Lors de la quatrième réunion du Conseil consultatif des investisseurs en 2025, le président de la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine, Paul Atkins, a prononcé un discours très attendu. Cette allocution n’était pas seulement un résumé de l’année, mais aussi une présentation systématique de la voie de développement futur des marchés financiers américains.
Face aux vagues technologiques multiples telles que la technologie blockchain, la tokenisation des actifs et l’intelligence artificielle, Atkins a clairement défini la mission et les principes de régulation de la SEC, en insistant sur le fait que l’objectif est à la fois de « faire des sociétés cotées en bourse un choix attractif pour davantage d’entreprises » et de tracer une voie de conformité pour la transformation en chaîne des marchés financiers, tout en évitant une régulation « trop réglementaire » des technologies émergentes. Nous mettons en lumière neuf points clés de son discours pour révéler la philosophie de régulation et la stratégie de la SEC à l’ère nouvelle.
1. La tâche principale du président de la SEC : redéfinir l’attractivité des sociétés cotées
Dès le début de son allocution, Atkins a souligné que l’une de ses missions fondamentales est de « faire des sociétés cotées en bourse un choix attractif pour davantage d’entreprises ». Cette déclaration reflète l’inquiétude profonde de la SEC concernant la structure actuelle du marché américain et sa compétitivité mondiale. En tant qu’acteur principal du marché des capitaux, la vitalité et la santé des sociétés cotées influencent directement l’efficience de l’allocation des ressources, la confiance des investisseurs et la compétitivité financière nationale.
Ces dernières années, avec la diversification et la simplification des canaux de financement du marché privé, de plus en plus d’entreprises retardent ou abandonnent leur introduction en bourse, ce qui entraîne une contraction du nombre de sociétés cotées. La SEC doit donc optimiser son cadre réglementaire, réduire le fardeau de conformité, améliorer la transparence et la prévisibilité du marché, afin de raviver la volonté d’introduction en bourse des entreprises et de consolider la position de leader mondial des marchés publics américains.
2. Modernisation des règles : faire évoluer le marché vers une « opération en chaîne »
Face au développement rapide de la technologie de registre distribué (DLT) et de la tokenisation des actifs, Atkins a clairement indiqué que la SEC doit promouvoir la modernisation des règles pour permettre au marché d’atteindre une « opération en chaîne ». Le système traditionnel d’émission, de négociation et de règlement des titres repose sur plusieurs intermédiaires ; bien qu’il ait en partie réduit l’asymétrie d’information et les risques opérationnels, il présente aussi des inefficacités, des coûts élevés et un manque de transparence.
La technologie blockchain publique pourrait fondamentalement reconstruire ce système, en réalisant la numérisation complète du processus d’émission, de détention, de négociation et de service des titres. La tâche de la SEC n’est pas d’entraver ce processus, mais de réviser des règles obsolètes pour lui offrir un espace réglementaire conforme, assurant ainsi à la fois la compétitivité des marchés américains dans la construction mondiale des marchés financiers en chaîne.
3. Blockchain publique et tokenisation : redéfinir la relation entre émetteurs et investisseurs
Atkins a souligné que la blockchain publique et la tokenisation peuvent non seulement simplifier les processus de transaction, mais aussi « simplifier l’ensemble de la relation entre l’émetteur et l’investisseur ». Dans le système traditionnel de détention des titres, l’identification des actionnaires, l’exercice des droits de vote, la distribution des dividendes nécessitent plusieurs intermédiaires tels que les dépositaires et les courtiers, rendant le processus complexe et sujet à des erreurs.
La tokenisation des titres permet, via des contrats intelligents, de réaliser une gestion automatisée, comme le vote par procuration, les dividendes en temps réel, la communication avec les actionnaires, améliorant ainsi considérablement l’efficacité et la transparence. Cette relation directe, impulsée par la technologie, constitue une transformation fondamentale que la SEC doit prendre en compte lors de la création de nouvelles réglementations.
4. Trois principaux modes de tokenisation
Dans son discours, Atkins a systématisé trois modes actuels de tokenisation, illustrant l’attention particulière de la SEC à la pratique du secteur :
Mode d’émission directe en chaîne : entreprise émet directement des tokens de type actions sur un registre distribué public. Ces tokens, en tant qu’actifs programmables, peuvent intégrer des conditions de conformité, des droits de vote, etc., permettant une détention directe par l’investisseur avec un minimum d’intermédiaires.
