Les marchés du sucre ont montré des signaux mitigés aujourd’hui, la couverture à la baisse ayant soutenu les prix, mais la tendance sous-jacente raconte une histoire différente. Le sucre de mars à New York a augmenté de 1,35 %, tandis que le sucre blanc ICE de Londres a progressé de 0,56 %, mais ces gains masquent des inquiétudes croissantes concernant un excès d’offre à l’approche de 2025/26.
L’avalanche d’offre arrive
La véritable histoire qui se profile derrière la reprise des prix d’aujourd’hui est une expansion spectaculaire de la production parmi les trois plus grands producteurs de sucre au monde. Le Brésil, qui domine l’offre mondiale, augmente considérablement sa production. Selon l’analyse des matières premières de Barchart, l’USDA prévoit que la production de sucre du Brésil atteindra un record de 44,7 millions de tonnes métriques (MMT) en 2025/26, soit une augmentation de 2,3 % en glissement annuel. Par ailleurs, la production cumulative de sucre du Centre-Sud jusqu’en novembre a déjà atteint 39,904 MMT, en hausse de 1,1 % par rapport à l’année précédente.
L’Inde, le deuxième plus grand producteur mondial, devient un facteur encore plus imprévisible. L’USDA prévoit que la production indienne de 2025/26 bondira de 25 % pour atteindre 35,25 MMT — stimulée par des schémas de mousson favorables et une extension des surfaces plantées. Rien qu’en octobre-décembre, les sucreries indiennes ont déjà broyé 11,83 MMT, en hausse de 24 % par rapport à l’année précédente. Même la Thaïlande, le troisième plus grand producteur, augmente sa production de 2 % pour atteindre 10,25 MMT.
Un surplus structurel se forme
Ces gains de production entrent en collision avec une croissance de la demande plus lente. La consommation mondiale de sucre devrait augmenter de seulement 1,4 % pour atteindre 177,921 MMT, tandis que la production accélère de 4,6 % pour atteindre un record de 189,318 MMT. L’Organisation internationale du sucre a confirmé ce décalage, prévoyant un surplus de 1,625 million de MT en 2025/26 contre un déficit de 2,916 millions de MT en 2024/25.
Le trader de sucre Czarnikow a encore augmenté son estimation de surplus, prévoyant désormais un excédent de 8,7 MMT pour 2025/26 — soit près du double de ce qui était attendu il y a seulement quelques mois. ce déséquilibre structurel suggère que les pressions sur les prix persisteront, indépendamment des dynamiques de trading à court terme.
Ce qui se passe sur les marchés individuels
L’Inde est prête à redevenir un grand exportateur. Après que l’Association des sucreries indiennes a relevé ses prévisions de production pour 2025/26 à 31 MMT en novembre, le ministère indien de l’alimentation a indiqué sa volonté d’autoriser des exportations supplémentaires au-delà du quota actuel de 1,5 MMT pour écouler les excédents domestiques. Ce potentiel d’exportation constitue une nouvelle contrainte à la baisse pour les prix.
La situation de l’offre au Brésil est compliquée par un changement dans les schémas de broyage. Alors que la production record est envisageable, le ratio de la canne transformée en sucre par rapport à l’éthanol est passé à 51,12 % en 2025/26 contre 48,34 % l’année précédente, ce qui indique que le sucre est prioritaire — un autre signal baissier pour la tarification.
En résumé
La reprise des prix d’aujourd’hui, liée au positionnement des fonds en fin d’année, masque une réalité plus profonde : le marché du sucre entre en 2025/26 avec un excès d’offres. Les records de production au Brésil, en Inde et en Thaïlande, combinés à une prévision d’offre qui dépasse largement la croissance de la demande, suggèrent que les vents contraires structurels ne font que commencer. La surveillance de ces dynamiques par Barchart montre que les traders doivent se préparer à une pression prolongée sur les valorisations du sucre tout au long de la saison à venir.
