Iran a confirmé le 21 mars avoir lancé deux missiles balistiques de moyenne portée contre la base militaire conjointe anglo-américaine de Diego Garcia, dans l’océan Indien (modèle supposé Khorramshahr-4). Cette base est le point stratégique le plus important pour le Royaume-Uni et les États-Unis dans l’océan Indien, à plus de 4 000 km du territoire iranien. C’est la première fois que l’Iran utilise des missiles balistiques de moyenne portée en situation réelle, et la première fois que ses frappes s’étendent au-delà du Moyen-Orient.
Les deux missiles n’ont pas atteint leur cible : l’un a échoué en vol, l’autre aurait été intercepté par un missile SM-3 tiré par un destroyer américain, selon les informations américaines, mais aucune confirmation officielle n’a été donnée par les États-Unis quant à la réussite de l’interception.
L’attaque a une forte portée politique, car l’Iran a contredit la déclaration publique du ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, qui avait affirmé que l’Iran avait délibérément limité la portée de ses missiles à 2 000 km pour envoyer un message de non-escalade.
En atteignant une distance de 4 000 km, l’Iran a annoncé que cette limite n’existe plus. La déclaration officielle iranienne a été ferme, indiquant que la portée des missiles dépasse largement les prévisions précédentes, renforçant ainsi la dissuasion contre les États-Unis et leurs alliés.
L’attaque a été déclenchée par l’autorisation du Premier ministre britannique Rishi Sunak d’utiliser la base de Diego Garcia pour lancer une nouvelle série d’attaques contre les sites de missiles iraniens. Le même jour, les États-Unis et Israël ont conjointement frappé l’installation nucléaire de Natanz en Iran. Trump a critiqué le Royaume-Uni pour sa lenteur à donner son accord, révélant des tensions dans la coordination des alliés.
Après l’annonce, le prix du Brent a dépassé directement 119 dollars, alimentant les inquiétudes concernant une interruption de l’approvisionnement par le détroit d’Hormuz. Les États-Unis envisagent actuellement de prendre le contrôle de l’île de Halek, car environ 90 % des exportations pétrolières iraniennes transitent par cette île. La prise de cette île permettrait de couper directement les ressources financières de l’Iran et de forcer la réouverture du détroit d’Hormuz.
Concernant le Bitcoin, il reste stable entre 70 000 et 71 000 dollars, sans suivre la hausse du pétrole. Lors du début du conflit le 28 février, le BTC était tombé à 64 000 dollars, mais il est rapidement remonté au-dessus de 70 000 dollars en moins d’un mois.