Mode de mapping des droits en chaîne : une tierce partie mappe la propriété traditionnelle d’actions en un titre de droit en chaîne, permettant à l’investisseur de détenir indirectement les actifs sous-jacents via des tokens en chaîne, tout en conservant une certaine structure juridique traditionnelle et en introduisant la liquidité en chaîne.
Mode de produits synthétiques : émission de produits synthétiques reflétant la performance du prix d’une société cotée, souvent dans des marchés étrangers, témoignant d’une demande forte des investisseurs mondiaux pour l’infrastructure financière en chaîne.
La SEC doit élaborer des réglementations différenciées pour ces modes, en encourageant l’innovation tout en prévenant les risques.
5. Les erreurs de l’ancienne SEC : expansion excessive et frein à l’innovation
Atkins a critiqué explicitement l’approche de l’ancienne commission en matière de régulation du marché en chaîne, notamment l’expansion de la définition légale de « transaction » et « bourse », pour inclure des protocoles en chaîne et même des protocoles de communication fondamentaux dans le cadre réglementaire traditionnel des bourses. Une telle approche, « dépourvue de principe de limitation », dépasse l’autorisation législative du Congrès et crée une incertitude réglementaire, freinant l’innovation technologique et le développement du marché.
Il insiste sur le fait que la SEC ne doit pas appliquer une « force brute » pour intégrer les nouveaux modèles dans l’ancien cadre, mais plutôt construire une logique réglementaire adaptée à la nature et aux fonctions technologiques.
6. Utilisation responsable des exemptions : donner un espace de transition à l’innovation
Selon la loi sur les valeurs mobilières de 1934, la SEC dispose d’un large pouvoir d’exemption. Atkins propose d’« utiliser ces pouvoirs de manière responsable » en établissant un cadre d’exemption « limité, temporaire, transparent et basé sur une forte protection des investisseurs » pour offrir un espace de test sécurisé à l’innovation financière en chaîne.
Ce concept de « sandbox réglementaire » permet au marché d’explorer de nouveaux modèles dans un environnement contrôlé, tout en permettant à la SEC d’accumuler de l’expérience réglementaire et de prendre le temps de formuler des règles à long terme. L’exemption n’est pas une permissivité sans limite, mais une tolérance conditionnelle et progressive pour favoriser une évolution ordonnée du marché.
7. Régulation des protocoles décentralisés : éviter le « carré dans un trou rond »
Atkins s’oppose fermement à une régulation centralisée par des intermédiaires pour les protocoles décentralisés. Il estime que les véritables protocoles décentralisés fonctionnent selon des règles codées et une gouvernance communautaire, avec des caractéristiques de transparence, d’anti-censure et de forte résilience. Imposer des exigences réglementaires traditionnelles aux courtiers ou aux négociants ne permettrait pas une supervision efficace et pourrait étouffer leur innovation.
Cependant, cela ne signifie pas que la finance en chaîne doit devenir « hors-la-loi ». La SEC doit distinguer la « finance décentralisée véritable » des « entités centralisées déguisées en chaîne », afin d’éviter que ces dernières exploitent la réglementation pour l’arbitrage et nuisent aux investisseurs. La régulation doit se baser sur la « réalité fonctionnelle », plutôt que sur la seule forme organisationnelle.
8. Principes fondamentaux pour la régulation des marchés financiers en chaîne
Atkins esquisse trois principes fondamentaux pour la régulation des marchés en chaîne :
Neutralité technologique et régulation basée sur la fonction : les règles doivent s’appuyer sur la substance de l’activité économique, et non sur l’étiquetage technologique.
Innovation inclusive et gestion des risques : encourager l’adoption de nouvelles technologies tout en garantissant transparence, responsabilité et protection des investisseurs.
Coopération mondiale et responsabilité locale : la priorité doit être donnée à la conduite du dialogue réglementaire international, pour éviter la fragmentation et l’arbitrage, tout en maintenant des standards élevés pour le marché national.
