT comme SharpLink Gaming (ETH), Upexi (SOL), VivoPower (XRP). La participation institutionnelle s’est accélérée : après l’acquisition record de Deribit, Coinbase a été intégrée à l’indice S&P 500, devenant ainsi une composante majeure de la finance traditionnelle. Kraken, Robinhood, etc., ont également étendu leur présence via des acquisitions et de nouveaux produits.
Sur le plan législatif, la Maison Blanche et le Congrès ont poursuivi la législation sur la régulation des actifs numériques. Le 5 mai, le Comité des services financiers de la Chambre et le Comité agricole ont publié un projet de loi sur la structure du marché des actifs numériques, tandis que le « GENIUS Act » a obtenu une étape clé au Sénat, apportant une certitude inédite pour le secteur.
De plus, Ethereum a connu une hausse de plus de 40 % grâce à la mise à jour Pectra, et le protocole dérivé Hyperliquid, souvent critiqué, a rapidement conquis le marché à terme perpétuel, avec son token HYPE en hausse de 75 % en mai.
Juin : Introduction en bourse de Circle et vague de tokenisation des actions américaines
Le mois de juin est dominé par deux vagues parallèles, dessinant la feuille de route de l’intégration profonde de la cryptosphère dans la système financier traditionnel.
D’abord, la valeur commerciale des stablecoins a été officiellement reconnue par le marché traditionnel. Le 4 juin, Circle, émetteur du deuxième stablecoin USDC, a réussi son introduction en bourse à la Bourse de New York. La réaction du marché a été enthousiaste : le prix a grimpé de 31 dollars à 181 dollars à la fin du mois. Ce n’était pas seulement une IPO réussie, mais aussi une reconnaissance en mode référendum du « modèle commercial des stablecoins ».
Ensuite, dans la foulée de la narration DAT, la « tokenisation des actions américaines » a été remise sur le devant de la scène. Robinhood a annoncé à Cannes l’ouverture de la trading de plus de 200 actions et ETF américains en token, pour ses utilisateurs européens, avec une migration prévue vers un Layer 2 interne optimisé pour RWA ; Kraken et Bybit ont lancé le service « xStocks » avec Backed Finance, couvrant plus de 60 sous-jacents. Par ailleurs, Coinbase négocie activement avec la SEC pour obtenir une autorisation réglementaire pour la négociation locale de titres tokenisés ; Gemini a conclu un partenariat stratégique avec Dinari pour lancer une plateforme de trading d’actions tokenisées pour l’UE.
De plus, en tant qu’application native de la cryptosphère, le marché des prédictions a reçu un financement massif : Polymarket et Kalshi ont levé respectivement 200 millions et 185 millions de dollars, préparant une explosion dans ce secteur pour la seconde moitié de l’année.
Juillet : La mise en œuvre du « GENIUS Act » et un marché en pleine croissance
En juillet, la hausse des températures s’est accompagnée d’un marché en plein essor.
Le prix du Bitcoin, soutenu par la narration DAT et l’afflux institutionnel, a dépassé 120 000 dollars le 14 juillet, battant un nouveau record historique. Parallèlement, l’écosystème Ethereum a connu une injection massive de capitaux. Le ETF spot sur Ethereum aux États-Unis a enregistré un flux net de 5,43 milliards de dollars en juillet, un record mensuel. La narration DAT a aussi été portée par une figure clé : Tom Lee, connu comme le « bear » de la crypto, a annoncé que sa société minière Bitmine renforçait sa position en Ethereum. Ensuite, Peter Thiel, le célèbre investisseur de Silicon Valley, a acquis 9,1 % de cette société.
Au moment où les prix atteignaient des sommets, les règles fondamentales de l’industrie se sont aussi façonnées discrètement à Washington. Lors de la « semaine de la cryptomonnaie » très attendue, Trump a signé le 18 juillet le « GENIUS Act », établissant le premier cadre réglementaire fédéral complet pour les stablecoins. Par ailleurs, un projet de décret autorisant les plans de retraite 401(k) à investir dans la cryptomonnaie circule, ouvrant la voie à une intégration des pensions publiques et du marché crypto.
Il est aussi à noter que, dans cette vague de marché centrée sur les actifs financiers, le secteur des NFT, jusque-là en sommeil, a montré des signes de reprise. La plus emblématique étant l’apparition du « pingouin gros » en bourse, la soumission de la demande pour un ETF PENGU, et plusieurs « tendances de changement de tête » dans divers projets.
Août : Marché en différenciation
En août, la cryptosphère s’est fortement différenciée. Après avoir atteint un sommet historique à 124 000 dollars, Bitcoin a reculé vers 108 000 dollars à la fin du mois. Ethereum, grâce à sa narration indépendante, a connu une forte hausse, dépassant 4950 dollars, un record depuis début novembre 2021. Ensuite, Chainlink (LINK), suite à l’annonce d’une collaboration avec le Département du Commerce américain, a progressé de près de 75 %.