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L'excès mondial de sucre prend forme : augmentation de la production au Brésil, en Inde et en Thaïlande exerce une pression sur les prix
Les marchés du sucre ont montré des signaux mitigés aujourd’hui, la couverture à la baisse ayant soutenu les prix, mais la tendance sous-jacente raconte une histoire différente. Le sucre de mars à New York a augmenté de 1,35 %, tandis que le sucre blanc ICE de Londres a progressé de 0,56 %, mais ces gains masquent des inquiétudes croissantes concernant un excès d’offre à l’approche de 2025/26.
L’avalanche d’offre arrive
La véritable histoire qui se profile derrière la reprise des prix d’aujourd’hui est une expansion spectaculaire de la production parmi les trois plus grands producteurs de sucre au monde. Le Brésil, qui domine l’offre mondiale, augmente considérablement sa production. Selon l’analyse des matières premières de Barchart, l’USDA prévoit que la production de sucre du Brésil atteindra un record de 44,7 millions de tonnes métriques (MMT) en 2025/26, soit une augmentation de 2,3 % en glissement annuel. Par ailleurs, la production cumulative de sucre du Centre-Sud jusqu’en novembre a déjà atteint 39,904 MMT, en hausse de 1,1 % par rapport à l’année précédente.
L’Inde, le deuxième plus grand producteur mondial, devient un facteur encore plus imprévisible. L’USDA prévoit que la production indienne de 2025/26 bondira de 25 % pour atteindre 35,25 MMT — stimulée par des schémas de mousson favorables et une extension des surfaces plantées. Rien qu’en octobre-décembre, les sucreries indiennes ont déjà broyé 11,83 MMT, en hausse de 24 % par rapport à l’année précédente. Même la Thaïlande, le troisième plus grand producteur, augmente sa production de 2 % pour atteindre 10,25 MMT.
Un surplus structurel se forme
Ces gains de production entrent en collision avec une croissance de la demande plus lente. La consommation mondiale de sucre devrait augmenter de seulement 1,4 % pour atteindre 177,921 MMT, tandis que la production accélère de 4,6 % pour atteindre un record de 189,318 MMT. L’Organisation internationale du sucre a confirmé ce décalage, prévoyant un surplus de 1,625 million de MT en 2025/26 contre un déficit de 2,916 millions de MT en 2024/25.
Le trader de sucre Czarnikow a encore augmenté son estimation de surplus, prévoyant désormais un excédent de 8,7 MMT pour 2025/26 — soit près du double de ce qui était attendu il y a seulement quelques mois. ce déséquilibre structurel suggère que les pressions sur les prix persisteront, indépendamment des dynamiques de trading à court terme.
Ce qui se passe sur les marchés individuels
L’Inde est prête à redevenir un grand exportateur. Après que l’Association des sucreries indiennes a relevé ses prévisions de production pour 2025/26 à 31 MMT en novembre, le ministère indien de l’alimentation a indiqué sa volonté d’autoriser des exportations supplémentaires au-delà du quota actuel de 1,5 MMT pour écouler les excédents domestiques. Ce potentiel d’exportation constitue une nouvelle contrainte à la baisse pour les prix.
La situation de l’offre au Brésil est compliquée par un changement dans les schémas de broyage. Alors que la production record est envisageable, le ratio de la canne transformée en sucre par rapport à l’éthanol est passé à 51,12 % en 2025/26 contre 48,34 % l’année précédente, ce qui indique que le sucre est prioritaire — un autre signal baissier pour la tarification.
En résumé
La reprise des prix d’aujourd’hui, liée au positionnement des fonds en fin d’année, masque une réalité plus profonde : le marché du sucre entre en 2025/26 avec un excès d’offres. Les records de production au Brésil, en Inde et en Thaïlande, combinés à une prévision d’offre qui dépasse largement la croissance de la demande, suggèrent que les vents contraires structurels ne font que commencer. La surveillance de ces dynamiques par Barchart montre que les traders doivent se préparer à une pression prolongée sur les valorisations du sucre tout au long de la saison à venir.