Ces principes convergent vers un objectif : faire de l’Amérique « le marché le plus dynamique, le plus transparent et le plus fiable » dans l’ère en chaîne.
9. La divulgation d’informations sur l’IA par les sociétés cotées : principes directeurs, opposition à la liste de contrôle
Lorsqu’il évoque l’impact de l’intelligence artificielle sur les entreprises, Atkins adopte une position claire de « régulation par principe ». Il s’oppose à la création d’une liste de contrôle spécifique pour chaque nouvelle technologie, et préconise de s’appuyer sur le cadre existant de divulgation basé sur la materialité. Les entreprises doivent juger si l’IA a un impact significatif sur leur modèle d’affaires, leur situation financière ou leurs risques, et fournir aux investisseurs des informations pertinentes en conséquence. Cette approche flexible, évitant une révision constante des règles, confie aux entreprises une marge de manœuvre pour leur divulgation, témoignant ainsi de la confiance de la SEC dans la capacité d’auto-régulation du marché.
Conclusion : revenir à la mission, conduire l’avenir
Le discours d’Atkins envoie un message clair : la SEC cherche à trouver un nouvel équilibre entre la protection des investisseurs, la préservation de l’intégrité du marché et le encouragement à l’innovation technologique. Son principe central est de « revenir à la mission » — non pas en élargissant ses pouvoirs pour faire face aux changements, mais en optimisant les règles, en clarifiant les frontières et en utilisant intelligemment les outils pour que la régulation serve mieux le développement du marché et l’intérêt public.
Dans le contexte actuel où se superposent les vagues de blockchain et d’intelligence artificielle, cette philosophie de régulation « motivée par la mission, prioritaire sur les principes, inclusive dans l’innovation » pourrait bien être la clé pour maintenir la compétitivité à long terme des marchés financiers américains. Le rôle de la SEC n’est pas celui d’un rocher bloquant le flot technologique, mais celui d’un lit de rivière guidant cette dernière dans sa conformité — empêchant la déferlante tout en favorisant l’écoulement bénéfique.
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Le président de la SEC évoque neuf points sur l'IA et l'innovation cryptographique : garder en tête la mission, revenir à la tâche
Auteur : Zhang Feng
Lors de la quatrième réunion du Conseil consultatif des investisseurs en 2025, le président de la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine, Paul Atkins, a prononcé un discours très attendu. Cette allocution n’était pas seulement un résumé de l’année, mais aussi une présentation systématique de la voie de développement futur des marchés financiers américains.
Face aux vagues technologiques multiples telles que la technologie blockchain, la tokenisation des actifs et l’intelligence artificielle, Atkins a clairement défini la mission et les principes de régulation de la SEC, en insistant sur le fait que l’objectif est à la fois de « faire des sociétés cotées en bourse un choix attractif pour davantage d’entreprises » et de tracer une voie de conformité pour la transformation en chaîne des marchés financiers, tout en évitant une régulation « trop réglementaire » des technologies émergentes. Nous mettons en lumière neuf points clés de son discours pour révéler la philosophie de régulation et la stratégie de la SEC à l’ère nouvelle.
1. La tâche principale du président de la SEC : redéfinir l’attractivité des sociétés cotées
Dès le début de son allocution, Atkins a souligné que l’une de ses missions fondamentales est de « faire des sociétés cotées en bourse un choix attractif pour davantage d’entreprises ». Cette déclaration reflète l’inquiétude profonde de la SEC concernant la structure actuelle du marché américain et sa compétitivité mondiale. En tant qu’acteur principal du marché des capitaux, la vitalité et la santé des sociétés cotées influencent directement l’efficience de l’allocation des ressources, la confiance des investisseurs et la compétitivité financière nationale.
Ces dernières années, avec la diversification et la simplification des canaux de financement du marché privé, de plus en plus d’entreprises retardent ou abandonnent leur introduction en bourse, ce qui entraîne une contraction du nombre de sociétés cotées. La SEC doit donc optimiser son cadre réglementaire, réduire le fardeau de conformité, améliorer la transparence et la prévisibilité du marché, afin de raviver la volonté d’introduction en bourse des entreprises et de consolider la position de leader mondial des marchés publics américains.