Sur le plan réglementaire, le 31 juillet, le président de la SEC, Paul S. Atkins, a publié un article-programme annonçant le lancement du projet « Project Crypto », visant à rejeter la régulation hostile de son prédécesseur, et à promouvoir la « chaîne » dans la finance américaine, avec une régulation claire et prévisible pour attirer les entreprises mondiales. Dans le domaine des stablecoins, avec la mise en œuvre du « GENIUS Act », la compétition réglementaire mondiale s’est intensifiée. Le Wyoming a lancé son premier stablecoin officiel, poursuivant son expérimentation législative en crypto. De l’autre côté de l’Atlantique, Hong Kong a vu entrer en vigueur le 1er août la « Loi sur les stablecoins », avec l’ouverture des demandes de licences, attirant de nombreuses entreprises comme JD.com (même si certaines ont ensuite abandonné).
Ce mois a aussi été marqué par des spectacles de marché et des alertes techniques. Le token YZY de Kanye West sur Solana a encore connu une montagne russe, illustrant le risque élevé des memecoins de célébrités. Plus perturbant encore, le projet Qubic a, par une « occupation pacifique », contrôlé plus de 51 % de la puissance de calcul du réseau Monero, suscitant un large débat sur la décentralisation et la sécurité.
Septembre : Baisse des taux, ETF cryptos et stratégies des géants
En septembre, la politique macroéconomique a changé, injectant de nouvelles attentes de liquidité, et les géants ont clarifié leur stratégie.
D’abord, un tournant clé : le 17 septembre, la Fed a annoncé une baisse de 25 points de base, sa première baisse en 2025. Ensuite, la voie réglementaire pour les produits financiers cryptographiques s’est simplifiée et standardisée : la SEC a officiellement approuvé la cotation d’ETF crypto, permettant aux émetteurs de lancer de nouveaux ETF sans passer par des processus longs et incertains, dès lors que les actifs respectent certains standards.
Par ailleurs, les grands acteurs ont lancé des stratégies multiples. D’un côté, des sociétés crypto natives accélèrent leur entrée dans la finance traditionnelle : Figure, la « première action RWA », a rejoint le Nasdaq, suivie par Gemini, marquant un mini-essor. De l’autre, des géants traditionnels comme BlackRock ou Nasdaq annoncent des plans de tokenisation d’actifs, accélérant leur fusion avec la crypto. Notons aussi qu’en Asie, des acteurs comme Yunfeng Financial ont discrètement acheté plus de 10 000 ETH en deux mois, indiquant une ambition stratégique plus large.
Dans les sous-secteurs, la compétition dans les stablecoins s’intensifie. Tether dévoile ses plans pour lever jusqu’à 20 milliards de dollars et lancer USAT, un stablecoin conforme, visant le marché américain, en concurrence directe avec Circle. Dans la finance décentralisée, Native Markets a obtenu le droit d’émettre le stablecoin USDH de Hyperliquid, malgré des controverses, montrant une avancée dans la construction d’infrastructures financières natives. La guerre des DEX fait rage avec l’émergence d’Aster, face à Hyperliquid.
Octobre : « 10.11 » sanglant, « Binance Life » et ETF SOL
En octobre, la cryptomonnaie a connu une tempête, d’un choc macroéconomique à une liquidation interne, gravée dans l’histoire par une chute épique.
Au début du mois, la paralysie du gouvernement américain a suscité des inquiétudes, puis la déclaration de Trump le 10 octobre d’imposer 100 % de droits de douane sur la Chine a déclenché une panique généralisée. La liquidité s’est brutalement resserrée, et la structure du marché à effet de levier élevé est devenue extrêmement fragile. Le 11 octobre, la catastrophe a culminé : près de 19 milliards de dollars de positions à terme ont été liquidés en une seule journée, établissant un record historique. Ensuite, la déconnexion de stablecoins comme USDe s’est produite. Dans ce chaos, le privacy coin Zcash (ZEC) a connu une hausse spectaculaire de plus de 400 %, probablement comme une couverture contre l’incertitude réglementaire.
Malgré cette tempête, l’innovation financière n’a pas cessé : sous la nouvelle norme d’introduction en bourse, des institutions comme Huaxia Fund ou Bitwise ont lancé des ETF sur Solana, ouvrant la voie à une vague d’ETF sur d’autres memecoins.
Le marché a aussi connu des scènes absurdes : durant la fête nationale chinoise, des memecoins en chinois comme « Binance Life » ou « Customer Service Xiao He » sont devenus viraux, mais cette euphorie de courte durée s’est soldée par des chutes de prix et des pertes pour les petits investisseurs, illustrant la nature volatile et souvent absurde du marché.
