Selon Gate News, le 24 mars, les autorités israéliennes ont inculpé un réserviste de l’armée de défense, Raz Cohen, pour avoir divulgué des informations confidentielles sur le système de défense aérienne « Iron Dome » à des agents iraniens, en échange d’environ 1000 dollars en cryptomonnaie. L’affaire a été menée conjointement par le Service de sécurité nationale israélien et la police, puis soumise au tribunal de Jérusalem pour jugement.
Les informations indiquent que Raz Cohen a participé, entre 2019 et 2022, au commandement et au contrôle du système « Iron Dome », maîtrisant des informations clés sur son fonctionnement. Depuis décembre 2025, il a établi un contact avec un contact iranien via une application de communication cryptée, transmettant en environ un mois 27 photos et vidéos, concernant le processus de lancement, la vitesse de tir, le mécanisme de chargement et d’autres détails essentiels, tout en fournissant les coordonnées de plusieurs bases aériennes et systèmes de défense.
Outre les secrets militaires, Raz Cohen a également divulgué des informations personnelles sur certains membres de la sécurité. Par la suite, son contact l’a menacé, tentant de faire pression en publiant des photos de sa famille. En février 2026, Raz Cohen a coupé contact et supprimé ses comptes, mais il a été arrêté le 1er mars.
Selon la loi israélienne, il est accusé de « collaboration avec l’ennemi en temps de guerre » et de « transmission d’informations compromettant la sécurité nationale », des infractions graves pouvant entraîner une peine de prison à perpétuité. Cette affaire est considérée comme la première affaire d’espionnage impliquant un opérateur du « Iron Dome ».
L’enquête a également révélé que ces dernières années, des affaires similaires ont augmenté, avec des agences de renseignement hostiles utilisant la communication cryptée et de petites sommes en cryptomonnaie pour inciter des personnes ayant des accès sécurisés à divulguer des informations. Ce mode opératoire met en lumière de nouveaux risques liés aux actifs numériques dans les transactions transfrontalières clandestines, tout en posant des exigences accrues en matière de sécurité nationale et de régulation.