2. Modernisation des règles : faire évoluer le marché vers une « opération en chaîne »
Face au développement rapide de la technologie de registre distribué (DLT) et de la tokenisation des actifs, Atkins a clairement indiqué que la SEC doit promouvoir la modernisation des règles pour permettre au marché d’atteindre une « opération en chaîne ». Le système traditionnel d’émission, de négociation et de règlement des titres repose sur plusieurs intermédiaires ; bien qu’il ait en partie réduit l’asymétrie d’information et les risques opérationnels, il présente aussi des inefficacités, des coûts élevés et un manque de transparence.
La technologie blockchain publique pourrait fondamentalement reconstruire ce système, en réalisant la numérisation complète du processus d’émission, de détention, de négociation et de service des titres. La tâche de la SEC n’est pas d’entraver ce processus, mais de réviser des règles obsolètes pour lui offrir un espace réglementaire conforme, assurant ainsi à la fois la compétitivité des marchés américains dans la construction mondiale des marchés financiers en chaîne.
3. Blockchain publique et tokenisation : redéfinir la relation entre émetteurs et investisseurs
Atkins a souligné que la blockchain publique et la tokenisation peuvent non seulement simplifier les processus de transaction, mais aussi « simplifier l’ensemble de la relation entre l’émetteur et l’investisseur ». Dans le système traditionnel de détention des titres, l’identification des actionnaires, l’exercice des droits de vote, la distribution des dividendes nécessitent plusieurs intermédiaires tels que les dépositaires et les courtiers, rendant le processus complexe et sujet à des erreurs.
La tokenisation des titres permet, via des contrats intelligents, de réaliser une gestion automatisée, comme le vote par procuration, les dividendes en temps réel, la communication avec les actionnaires, améliorant ainsi considérablement l’efficacité et la transparence. Cette relation directe, impulsée par la technologie, constitue une transformation fondamentale que la SEC doit prendre en compte lors de la création de nouvelles réglementations.
4. Trois principaux modes de tokenisation
Dans son discours, Atkins a systématisé trois modes actuels de tokenisation, illustrant l’attention particulière de la SEC à la pratique du secteur :
Mode d’émission directe en chaîne : entreprise émet directement des tokens de type actions sur un registre distribué public. Ces tokens, en tant qu’actifs programmables, peuvent intégrer des conditions de conformité, des droits de vote, etc., permettant une détention directe par l’investisseur avec un minimum d’intermédiaires.
Mode de mapping des droits en chaîne : une tierce partie mappe la propriété traditionnelle d’actions en un titre de droit en chaîne, permettant à l’investisseur de détenir indirectement les actifs sous-jacents via des tokens en chaîne, tout en conservant une certaine structure juridique traditionnelle et en introduisant la liquidité en chaîne.
Mode de produits synthétiques : émission de produits synthétiques reflétant la performance du prix d’une société cotée, souvent dans des marchés étrangers, témoignant d’une demande forte des investisseurs mondiaux pour l’infrastructure financière en chaîne.
La SEC doit élaborer des réglementations différenciées pour ces modes, en encourageant l’innovation tout en prévenant les risques.
5. Les erreurs de l’ancienne SEC : expansion excessive et frein à l’innovation
Atkins a critiqué explicitement l’approche de l’ancienne commission en matière de régulation du marché en chaîne, notamment l’expansion de la définition légale de « transaction » et « bourse », pour inclure des protocoles en chaîne et même des protocoles de communication fondamentaux dans le cadre réglementaire traditionnel des bourses. Une telle approche, « dépourvue de principe de limitation », dépasse l’autorisation législative du Congrès et crée une incertitude réglementaire, freinant l’innovation technologique et le développement du marché.
Il insiste sur le fait que la SEC ne doit pas appliquer une « force brute » pour intégrer les nouveaux modèles dans l’ancien cadre, mais plutôt construire une logique réglementaire adaptée à la nature et aux fonctions technologiques.
6. Utilisation responsable des exemptions : donner un espace de transition à l’innovation
Selon la loi sur les valeurs mobilières de 1934, la SEC dispose d’un large pouvoir d’exemption. Atkins propose d’« utiliser ces pouvoirs de manière responsable » en établissant un cadre d’exemption « limité, temporaire, transparent et basé sur une forte protection des investisseurs » pour offrir un espace de test sécurisé à l’innovation financière en chaîne.