Enfin, l’événement politique qui a secoué le secteur en clôture est la « grâce présidentielle de Trump à Zhao Changpeng ». Si cette décision a été perçue comme une marque d’amitié envers l’industrie, elle a aussi suscité des doutes sur d’éventuels intérêts cachés et des risques d’initiatives en coulisses à l’avenir.
Novembre : La course aux privacy coins et la fièvre x402
En novembre, la cryptomonnaie a poursuivi sa chute, sous l’ombre du « flash crash » du 10.11. La crise du 10.11 n’étant pas encore digérée, le marché a été affecté par le « Black Tuesday » des marchés américains, Bitcoin tombant brièvement sous la barre des 100 000 dollars. La situation s’est aggravée avec une série de crises internes : Balancer a été attaqué, le stablecoin xUSD a dévié de sa parité, provoquant une crise de confiance dans la DeFi ; en parallèle, des sociétés comme Huajian Medical ont suspendu leurs acquisitions, et Sequans a vendu 970 BTC pour rembourser ses dettes. La politique monétaire de la Fed, avec ses hausses de taux, a aussi renforcé l’inquiétude sur la liquidité. Sous cette pression, Bitcoin a chuté à 80 600 dollars le 21 novembre, le moral du marché au plus bas. Mais, comme en octobre, la course aux privacy coins a continué à défier la tendance.
Par ailleurs, une révolution silencieuse se déroule dans la couche de paiement. Les développeurs et capitaux se tournent vers le nouveau protocole d’ouverture de paiement développé par Coinbase, x402. Ce protocole vise à supporter des micro-paiements autonomes, sans intervention humaine ni intermédiaire, pilotés par IA, avec la blockchain comme couche de règlement final. Son volume de transactions quotidiennes est passé de moins de 50 000 en octobre à plus de 2 millions fin novembre. Ce n’est pas seulement une avancée technologique, mais l’émergence d’une « économie programmable » où machines et machines échangent directement de la valeur.
En parallèle, grâce à la norme d’introduction en bourse de septembre, le marché des ETF cryptographiques continue d’innover et de s’étendre, avec des produits sur XRP, Dogecoin, etc.
Il faut aussi noter que la plateforme de prédictions Kalshi, en un mois, a vu sa valorisation passer de 5 milliards à 11 milliards de dollars, levant 1 milliard de dollars supplémentaires, attirant des fonds comme Sequoia ou CapitalG d’Alphabet. Coinbase a aussi lancé une plateforme de vente de tokens pour les particuliers, préparant le terrain pour une « super app » de trading tout-en-un.
Décembre : Clôture en douceur
En décembre, la cryptosphère a clôturé dans le calme, avec une volatilité qui s’est apaisée, mais sous la surface, des courants profonds continuent de couler.
Deux luttes pour le « pouvoir de parole » ont retenu l’attention : d’un côté, le protocole DeFi Aave a été secoué par une lutte de gouvernance entre la DAO et l’équipe de développement, révélant les limites de la décentralisation ; de l’autre, la finance traditionnelle a mis à l’épreuve l’acceptation des actifs cryptographiques, avec MSCI proposant d’exclure la société DAT de ses indices principaux, ce qui a provoqué une forte réaction de Strategy.
Côté régulation, les bonnes nouvelles continuent : Mike Selig et Travis Hill, respectivement nommés par Trump à la CFTC et à la FDIC, ont été confirmés par le Sénat. La CFTC a lancé un pilote pour les actifs numériques, autorisant Bitcoin, Ethereum et USDC comme collatéraux admissibles pour les dérivés, ouvrant la voie à une participation plus profonde des institutions.
Quant à la tendance la plus marquante du mois, c’est sans doute la vision de Coinbase pour l’avenir : avec « The future of finance is on Coinbase. All in one app », la société a lancé en grande pompe l’ère de la « super plateforme de trading ».
Conclusion
Lorsque les chants de Noël résonnent dans l’air de fin d’année, notre café de bilan est déjà vide.
Cette année, nous avons assisté à l’ouverture dramatique avec la « cryptomonnaie présidentielle », puis à la douleur provoquée par la tempête de « 10.11 » et ses liquidations. Ces moments, qu’ils soient absurdes ou cruels, ont été comme une fièvre qui, en se calmant, a forcé l’industrie à bâtir une sécurité plus robuste et une gouvernance plus lucide. Mais sous l’apparence de volatilité, une ligne directrice claire traverse tout : le monde de la cryptographie quitte de façon irréversible la périphérie pour devenir le centre, du chaos à l’ordre.
Le compte à rebours pour la nouvelle année va bientôt commencer. Le chemin ne sera pas sans obstacles, mais la direction n’a jamais été aussi claire. Avec les souvenirs, les leçons et l’espoir d’une exploration inextinguible, avançons ensemble vers une nouvelle ère cryptographique plus intégrée et, sans doute, plus passionnante.