Ce concept de « sandbox réglementaire » permet au marché d’explorer de nouveaux modèles dans un environnement contrôlé, tout en permettant à la SEC d’accumuler de l’expérience réglementaire et de prendre le temps de formuler des règles à long terme. L’exemption n’est pas une permissivité sans limite, mais une tolérance conditionnelle et progressive pour favoriser une évolution ordonnée du marché.
7. Régulation des protocoles décentralisés : éviter le « carré dans un trou rond »
Atkins s’oppose fermement à une régulation centralisée par des intermédiaires pour les protocoles décentralisés. Il estime que les véritables protocoles décentralisés fonctionnent selon des règles codées et une gouvernance communautaire, avec des caractéristiques de transparence, d’anti-censure et de forte résilience. Imposer des exigences réglementaires traditionnelles aux courtiers ou aux négociants ne permettrait pas une supervision efficace et pourrait étouffer leur innovation.
Cependant, cela ne signifie pas que la finance en chaîne doit devenir « hors-la-loi ». La SEC doit distinguer la « finance décentralisée véritable » des « entités centralisées déguisées en chaîne », afin d’éviter que ces dernières exploitent la réglementation pour l’arbitrage et nuisent aux investisseurs. La régulation doit se baser sur la « réalité fonctionnelle », plutôt que sur la seule forme organisationnelle.
8. Principes fondamentaux pour la régulation des marchés financiers en chaîne
Atkins esquisse trois principes fondamentaux pour la régulation des marchés en chaîne :
Neutralité technologique et régulation basée sur la fonction : les règles doivent s’appuyer sur la substance de l’activité économique, et non sur l’étiquetage technologique.
Innovation inclusive et gestion des risques : encourager l’adoption de nouvelles technologies tout en garantissant transparence, responsabilité et protection des investisseurs.
Coopération mondiale et responsabilité locale : la priorité doit être donnée à la conduite du dialogue réglementaire international, pour éviter la fragmentation et l’arbitrage, tout en maintenant des standards élevés pour le marché national.
Ces principes convergent vers un objectif : faire de l’Amérique « le marché le plus dynamique, le plus transparent et le plus fiable » dans l’ère en chaîne.
9. La divulgation d’informations sur l’IA par les sociétés cotées : principes directeurs, opposition à la liste de contrôle
Lorsqu’il évoque l’impact de l’intelligence artificielle sur les entreprises, Atkins adopte une position claire de « régulation par principe ». Il s’oppose à la création d’une liste de contrôle spécifique pour chaque nouvelle technologie, et préconise de s’appuyer sur le cadre existant de divulgation basé sur la materialité. Les entreprises doivent juger si l’IA a un impact significatif sur leur modèle d’affaires, leur situation financière ou leurs risques, et fournir aux investisseurs des informations pertinentes en conséquence. Cette approche flexible, évitant une révision constante des règles, confie aux entreprises une marge de manœuvre pour leur divulgation, témoignant ainsi de la confiance de la SEC dans la capacité d’auto-régulation du marché.
Conclusion : revenir à la mission, conduire l’avenir
Le discours d’Atkins envoie un message clair : la SEC cherche à trouver un nouvel équilibre entre la protection des investisseurs, la préservation de l’intégrité du marché et le encouragement à l’innovation technologique. Son principe central est de « revenir à la mission » — non pas en élargissant ses pouvoirs pour faire face aux changements, mais en optimisant les règles, en clarifiant les frontières et en utilisant intelligemment les outils pour que la régulation serve mieux le développement du marché et l’intérêt public.
Dans le contexte actuel où se superposent les vagues de blockchain et d’intelligence artificielle, cette philosophie de régulation « motivée par la mission, prioritaire sur les principes, inclusive dans l’innovation » pourrait bien être la clé pour maintenir la compétitivité à long terme des marchés financiers américains. Le rôle de la SEC n’est pas celui d’un rocher bloquant le flot technologique, mais celui d’un lit de rivière guidant cette dernière dans sa conformité — empêchant la déferlante tout en favorisant l’écoulement bénéfique.