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À propos de la mémoire cryptée de 2025 : hauts et bas, forgeage et fusion
Rédigé par : Yangz, Techub News
Jingle bells, jingle bells, jingle all the way…
Lorsque cette musique festive familière retentit dans les rues, le Nouvel An des étrangers est déjà là, et 2025 entre dans le compte à rebours. Si je devais résumer cette année exceptionnelle dans la cryptosphère en un seul mot, ce serait : « tumultueuse » ; quant aux narrations qui m’ont laissé une impression profonde, celles qui me viennent à l’esprit sont : le voyage en montagnes russes de DAT sous la conduite de Strategy, passant de la fête à la quiétude, la vague d’IPO de sociétés cryptographiques et de stablecoins déclenchée par l’introduction en bourse de Circle, l’engouement et la calme du marché après l’approbation des ETF de memecoins, ainsi que le plus grand vol de cryptomonnaie de l’histoire chez Bybit, le choc tarifaire provoquant un effondrement des marchés, et cette effrayante « 10.11 » qui a fait plonger le marché en un clin d’œil…
Habitué, il est temps de faire le bilan de cette année. Laissons de côté le vacarme des chandeliers K, prenons une tasse de café, et parcourons lentement cette année de douze mois, en revivant ces moments clés qui ont façonné l’industrie d’aujourd’hui.
Janvier : La cryptomonnaie de Trump et la signature d’un décret
Le début d’année 2025 dans la cryptosphère tourne entièrement autour d’une personne : Donald Trump.
Mi-janvier, avant même son investiture officielle, Trump a secoué le monde de la cryptographie avec une action inattendue — il a lancé avec la Première dame Melania des memecoins TRUMP et MELANIA sur Solana. Ce « show où le président lui-même fait la promotion » est une première dans l’histoire de la cryptographie, provoquant une frénésie immédiate sur le marché. De nombreux traders, dont beaucoup de jeunes Chinois agiles grâce au décalage horaire et à l’accès à l’information, se sont rués pour profiter de cet effet de célébrité politique inédit. Cependant, face aux critiques acerbes sur la « monétisation politique » et la « récolte », cette fête a été courte : les prix des deux tokens ont flambé puis chuté brutalement, laissant derrière eux un chaos et une discussion approfondie sur le risque moral des memecoins de célébrités.
Mais cette farce sur la blockchain n’était qu’un prélude. Le 24 janvier, seulement trois jours après son investiture, Trump a signé un décret intitulé « Renforcer la position de leadership des États-Unis dans la technologie financière numérique », visant à renverser le cadre réglementaire de l’administration précédente, et à créer un « groupe de travail présidentiel sur les actifs numériques » dirigé par David Sacks, impliquant le Trésor et la SEC. Il s’agit de concevoir un nouveau cadre fédéral pour les actifs numériques (notamment les stablecoins) et d’étudier la possibilité de constituer une « réserve stratégique d’actifs numériques nationaux » pour les États-Unis. Par ailleurs, le décret a également mis un frein au développement des CBDC, en interdisant leur progression.
Février : Dérèglementation et alarme de sécurité
Si janvier était une fête dominée par la narration politique, février voit le marché avancer sous la tension de deux forces opposées : d’un côté, un vent de libéralisation réglementaire et de législation, de l’autre, la sonnette d’alarme suite au plus grand vol de cryptomonnaie de l’histoire.
Depuis la démission officielle de Gary Gensler le 21 janvier, la nouvelle SEC américaine, sous la direction par intérim de Mark Uyeda, s’efforce de changer son image. D’abord par la « suspension des poursuites » : la SEC a arrêté ses enquêtes contre Coinbase, Binance, Uniswap, etc., puis a restructuré son département d’application de la loi cryptographique, visant à concentrer ses efforts sur la lutte contre les véritables crimes. Par ailleurs, le « GENIUS Act », qui prépare la législation pour la seconde moitié de l’année, a été présenté par un groupe bipartite.
Cependant, cette euphorie politique a été brisée à la fin du mois par une lourde défaite : Bybit a subi la plus grande attaque de hacking de l’histoire, avec une perte estimée à environ 1,5 milliard de dollars. Ce désastre a été un coup de froid pour tous, rappelant que, malgré la grandeur des narrations, la sécurité des actifs reste la faiblesse la plus vulnérable du secteur. Heureusement, la gestion de crise de Bybit et la rapidité de la reprise du marché ont montré la résilience de l’industrie face à l’adversité.
De plus, la baisse de l’engouement pour les memecoins sur Solana est notable. Avec des accusations de fraude concernant des memecoins liés à des figures politiques comme le président argentin Milei, le sentiment du marché s’est rapidement détérioré. Après sept ans de hauts et de bas, OpenSea a également annoncé le lancement de son token en ce mois. Selon les dernières nouvelles, OpenSea prévoit de lancer le token SEA au premier trimestre 2026.
Mars : La fête du capital sous la turbulence des droits de douane et la stratégie de stockage
En mars, sous l’impact de la hausse des droits de douane de Trump, le marché a connu des turbulences, Bitcoin ayant brièvement chuté sous la barre des 80 000 dollars. Cependant, dans cette atmosphère de prudence et d’attentisme, la stratégie de Wall Street, les ambitions des sociétés cotées, et une directive du White House ont composé une symphonie sur « la souveraineté, le capital et l’entrée massive des entreprises ».
D’abord, une vague de fusions-acquisitions a déferlé. Kraken a annoncé l’acquisition de la plateforme de futures NinjaTrader pour 1,5 milliard de dollars. Par ailleurs, des rumeurs indiquent que Coinbase négocie sérieusement pour racheter Deribit, le géant du trading d’options, avec une transaction potentiellement plus grande (finalement, Coinbase a acquis Deribit pour 2,9 milliards de dollars, record historique). L’investissement en capital-risque est également en plein essor : Sequoia Capital a injecté 400 millions de dollars dans le fonds TON, et le fonds souverain d’Abu Dhabi, MGX, a investi 2 milliards de dollars dans Binance. Ces transactions envoient un message clair : les géants de la finance traditionnelle ne veulent plus attendre sur le quai, ils brandissent des chèques pour s’emparer des parts de marché futures.
Ensuite, la « vague de stockage d’actifs par les entreprises » entre dans une nouvelle phase. Le pionnier Strategy a de nouveau investi 2,4 milliards de dollars pour accumuler 29 000 bitcoins. Plus intéressant encore, cette tendance commence à toucher un plus large éventail de sociétés cotées : le conseil d’administration de GameStop a officiellement approuvé l’intégration du bitcoin dans ses réserves, et des entreprises comme Rumble ou KULR rejoignent cette tendance.
Enfin, un événement marquant : le 7 mars, Trump a signé un décret établissant officiellement la « réserve stratégique de Bitcoin des États-Unis », offrant un soutien sans précédent à la crédibilité souveraine de cette classe d’actifs.
D’autres événements notables en mars incluent la bataille pour le marché des memecoins sur Solana entre Pump.fun et Raydium, le bannissement renouvelé des market makers non conformes par Binance, et la controverse autour de CZ, qui a utilisé un memecoin de l’ancien footballeur Ronaldinho pour attirer du trafic vers BNB Chain.
Avril : La tranquillité dans la tourmente macroéconomique
En laissant de côté l’intensification de la guerre commerciale sino-américaine et la tournure imprévisible de Trump, avril a été un mois relativement calme pour la cryptosphère. Pas de tempêtes, mais deux événements majeurs ont posé les jalons d’un avenir prometteur.
D’abord, la nouvelle SEC avec un nouveau président. Paul Atkins, lors de sa prise de fonction, a promis d’établir une base réglementaire solide pour les actifs numériques, en adoptant une approche « rationnelle, cohérente et fondée sur des principes », visant à faire des États-Unis la « meilleure et la plus sûre » juridiction pour la cryptosphère. Cette attitude contraste nettement avec la posture ferme de son prédécesseur Gensler, et ouvre la voie à des règles plus amicales.
Ensuite, Ethereum a franchi une étape stratégique cruciale dans son développement. La Fondation Ethereum (EF) a publié trois articles importants : une réaffirmation de la philosophie de « l’Infini Jardin » et de l’ouverture et la décentralisation ; une confirmation du recentrage sur la feuille de route technique, notamment l’expansion massive du réseau principal, avec des objectifs ambitieux pour améliorer ses performances dans les années à venir ; enfin, la nomination de Hsiao-Wei Wang et Tomasz Stańczak comme nouveaux co-directeurs, assurant une transition de leadership stable. Après les critiques sur l’écosystème L2 et la concurrence féroce, Ethereum choisit de revenir à ses fondamentaux, en renforçant la couche protocolaire, pour consolider sa position de « ordinateur mondial ».
Avril est comme une pluie douce et silencieuse. La turbulence macroéconomique a testé la maturité du marché, la régulation a éliminé la plus grande incertitude, et les principales blockchains ont achevé leur recentrage stratégique. Lorsque le tumulte se calme, la stabilité de la base est silencieusement consolidée. Tout cela prépare le terrain pour un été plus chaud et plus intense à venir.
Mai : Nouveau sommet pour Bitcoin et montée en puissance du modèle DAT
En mai, la cryptomonnaie a commencé à s’échauffer dans un contexte de détente macroéconomique. Au début du mois, l’accord de suspension des droits de douane sino-américains a apporté un souffle d’air frais, et le 22 mai, Bitcoin a franchi pour la première fois la barre des 110 000 dollars, atteignant un nouveau sommet historique.
Derrière cette euphorie, le modèle DAT s’est étendu de Bitcoin à plusieurs actifs, avec l’émergence de memecoins de type DAT comme SharpLink Gaming (ETH), Upexi (SOL), VivoPower (XRP). La participation institutionnelle s’est accélérée : après l’acquisition record de Deribit, Coinbase a été intégrée à l’indice S&P 500, devenant ainsi une composante majeure de la finance traditionnelle. Kraken, Robinhood, etc., ont également étendu leur présence via des acquisitions et de nouveaux produits.
Sur le plan législatif, la Maison Blanche et le Congrès ont poursuivi la législation sur la régulation des actifs numériques. Le 5 mai, le Comité des services financiers de la Chambre et le Comité agricole ont publié un projet de loi sur la structure du marché des actifs numériques, tandis que le « GENIUS Act » a obtenu une étape clé au Sénat, apportant une certitude inédite pour le secteur.
De plus, Ethereum a connu une hausse de plus de 40 % grâce à la mise à jour Pectra, et le protocole dérivé Hyperliquid, souvent critiqué, a rapidement conquis le marché à terme perpétuel, avec son token HYPE en hausse de 75 % en mai.
Juin : Introduction en bourse de Circle et vague de tokenisation des actions américaines
Le mois de juin est dominé par deux vagues parallèles, dessinant la feuille de route de l’intégration profonde de la cryptosphère dans la système financier traditionnel.
D’abord, la valeur commerciale des stablecoins a été officiellement reconnue par le marché traditionnel. Le 4 juin, Circle, émetteur du deuxième stablecoin USDC, a réussi son introduction en bourse à la Bourse de New York. La réaction du marché a été enthousiaste : le prix a grimpé de 31 dollars à 181 dollars à la fin du mois. Ce n’était pas seulement une IPO réussie, mais aussi une reconnaissance en mode référendum du « modèle commercial des stablecoins ».
Ensuite, dans la foulée de la narration DAT, la « tokenisation des actions américaines » a été remise sur le devant de la scène. Robinhood a annoncé à Cannes l’ouverture de la trading de plus de 200 actions et ETF américains en token, pour ses utilisateurs européens, avec une migration prévue vers un Layer 2 interne optimisé pour RWA ; Kraken et Bybit ont lancé le service « xStocks » avec Backed Finance, couvrant plus de 60 sous-jacents. Par ailleurs, Coinbase négocie activement avec la SEC pour obtenir une autorisation réglementaire pour la négociation locale de titres tokenisés ; Gemini a conclu un partenariat stratégique avec Dinari pour lancer une plateforme de trading d’actions tokenisées pour l’UE.
De plus, en tant qu’application native de la cryptosphère, le marché des prédictions a reçu un financement massif : Polymarket et Kalshi ont levé respectivement 200 millions et 185 millions de dollars, préparant une explosion dans ce secteur pour la seconde moitié de l’année.
Juillet : La mise en œuvre du « GENIUS Act » et un marché en pleine croissance
En juillet, la hausse des températures s’est accompagnée d’un marché en plein essor.
Le prix du Bitcoin, soutenu par la narration DAT et l’afflux institutionnel, a dépassé 120 000 dollars le 14 juillet, battant un nouveau record historique. Parallèlement, l’écosystème Ethereum a connu une injection massive de capitaux. Le ETF spot sur Ethereum aux États-Unis a enregistré un flux net de 5,43 milliards de dollars en juillet, un record mensuel. La narration DAT a aussi été portée par une figure clé : Tom Lee, connu comme le « bear » de la crypto, a annoncé que sa société minière Bitmine renforçait sa position en Ethereum. Ensuite, Peter Thiel, le célèbre investisseur de Silicon Valley, a acquis 9,1 % de cette société.
Au moment où les prix atteignaient des sommets, les règles fondamentales de l’industrie se sont aussi façonnées discrètement à Washington. Lors de la « semaine de la cryptomonnaie » très attendue, Trump a signé le 18 juillet le « GENIUS Act », établissant le premier cadre réglementaire fédéral complet pour les stablecoins. Par ailleurs, un projet de décret autorisant les plans de retraite 401(k) à investir dans la cryptomonnaie circule, ouvrant la voie à une intégration des pensions publiques et du marché crypto.
Il est aussi à noter que, dans cette vague de marché centrée sur les actifs financiers, le secteur des NFT, jusque-là en sommeil, a montré des signes de reprise. La plus emblématique étant l’apparition du « pingouin gros » en bourse, la soumission de la demande pour un ETF PENGU, et plusieurs « tendances de changement de tête » dans divers projets.
Août : Marché en différenciation
En août, la cryptosphère s’est fortement différenciée. Après avoir atteint un sommet historique à 124 000 dollars, Bitcoin a reculé vers 108 000 dollars à la fin du mois. Ethereum, grâce à sa narration indépendante, a connu une forte hausse, dépassant 4950 dollars, un record depuis début novembre 2021. Ensuite, Chainlink (LINK), suite à l’annonce d’une collaboration avec le Département du Commerce américain, a progressé de près de 75 %.
Sur le plan réglementaire, le 31 juillet, le président de la SEC, Paul S. Atkins, a publié un article-programme annonçant le lancement du projet « Project Crypto », visant à rejeter la régulation hostile de son prédécesseur, et à promouvoir la « chaîne » dans la finance américaine, avec une régulation claire et prévisible pour attirer les entreprises mondiales. Dans le domaine des stablecoins, avec la mise en œuvre du « GENIUS Act », la compétition réglementaire mondiale s’est intensifiée. Le Wyoming a lancé son premier stablecoin officiel, poursuivant son expérimentation législative en crypto. De l’autre côté de l’Atlantique, Hong Kong a vu entrer en vigueur le 1er août la « Loi sur les stablecoins », avec l’ouverture des demandes de licences, attirant de nombreuses entreprises comme JD.com (même si certaines ont ensuite abandonné).
Ce mois a aussi été marqué par des spectacles de marché et des alertes techniques. Le token YZY de Kanye West sur Solana a encore connu une montagne russe, illustrant le risque élevé des memecoins de célébrités. Plus perturbant encore, le projet Qubic a, par une « occupation pacifique », contrôlé plus de 51 % de la puissance de calcul du réseau Monero, suscitant un large débat sur la décentralisation et la sécurité.
Septembre : Baisse des taux, ETF cryptos et stratégies des géants
En septembre, la politique macroéconomique a changé, injectant de nouvelles attentes de liquidité, et les géants ont clarifié leur stratégie.
D’abord, un tournant clé : le 17 septembre, la Fed a annoncé une baisse de 25 points de base, sa première baisse en 2025. Ensuite, la voie réglementaire pour les produits financiers cryptographiques s’est simplifiée et standardisée : la SEC a officiellement approuvé la cotation d’ETF crypto, permettant aux émetteurs de lancer de nouveaux ETF sans passer par des processus longs et incertains, dès lors que les actifs respectent certains standards.
Par ailleurs, les grands acteurs ont lancé des stratégies multiples. D’un côté, des sociétés crypto natives accélèrent leur entrée dans la finance traditionnelle : Figure, la « première action RWA », a rejoint le Nasdaq, suivie par Gemini, marquant un mini-essor. De l’autre, des géants traditionnels comme BlackRock ou Nasdaq annoncent des plans de tokenisation d’actifs, accélérant leur fusion avec la crypto. Notons aussi qu’en Asie, des acteurs comme Yunfeng Financial ont discrètement acheté plus de 10 000 ETH en deux mois, indiquant une ambition stratégique plus large.
Dans les sous-secteurs, la compétition dans les stablecoins s’intensifie. Tether dévoile ses plans pour lever jusqu’à 20 milliards de dollars et lancer USAT, un stablecoin conforme, visant le marché américain, en concurrence directe avec Circle. Dans la finance décentralisée, Native Markets a obtenu le droit d’émettre le stablecoin USDH de Hyperliquid, malgré des controverses, montrant une avancée dans la construction d’infrastructures financières natives. La guerre des DEX fait rage avec l’émergence d’Aster, face à Hyperliquid.
Octobre : « 10.11 » sanglant, « Binance Life » et ETF SOL
En octobre, la cryptomonnaie a connu une tempête, d’un choc macroéconomique à une liquidation interne, gravée dans l’histoire par une chute épique.
Au début du mois, la paralysie du gouvernement américain a suscité des inquiétudes, puis la déclaration de Trump le 10 octobre d’imposer 100 % de droits de douane sur la Chine a déclenché une panique généralisée. La liquidité s’est brutalement resserrée, et la structure du marché à effet de levier élevé est devenue extrêmement fragile. Le 11 octobre, la catastrophe a culminé : près de 19 milliards de dollars de positions à terme ont été liquidés en une seule journée, établissant un record historique. Ensuite, la déconnexion de stablecoins comme USDe s’est produite. Dans ce chaos, le privacy coin Zcash (ZEC) a connu une hausse spectaculaire de plus de 400 %, probablement comme une couverture contre l’incertitude réglementaire.
Malgré cette tempête, l’innovation financière n’a pas cessé : sous la nouvelle norme d’introduction en bourse, des institutions comme Huaxia Fund ou Bitwise ont lancé des ETF sur Solana, ouvrant la voie à une vague d’ETF sur d’autres memecoins.
Le marché a aussi connu des scènes absurdes : durant la fête nationale chinoise, des memecoins en chinois comme « Binance Life » ou « Customer Service Xiao He » sont devenus viraux, mais cette euphorie de courte durée s’est soldée par des chutes de prix et des pertes pour les petits investisseurs, illustrant la nature volatile et souvent absurde du marché.
Enfin, l’événement politique qui a secoué le secteur en clôture est la « grâce présidentielle de Trump à Zhao Changpeng ». Si cette décision a été perçue comme une marque d’amitié envers l’industrie, elle a aussi suscité des doutes sur d’éventuels intérêts cachés et des risques d’initiatives en coulisses à l’avenir.
Novembre : La course aux privacy coins et la fièvre x402
En novembre, la cryptomonnaie a poursuivi sa chute, sous l’ombre du « flash crash » du 10.11. La crise du 10.11 n’étant pas encore digérée, le marché a été affecté par le « Black Tuesday » des marchés américains, Bitcoin tombant brièvement sous la barre des 100 000 dollars. La situation s’est aggravée avec une série de crises internes : Balancer a été attaqué, le stablecoin xUSD a dévié de sa parité, provoquant une crise de confiance dans la DeFi ; en parallèle, des sociétés comme Huajian Medical ont suspendu leurs acquisitions, et Sequans a vendu 970 BTC pour rembourser ses dettes. La politique monétaire de la Fed, avec ses hausses de taux, a aussi renforcé l’inquiétude sur la liquidité. Sous cette pression, Bitcoin a chuté à 80 600 dollars le 21 novembre, le moral du marché au plus bas. Mais, comme en octobre, la course aux privacy coins a continué à défier la tendance.
Par ailleurs, une révolution silencieuse se déroule dans la couche de paiement. Les développeurs et capitaux se tournent vers le nouveau protocole d’ouverture de paiement développé par Coinbase, x402. Ce protocole vise à supporter des micro-paiements autonomes, sans intervention humaine ni intermédiaire, pilotés par IA, avec la blockchain comme couche de règlement final. Son volume de transactions quotidiennes est passé de moins de 50 000 en octobre à plus de 2 millions fin novembre. Ce n’est pas seulement une avancée technologique, mais l’émergence d’une « économie programmable » où machines et machines échangent directement de la valeur.
En parallèle, grâce à la norme d’introduction en bourse de septembre, le marché des ETF cryptographiques continue d’innover et de s’étendre, avec des produits sur XRP, Dogecoin, etc.
Il faut aussi noter que la plateforme de prédictions Kalshi, en un mois, a vu sa valorisation passer de 5 milliards à 11 milliards de dollars, levant 1 milliard de dollars supplémentaires, attirant des fonds comme Sequoia ou CapitalG d’Alphabet. Coinbase a aussi lancé une plateforme de vente de tokens pour les particuliers, préparant le terrain pour une « super app » de trading tout-en-un.
Décembre : Clôture en douceur
En décembre, la cryptosphère a clôturé dans le calme, avec une volatilité qui s’est apaisée, mais sous la surface, des courants profonds continuent de couler.
Deux luttes pour le « pouvoir de parole » ont retenu l’attention : d’un côté, le protocole DeFi Aave a été secoué par une lutte de gouvernance entre la DAO et l’équipe de développement, révélant les limites de la décentralisation ; de l’autre, la finance traditionnelle a mis à l’épreuve l’acceptation des actifs cryptographiques, avec MSCI proposant d’exclure la société DAT de ses indices principaux, ce qui a provoqué une forte réaction de Strategy.
Côté régulation, les bonnes nouvelles continuent : Mike Selig et Travis Hill, respectivement nommés par Trump à la CFTC et à la FDIC, ont été confirmés par le Sénat. La CFTC a lancé un pilote pour les actifs numériques, autorisant Bitcoin, Ethereum et USDC comme collatéraux admissibles pour les dérivés, ouvrant la voie à une participation plus profonde des institutions.
Quant à la tendance la plus marquante du mois, c’est sans doute la vision de Coinbase pour l’avenir : avec « The future of finance is on Coinbase. All in one app », la société a lancé en grande pompe l’ère de la « super plateforme de trading ».
Conclusion
Lorsque les chants de Noël résonnent dans l’air de fin d’année, notre café de bilan est déjà vide.
Cette année, nous avons assisté à l’ouverture dramatique avec la « cryptomonnaie présidentielle », puis à la douleur provoquée par la tempête de « 10.11 » et ses liquidations. Ces moments, qu’ils soient absurdes ou cruels, ont été comme une fièvre qui, en se calmant, a forcé l’industrie à bâtir une sécurité plus robuste et une gouvernance plus lucide. Mais sous l’apparence de volatilité, une ligne directrice claire traverse tout : le monde de la cryptographie quitte de façon irréversible la périphérie pour devenir le centre, du chaos à l’ordre.
Le compte à rebours pour la nouvelle année va bientôt commencer. Le chemin ne sera pas sans obstacles, mais la direction n’a jamais été aussi claire. Avec les souvenirs, les leçons et l’espoir d’une exploration inextinguible, avançons ensemble vers une nouvelle ère cryptographique plus intégrée et, sans doute, plus passionnante.